Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500609
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... et de la société Green Planet visant à annuler le rejet implicite de leur recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH et à en obtenir le versement. Le tribunal a considéré que la demande de paiement, condition préalable à l'obligation de versement de l'Agence, n'avait pas été effectuée par les requérants via la procédure électronique dédiée, comme l'exige l'arrêté du 14 janvier 2020. Par conséquent, la demande d'annulation et d'injonction de payer était irrecevable, et la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504767
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant, M. A..., de sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'expulsion. Ce désistement est la conséquence automatique, prévue par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, de l'absence de confirmation du maintien de sa requête après le rejet de sa demande de suspension en référé. La procédure est donc close sans examen au fond de la légalité de l'arrêté d'expulsion.
Avocat : ZIANE KARIM
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600040
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... contestant le retrait partiel de sa prime « MaPrimeRénov' » par l'ANAH. La juridiction estime que la requête est irrecevable car elle ne contient pas l'exposé de moyens identifiables ou intelligibles, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal applique les dispositions des articles R. 222-1, 4° et 7°, du même code pour rejeter une requête manifestement irrecevable et ne comportant pas les précisions nécessaires à l'examen de son bien-fondé.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600060
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant un titre exécutoire émis par le centre hospitalier de Sens. La juridiction a considéré que la requête ne présentait aucun moyen intelligible ou suffisamment précis contre l'acte attaqué. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes fondées sur des moyens inopérants ou insuffisamment étayés.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600314
**Sujet principal** : Demande de remise gracieuse d'une dette liée à un paiement indu de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable pour défaut de motivation suffisante. La requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni les précisions nécessaires pour étayer son argumentation sur sa bonne foi et sa situation précaire. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative (régularisation de la requête), ainsi que les articles L. 262-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles (cadre du RSA et conditions de remise gracieuse).
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600460
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise gracieuse totale d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que la requête, après une mise en demeure de régularisation restée sans suite, ne comporte pas une argumentation suffisamment étayée pour permettre au juge d'apprécier le bien-fondé de la demande de remise totale. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité et à sa récupération.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600806
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet de lui délivrer un récépissé de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car il n'existe aucun litige né et actuel sur le droit au séjour, le préfet ayant déjà pris une décision favorable. La juridiction fonde son rejet sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, rappelant qu'en l'absence de conclusions en annulation, le juge ne peut pas adresser d'injonction directe à l'administration.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600807
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet pour la délivrance d'un récépissé. Le tribunal estime la requête manifestement irrecevable, car il n'existe aucun litige né et actuel sur le droit au séjour, une décision favorable ayant déjà été prise, et car le juge ne peut pas, en l'espèce, substituer son action à celle de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600622
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Saône n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 435-1 du CESEDA) et que ces mesures ne méconnaissaient pas son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les autres moyens, dont celui tiré de l'incompétence, ont également été écartés.
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600590
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que le refus d'enregistrement d'un dossier incomplet, en l'occurrence dépourvu d'un justificatif linguistique requis, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600693
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car l'audience au fond était proche et le requérant n'apportait pas d'éléments précis sur un préjudice grave et immédiat pour sa famille. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601060
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande d'un ancien adjoint technique visant à enjoindre la commune d'Avignon de lui communiquer ses données personnelles et divers documents relatifs à leur traitement (RGPD, règlement interne). Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande préalable est née du silence de l'administration, et qu'ordonner la communication ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande est donc irrecevable.
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601063
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour accès à des données personnelles et documents administratifs (RGPD, règlement intérieur) par un ancien adjoint technique contre sa commune employeur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés **rejette la demande** d'injonction. Il estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet, née du silence gardé par la commune pendant plus d'un mois sur la demande préalable du requérant, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration (décision implicite de rejet après un mois de silence).
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601218
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale de suspension du permis de conduire. Le juge se déclare incompétent territorialement, car le requérant résidait dans le ressort du tribunal administratif de Lyon à la date de la décision attaquée. Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative qui fixent la compétence territoriale en matière de police administrative.
Avocat : SCP ELATHA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601388
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un surveillant pénitentiaire qui sollicitait la suspension d'un refus d'autorisation spéciale d'absence (ASA) pour participer à une réunion d'un conseil régional de l'action sociale. Le juge a estimé que le requérant, bien que syndiqué, n'agissait pas en sa qualité de représentant syndical mais en tant que trésorier d'une association d'action sociale, ce qui ne rentre pas dans le champ des articles R. 214-36 et R. 214-42 du code général de la fonction publique. Par conséquent, le refus de l'administration ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : BATOT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602236
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de rétention de passeport d'un ressortissant algérien. Le juge estime que l'urgence, bien que présumée pour une mesure d'expulsion, ne suffit pas à justifier la suspension, car il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Cette décision, fondée sur des condamnations pénales pour des infractions liées aux stupéfiants, est considérée comme légalement justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PINSON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601894
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de versement du revenu de solidarité active (RSA). Le juge estime que la demande d'annulation est irrecevable en procédure de référé, car cette voie ne permet pas d'annuler une décision mais seulement d'en ordonner la suspension. De plus, la requête est jugée irrecevable car elle ne respecte pas la procédure prévue aux articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative pour solliciter une telle suspension.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602136
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour déposée par un ressortissant étranger, parent d'enfants réfugiés. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de refus, notamment au regard des conditions posées par l'article L. 424-3 du CESEDA pour l'obtention d'une carte de résident en tant que parent d'enfant réfugié. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du Code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article L. 424-3 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602141
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette par ordonnance la requête de M. B... visant à annuler les opérations électorales municipales de Créon. Le juge estime la protestation irrecevable car déposée entre les deux tours de scrutin, alors qu'aucun résultat définitif n'était encore proclamé. La décision s'appuie sur les délais stricts de l'article R. 119 du code électoral et applique la procédure de rejet pour irrecevabilité manifeste prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602157
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, un ressortissant algérien entré irrégulièrement, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande est donc jugée mal fondée au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VALAY