Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602763
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme B... visant à suspendre le refus de visa de long séjour en qualité de conjoint de Français. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, la séparation résultant notamment de la non-exécution d'une précédente obligation de quitter le territoire, et qu'aucun doute sérieux n'existe sur la légalité de la décision. La juridiction retient l'application de l'article L. 312-1 A du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet le refus de visa en l'absence de circonstances humanitaires, la requérante ayant quitté le territoire moins de cinq ans auparavant.
Avocat : MIQUET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603450
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé les arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence de M. B..., un ressortissant ivoirien. La juridiction a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard des attaches personnelles et familiales du requérant en France. Les autres mesures (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence) ont été annulées pour des vices de motivation ou d'appréciation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604186
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un référé-suspension concernant le refus d'un visa de long séjour pour regroupement familial. La juridiction constate que la délivrance ultérieure du visa a rendu la demande sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Elle condamne néanmoins l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour leurs frais non compris dans les dépens.
Avocat : ADJA OKE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604188
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à modifier une précédente ordonnance pour y adjoindre une astreinte. Le juge estime que la menace de rupture du contrat de travail, invoquée comme élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était déjà connue lors de la procédure initiale et ne justifie donc pas une modification des mesures ordonnées. La décision applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé.
Avocat : TRAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603864
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté les demandes de suspension de décisions de refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions consulaires et de la commission de recours, qui s'appuyaient sur le défaut de présentation de demandes de visa pour les enfants. La juridiction a également considéré que les conditions d'urgence n'étaient pas établies au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLANDIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603904
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme B... visant à suspendre l'exécution du refus de titre de séjour « famille – talent » prononcé par le préfet de la Loire-Atlantique. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la requérante n'était pas titulaire d'un titre de séjour antérieur et n'apporte pas la preuve de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La demande d'injonction de réexamen et de délivrance d'un récépissé est également rejetée.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603913
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision du président du conseil départemental de la Mayenne rejetant le recours administratif contre le refus d'ouverture du RSA. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de résidence et de séjour de la requérante, titulaire d'un droit au séjour permanent. La suspension est ordonnée et le département est enjoint de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : MOREAU TALBOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603972
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision préfectorale retirant une carte de résident. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la précarité créée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant au respect de la procédure contradictoire. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de retrait.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604050
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande du ministre de l'intérieur visant à prolonger le délai de réexamen de la demande de visa de M. B... Le juge estime que l'information concernant l'éventuel retrait du certificat de résidence algérien de l'intéressé, invoquée comme un élément nouveau, ne l'est pas au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, car ces circonstances étaient déjà connues de l'administration. Par conséquent, l'ordonnance initiale enjoignant un réexamen dans un délai de quinze jours est maintenue.
Avocat : TRAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604501
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur deux requêtes en référé-suspension concernant le refus de visas de long séjour pour réunification familiale de deux enfants mineurs. Le juge constate un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension et d'injonction, car les visas ont été délivrés après l'introduction des recours, privant ceux-ci de leur objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative et rejette la demande de prise en charge des frais par l'État.
Avocat : LUDOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602611
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société MicroPort CRM France visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de dispositifs médicaux par le centre hospitalier du Mans. Le juge estime que les griefs, qui portent sur l'appréciation de la valeur technique de l'offre d'un concurrent, relèvent de l'appréciation des mérites des offres et ne constituent pas un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence qu'il lui appartient de contrôler en application des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative. La requête est donc déclarée irrecevable.
Avocat : TRAORE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604817
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait la suspension et l'annulation d'un refus de visa de long séjour pour ascendant. Le juge estime que la demande de suspension, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne relève pas de la compétence du juge des référés dans cette affaire. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de la légalité du refus de visa.
Avocat : ZOUATCHAM
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605008
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie. Le juge a estimé que la demande d'annulation de cette décision n'entrait pas dans le champ de compétence du juge des référés prévu par le livre V du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605023
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale pour une enfant mineure. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la séparation familiale de longue durée, car la requérante n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : REGENT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605025
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de l'AEFE refusant un détachement sur un poste à Djibouti. Le juge a estimé que la requérante n'apportait aucun élément justifiant le caractère d'urgence de sa demande, condition essentielle pour obtenir une suspension. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605045
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de visa pour réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré les allégations de la requérante concernant la vie familiale et la scolarité des enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : PESCHANSKI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605198
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa d'établissement pour un conjoint étranger. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, malgré les allégations des requérants concernant les difficultés familiales et la séparation du couple. Par conséquent, sans examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601497
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la préfète du Loiret avait légalement prononcé ces mesures dans le cadre de la procédure de détermination de l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile, en application du règlement Dublin (UE n° 604/2013). Il a toutefois admis M. D... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de la procédure.
Avocat : SELAS BOUZID AVOCAT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601538
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée au regard de la gravité des condamnations pénales de l'intéressé. Il a également estimé que cette mesure ne méconnaissait pas ses droits au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ou les intérêts supérieurs de l'enfant (article 3 de la CIDE), compte tenu des circonstances de l'espèce.
Avocat : DUFOUR
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600594
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre une sanction de mise en cellule disciplinaire de quinze jours. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, ni soulevé un doute sérieux sur la légalité de la procédure disciplinaire, notamment en ce qui concerne le respect de ses droits de la défense. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les principes issus de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Avocat : HARIR