Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408238
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de délivrance d'un visa de long séjour à un ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions de l'employeur, la SAS Optiline Réseaux Télécoms, pour défaut d'intérêt à agir. Concernant le fond, il a annulé la décision de la commission de recours, estimant que le silence du ministre de l'intérieur équivalait à un acquiescement aux faits allégués par le demandeur, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
Avocat : BEN AYED
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408262
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite de son visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a jugé que la décision de la commission de recours, réputée rejetée pour les mêmes motifs que le refus consulaire initial, était légale, notamment au regard de l'absence de motivation obligatoire pour une décision implicite de rejet. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles D. 312-3 et D. 312-8-1) et du code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 232-4).
Avocat : CHELLY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408310
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de son visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet de la commission de recours, qui se substitue à la décision consulaire initiale, était suffisamment motivée et ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des décisions défavorables.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408628
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet de visas de réunification familiale. Le juge a estimé que la motivation de la décision, fondée sur une tentative d'obtention frauduleuse au sens de l'article L. 561-5 du CESEDA, était suffisante et conforme au code des relations entre le public et l'administration. Il a également considéré que l'appréciation des autorités consulaires et de la commission de recours, quant au caractère frauduleux de la demande, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408656
**Sujet principal** : Recours contre le refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale pour le fils d'une réfugiée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme D... et ne prononce pas d'injonction ni d'astreinte. Il rejette également la demande de condamnation de l'Etat à verser une somme au conseil de la requérante. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal considère que l'administration a légalement refusé le visa, la requérante n'ayant pas apporté la preuve du lien de filiation avec l'enfant concerné, condition prévue par la loi pour bénéficier du droit à la réunification familiale.
Avocat : PERROT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408660
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour les enfants d'une bénéficiaire de protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, au motif que le refus est insuffisamment motivé et entaché d'une erreur de droit. Il enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. **Textes appliqués** : Articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal relève que le motif de refus, basé sur l'absence de décès ou de déchéance de l'autre parent, ne constitue pas un motif légal d'ordre public pour rejeter une demande de réunification familiale.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408670
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le refus implicite de délivrance d'un visa de long séjour salarié par la commission de recours. Le juge a estimé que les autorités consulaires disposaient d'un large pouvoir d'appréciation pour refuser un visa, notamment au regard du risque de détournement de son objet, et que les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreurs de droit et de fait) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408686
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet d'un visa de long séjour pour ascendant de Français, prise par la commission de recours. Le juge a considéré que le ministre de l'intérieur, défendeur, avait acquiescé aux faits allégués par la requérante (ressources et logement suffisants de sa famille en France) en ne produisant pas de mémoire en défense dans les délais, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La juridiction a ainsi jugé que le refus de visa, fondé sur l'insuffisance des ressources, ne pouvait être légalement maintenu au regard des éléments du dossier.
Avocat : KILO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409141
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de visa de court séjour. Le juge a estimé que la décision administrative était suffisamment motivée, fondée sur une menace pour l'ordre public et l'absence d'assurance maladie valide, et qu'elle ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration, le code communautaire des visas (règlement CE n° 810/2009) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409449
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de visa étudiant. Le tribunal a jugé que la décision expresse de la commission de recours du 13 juin 2024, qui s'était substituée à la décision implicite, était régulière en sa composition et rendait inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Il a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'arrêté du 4 décembre 2009.
Avocat : NGUIYAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409630
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de court séjour. Le juge a estimé que le refus, fondé sur le risque de non-retour dans le pays d'origine, n'était entaché ni d'une erreur manifeste d'appréciation ni d'une insuffisance de motivation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le règlement communautaire des visas.
Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409641
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de retour. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours était suffisamment motivée, notamment au regard du risque de trouble à l'ordre public lié à la condamnation pénale de la requérante et de l'expiration de son récépissé de séjour. Elle a écarté les moyens soulevés, dont l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAZOLO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409864
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation du refus de visa de long séjour pour un enfant placé sous kafala. Le juge a estimé que la décision de la commission de recours, qui invoquait l'insuffisance des ressources des tuteurs et les conditions d'accueil, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les conventions internationales relatives aux droits de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409951
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de son visa de court séjour pour la France. La juridiction a estimé que l'administration, en se fondant sur le risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires au regard des attaches du requérant, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement communautaire (CE) n°810/2009 établissant un code des visas.
Avocat : MEDJNAH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409955
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'annulation du refus de visa de long séjour pour une enfant camerounaise devant être scolarisée en France. La juridiction a estimé que la commission de recours, par son rejet implicite, avait valablement repris les motifs initiaux du consulat, à savoir le risque de séjour abusif et le caractère insuffisant ou peu fiable des justificatifs fournis. Le tribunal a appliqué les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reconnaissant un large pouvoir d'appréciation à l'administration en cette matière.
Avocat : ENAM
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409976
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de visa de court séjour pour visite familiale. Le tribunal a jugé que la décision du sous-directeur des visas, qui se substitue à celle de l'autorité consulaire, était régulière en droit et suffisamment motivée par le risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. La décision s'appuie principalement sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas Schengen) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHARHBILI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410278
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision de la commission de recours contre les refus de visa. Le tribunal a jugé que la commission était régulièrement composée et que son refus de délivrer des visas d'entrée et de long séjour sollicités au titre de l'asile était légal. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518790
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur une demande de suspension d'un refus de visa de long séjour de retour en France. La juridiction relève que la délivrance du visa postérieurement à l'introduction de la requête a privé d'objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser 500 euros à la requérante au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LOISON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600527
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé présentée par une requérante contre le refus préfectoral de l’admettre dans un parcours de sortie de la prostitution. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, les conditions d’urgence et de doute sérieux requises pour la suspension n’étaient pas remplies.
Avocat : DAHANI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600877
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande de référé-suspension concernant un refus de visa de long séjour. Le requérant s'étant désisté après l'obtention de son visa, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'Etat à verser au requérant 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEMOS PAES GONCALVES DA SILVA