Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307145
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Easycom4you, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA et de prélèvement à la source pour la période 2016-2022. La juridiction a jugé la demande en partie irrecevable, notamment pour défaut de réclamation préalable régulière concernant certaines impositions, en application des articles R. 196-1, R. 196-1-1 et R. 197-3 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a considéré que les moyens de la société n'étaient pas de nature à remettre en cause les rectifications opérées par l'administration fiscale.
Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307308
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son placement en disponibilité d'office pour raison de santé par la commune de Carcassonne. Le tribunal a jugé que la décision municipale n'était entachée ni d'incompétence, ni d'erreur de droit, et que la procédure suivie, notamment la consultation du conseil médical, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique territoriale, en particulier celles relatives à l'inaptitude et au reclassement des agents.
Avocat : SELARL ENARD-BAZIRE COLLIOU
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400443
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SASU Lowprice, qui contestait des rappels de TVA et des impositions initiales en TVA et CFE. La juridiction a jugé la demande en partie irrecevable, notamment pour défaut de réclamation préalable dans les délais légaux prévus par le Livre des Procédures Fiscales (articles R. 196-1 et R. 197-3). Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration fiscale avait légalement rejeté la déductibilité de la TVA au motif que la réalité des prestations facturées par un prestataire lié n'était pas établie.
Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400790
Sujet principal : La SAS Axode conteste le rejet par l'administration fiscale de sa demande de restitution du crédit d'impôt recherche (CIR) et du crédit d'impôt innovation (CII) pour l'année 2022. Juridiction : Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration a légalement refusé la restitution, la société n'ayant pas produit les justificatifs techniques et descriptifs détaillés des projets, pourtant nécessaires pour établir l'éligibilité des dépenses, malgré les délais accordés. Textes appliqués : Les dispositions de l'article 244 quater B du code général des impôts relatives au crédit d'impôt recherche.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401190
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler deux titres de perception (taxe d'aménagement et redevance d'archéologie préventive) et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en décharge de paiement pour défaut de réclamation préalable obligatoire auprès du service fiscal, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Les autres demandes, notamment indemnitaires, ont également été écartées.
Avocat : CAREMOLI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402262
Le Tribunal Administratif de Montpellier statue sur deux requêtes d'un sapeur-pompier contestant le rejet de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail. Le requérant s'étant désisté de ses deux recours, le tribunal prononce le non-lieu à statuer sur la première requête et constate l'extinction de l'instance sur la seconde. En conséquence, il rejette les demandes d'injonction et de condamnation pécuniaire présentées par les deux parties.
Avocat : SANTIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405171
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 septembre 2024 retirant son certificat de résidence et fixant son pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le retrait était légal, car il faisait suite à une condamnation définitive à une interdiction judiciaire du territoire français de trois ans, rendant l'administration compétente liée. La décision s'appuie sur les articles R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal.
Avocat : SAYAH
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405404
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus ainsi que l'arrêté explicite du préfet de l'Hérault, y compris l'OQTF et l'interdiction de retour, au motif que l'administration n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. La juridiction a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406336
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur trois requêtes d'une agente hospitalière contestant le refus de reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie et une mise en recouvrement de rémunérations. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que la décision expresse de rejet du 6 septembre 2024 était légale et que l'avis de somme à payer en découlait légalement. La juridiction a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406337
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur trois requêtes d'une agente hospitalière contestant le refus de reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie et une mise en recouvrement de rémunérations. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que la décision expresse de rejet du 6 septembre 2024 était légale et que l'avis de somme à payer en découlait régulièrement. La juridiction a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406501
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation, que la situation personnelle de la requérante, y compris la demande de titre de séjour et l'état de santé de son époux, avait été dûment examinée, et que les conditions légales de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies. La décision est fondée sur le CESEDA et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SERGENT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505179
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant ivoirien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également jugé que la décision d'interdiction de retour sur le territoire était légale, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions du requérant.
Avocat : LAFONT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505183
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction d'y retourner. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent par délégation, que la motivation est suffisante, et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la carte de séjour "salarié" au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal considère que la simple promesse d'embauche ne constitue pas, en soi, un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : LAPORTE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508589
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et a estimé que le requérant, dont la présence irrégulière en France était inférieure à cinq ans, ne démontrait pas que le refus de titre portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SERGENT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508702
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Nazaire de désigner un expert. L'objet était de constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux publics de démolition, afin d'établir un état des lieux préalable en cas de litige futur. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 531-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent une telle désignation pour des constatations utiles en prévision de travaux publics.
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509223
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un certificat de résidence pour raisons médicales à un ressortissant algérien et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que la délégation de signature au sous-préfet était régulière et que les conditions de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien de 1968, relatif au droit au séjour pour motif médical, n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord bilatéral de 1968.
Avocat : SERGENT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508606
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre le préfet de l'Hérault. Le litige portait sur la demande d'annulation d'un rejet implicite de restitution de documents d'identité et sur une demande d'injonction. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite un magistrat à constater un désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond.
Avocat : THUILLIER PENA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601672
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une assignation à résidence d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son installation récente à Verdun et la possibilité pour sa famille de le rejoindre à Perpignan ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate. La demande d'allocation de somme au titre des frais de procédure a également été rejetée par voie de conséquence.
Avocat : SERGENT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601792
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus d'entrée en France notifié par le préfet des Pyrénées-Orientales. La juridiction a constaté que la requête, non signée malgré une mise en demeure de régularisation, était manifestement irrecevable. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs aux conditions de forme des requêtes.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207287
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de préemption du maire des Côtes d’Arey du 7 septembre 2022. Le juge a estimé que le projet de construction de salles communales, invoqué pour justifier l'exercice du droit de préemption, n'était pas suffisamment concret et réel à la date de la décision, méconnaissant ainsi les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais exposés.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARTIN & ASSOCIES