Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105363

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation d'une carrière alluvionnaire par la société Granulats Vicat. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure relatifs à l'étude d'impact agricole et les insuffisances de l'enquête publique, n'étaient pas fondés. L'arrêté est donc légal au regard des dispositions du code de l'environnement et du code rural et de la pêche maritime.

Avocat : SCP DROUOT AVOCATS

23 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511767

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la rupture de la communauté de vie avec son épouse française, établie par une lettre de dénonciation, le privait du droit au renouvellement au titre de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également estimé que le requérant ne démontrait pas que cette décision portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH ou de l'article L. 423-23 du CESEDA.

Avocat : DIEYE

23 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601757

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. C... visant à obtenir réparation du préjudice causé par le refus initial d'une autorisation d'accès à une formation dans le secteur de la sécurité privée. Le juge a estimé que l'existence d'une obligation de réparation de la part du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) était sérieusement contestable, car l'erreur initiale sur la durée du titre de séjour de M. C... provenait d'un fichier d'état civil (AGDREF2) que le CNAPS n'avait pas à mettre à jour, et que l'autorisation avait été délivrée rapidement après la communication des pièces justificatives. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : HUARD

23 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602470

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant brésilien et son assignation à résidence. La juridiction a jugé que la mesure, prise alors que le requérant était père d'un enfant né en France d'une mère ressortissante de l'Union européenne, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai imparti.

Avocat : SOARES

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602564

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre de M. A... La juridiction estime que l'arrêté, signé par un secrétaire général dûment habilité, est suffisamment motivé et ne méconnaît pas la situation personnelle de l'intéressé. Les moyens invoqués, notamment la violation de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 313-11 du CESEDA, sont écartés pour défaut de précision.

Avocat : SCHURMANN

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602596

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son auteur, sa motivation suffisante et l'examen sérieux de la situation individuelle du requérant, y compris son évaluation de vulnérabilité. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 551-9, L. 551-10, L. 551-15, D. 551-16 et R. 551-23).

Avocat : GAY

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602678

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son arrêté de transfert vers la République tchèque au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que ce transfert porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en France. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602686

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'une ressortissante guinéenne visant un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction estime que la courte durée de séjour (sept mois) et la scolarisation récente de son enfant en France ne caractérisent pas des liens familiaux suffisamment anciens et stables pour constituer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303582

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société requérante. Le sujet principal est le rejet d'une demande d'annulation d'un refus d'autorisation de licenciement pour cause réelle et sérieuse, en raison de l'inaction du requérant. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que la société, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, ne l'a pas fait dans le délai imparti et est donc réputée s'être désistée.

Avocat : SCP JOSEPH AGUERA ET ASSOCIES

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308126

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants qui abandonnaient leur recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'agrément. Il n'a donc pas eu à statuer sur le fond de l'affaire. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne les requérants à verser 1 200 euros à la société mise en cause pour ses frais d'instance.

Avocat : BILLET

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308138

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance pur et simple des requérants (SAS Garage A... et M. A...), qui retiraient leur recours en annulation contre un arrêté préfectoral d'agrément. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le président à constater un tel désistement.

Avocat : BILLET

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602224

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était une demande d'annulation concernant la participation de la France à un règlement européen instituant un prêt de soutien à l'Ukraine. La juridiction a retenu que la requête n'était pas dirigée contre une décision administrative clairement identifiée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et que les actes contestés relevaient de la conduite des relations internationales, échappant ainsi au contrôle du juge administratif.

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603144

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ancienne agent contractuel de droit public sollicitant des provisions sur divers salaires et indemnités dus par son employeur public. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevant de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, la juridiction compétente était le Tribunal administratif de Lyon, lieu de la dernière affectation de la requérante. La décision s'appuie sur les articles R. 312-12 et R. 522-8-1 du même code.

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603053

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de regroupement familial. Le juge estime que le requérant, ressortissant tunisien, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard de la récence de son mariage et de l'absence de bouleversement de ses conditions d'existence. La demande d'injonction et la demande de provision sont également rejetées.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

23 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215473

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F... A... visant à annuler l'arrêté modifiant sa résidence administrative. Le tribunal a jugé que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation de signature régulière (article R. 131-30 du code de l'environnement), ne présentait pas d'illégalité. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à un vice de procédure ou à une erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.

23 mars 2026• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215649

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté fixant sa résidence administrative à Nantes. Le tribunal a jugé que la décision, prise dans le cadre d'une délégation de signature régulière, ne constituait pas une mesure d'ordre intérieur et était donc recevable, mais que les moyens soulevés (vice de procédure, incompétence, erreur de droit et d'appréciation) n'étaient pas fondés. La juridiction a notamment appliqué les dispositions du code de l'environnement relatives aux délégations de signature (article R. 131-30) et a considéré que le versement de la prime de restructuration de service n'était pas une condition de légalité de l'arrêté attaqué.

23 mars 2026• 10ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303465

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande indemnitaire de Mme Nicolas, secrétaire de chancellerie, concernant une agression survenue en 2010 dans l'exercice de ses fonctions. La juridiction a jugé que le principe de l'autorité de la chose jugée faisait obstacle à sa requête, celle-ci portant sur des préjudices (frais de procédure et indemnisation) déjà tranchés par un jugement antérieur du 1er août 2023. La décision s'appuie sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 11 de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires.

Avocat : LERAT

23 mars 2026• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318813

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus d'orientation en établissement de réadaptation professionnelle (ESRP). Le juge a estimé, après examen du dossier, que la commission des droits et de l'autonomie (CDAPH) n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la formation demandée ne relevait pas de sa compétence. La décision s'appuie sur les articles L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 5213-2 et suivants du code du travail relatifs à l'orientation des travailleurs handicapés.

23 mars 2026• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319159

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression définitive de ses allocations. Le tribunal constate que le requérant a commis des fausses déclarations en omettant de signaler plusieurs périodes d'emploi, ce qui constitue un manquement aux obligations de déclaration prévues par le code du travail. La sanction prononcée par France Travail est donc légalement fondée sur les articles L. 5412-2 et L. 5426-2 du code du travail.

23 mars 2026• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406050

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête visant à annuler le refus de visas de long séjour pour la réunification familiale de trois enfants mineurs. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les décisions consulaires initiales, car la décision implicite de rejet de la commission de recours s'y est substituée. Il a ensuite écarté les moyens soulevés contre cette décision implicite, considérant notamment que le refus était légal et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale.

Avocat : BONNEAU

23 mars 2026• 9ème chambre