Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601069
Le Tribunal Administratif de Dijon rejette une requête jugée irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'un recours contre une amende administrative pour un versement indu du RSA, car la requérante a en réalité adressé un recours gracieux à l'administration et non un recours contentieux au tribunal. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable, relevant que le juge n'a pas à statuer sur des recours gracieux.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600563
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la société Faun Environnement visant à annuler la procédure d'appel d'offres de la commune de Pontarlier pour l'acquisition d'une balayeuse. Le juge des référés précontractuels a estimé que la société requérante, classée deuxième, ne démontrait pas que les manquements allégués (motivation, erreur d'appréciation, principe d'égalité) l'avaient lésée dans la procédure de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, qui régissent le contentieux précontractuel des marchés publics.
Avocat : CGBG
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504625
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante par les Centres hospitaliers d'Avignon et de Cavaillon-Lauris. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour éclairer les éventuels manquements dans le diagnostic et le traitement d'une infection ayant entraîné des séquelles graves. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'instruction utile. La demande d'allocation d'une somme au titre des frais irrépétibles a été rejetée.
Avocat : SCP PHILIPPE GRILLON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504819
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure est destinée à éclairer le litige principal concernant la responsabilité de la commune d'Avignon pour une chute sur la voie publique. L'expert devra déterminer l'origine et l'étendue des préjudices subis par la requérante à la suite de son accident.
Avocat : TARTANSON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505534
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise concernant des désordres persistants (infiltrations d'eau) affectant un EHPAD à Euzet-les-Bains, à la demande du centre hospitalier d'Uzès. Le juge a estimé que cette expertise était utile pour déterminer les causes, l'étendue des travaux nécessaires et l'évaluation des préjudices, au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision vise à éclairer le tribunal sur les responsabilités et les travaux de réparation requis suite à un marché public de travaux.
Avocat : SANGUINÈDE - DI FRENA & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601395
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint Genies de Comolas en désignant un expert. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, visait à faire constater l'état d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité publique. La juridiction a appliqué la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 du code de justice administrative pour ordonner une expertise urgente.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601306
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui sollicite un premier titre de séjour, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée mal fondée sur ce point essentiel, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : FERIANI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504703
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale contradictoire suite à la requête de l'épouse d'un patient décédé. Le juge a estimé utile cette mesure, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour éclairer les conditions de la prise en charge hospitalière et les complications survenues, en vue d'un éventuel litige en responsabilité. L'expertise devra notamment déterminer si la prise en charge a été conforme aux règles de l'art et si l'organisation du service était adaptée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505815
**Sujet principal** : Demande d'expertise en référé concernant des désordres affectant un mur de propriété privée, attribués par les propriétaires à des travaux de curage d'un canal communal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise contradictoire. Il estime que la mesure est utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les désordres n'ayant pas encore fait l'objet d'une expertise et étant susceptibles de donner lieu à un litige. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEGIOANNI - PONTACQ - GUY-FAVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601634
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction visant le retrait d'agrément d'assistante familiale. Le juge a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, car la perte de revenus ne suffisait pas à créer un trouble grave dans les conditions d'existence, et qu'un intérêt public majeur lié à la protection des mineurs s'opposait à la suspension. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles régissant l'agrément.
Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601748
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision de retrait d'agrément d'assistante maternelle. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant au respect des droits de la défense et à la motivation, et faisait valoir une situation d'urgence financière. Le juge des référés a rejeté la demande, considérant que les conditions de l'urgence et du doute sérieux n'étaient pas réunies, sans qu'il soit besoin d'examiner le second moyen. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601808
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par les parents d'un élève handicapé, visant à enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de rétablir l'aide humaine individuelle (AESH) pour la pause méridienne, conformément à une décision de la CDAPH. Le juge a constaté que l'accompagnement avait été rétabli avant l'audience, rendant la demande d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé le non-lieu à statuer sur cette demande, sans examiner les conclusions indemnitaires qui étaient irrecevables dans cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602241
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution des décisions municipales contestées. Le requérant, propriétaire d'une maison, contestait le retrait par la commune de dalles couvrant un caniveau devant son accès et le refus de réaliser des travaux de remplacement. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions n'était soulevé, ces dernières étant fondées sur le code de la voirie routière et le code général de la propriété des personnes publiques pour des motifs de sécurité et de gestion du domaine public.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307023
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'une ancienne assistante socio-éducative visant à engager la responsabilité du département de l'Aude pour harcèlement moral. La juridiction a estimé, après examen contradictoire, que les agissements reprochés par l'agent (reproches, refus de formation, détérioration des conditions de travail) ne constituaient pas un harcèlement moral caractérisé au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Elle a jugé que ces faits relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'administration.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304044
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus d'aménagement d'horaires de travail pour raison de handicap d'un agent communal. Le requérant s'étant désisté purement et simplement de sa demande, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les demandes subsidiaires des parties, y compris les conclusions sur les frais exposés sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen du fond du litige.
Avocat : LATAPIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601852
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension en référé de l'invalidation du permis de conduire de M. A... pour solde nul de points. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré les conséquences professionnelles alléguées, en raison du comportement accidentogène et récurrent du requérant qui justifie la mesure au regard des impératifs de sécurité routière. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305904
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par un sapeur-pompier contestant le rejet de sa demande de reconnaissance en maladie imputable au service pour des arrêts de travail consécutifs à un entretien d'évaluation. Le requérant s'étant désisté de ses deux requêtes, le tribunal a prononcé le non-lieu à statuer sur leur annulation. Il a rejeté ses conclusions indemnitaires et a mis à sa charge une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour procédure abusive.
Avocat : CABINET LABRY & NORAY-ESPEIG
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302190
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI H&M A... qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 62 635 euros. La juridiction a jugé que l'option pour l'assujettissement à la TVA, formulée le 1er février 2023, ne pouvait produire d'effet rétroactif et ne permettait donc pas la déduction de la TVA afférente aux opérations réalisées avant cette date. Cette solution s'appuie sur les articles 260 et 261 D du code général des impôts et l'article 194 de son annexe II, qui encadrent strictement les effets de l'option. La demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : SELAS CHOPIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302278
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de remboursement d'un crédit de TVA formulée par l'association Voix Ô Pays. Concernant l'année 2016, la demande a été jugée irrecevable en raison de la péremption du droit à déduction, le délai pour agir ayant expiré le 31 décembre 2021 suite à un premier rejet. Pour les années 2017, 2020 et 2021, le tribunal a considéré que les montants réclamés n'étaient pas suffisamment justifiés par l'association. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts, notamment ses articles 242-0 C et 208 de l'annexe II, relatives aux délais et conditions de remboursement du crédit de TVA.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAISON ECK
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302386
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SARL ETHAN visant à être déchargée d'une amende de 7 500 euros. Le litige portait sur le défaut de présentation d'un certificat de sécurisation de logiciel de caisse conforme lors d'un contrôle fiscal. La juridiction a jugé que la société, ayant présenté un certificat falsifié pour une version logicielle non mise à jour, n'avait pas satisfait à son obligation légale. La décision s'appuie sur les articles 286 et 1770 duodecies du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 80 O du livre des procédures fiscales, qui sanctionnent ce manquement.