Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2304084

**Sujet principal** : Demande d'une éducatrice de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) visant à obtenir le versement rétroactif de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'octroi de la NBI est subordonné à l'exercice de fonctions spécifiques dans des structures ou zones géographiques déterminées (comme les quartiers prioritaires de la politique de la ville), et que la requérante, affectée dans une Unité Éducative en Milieu Ouvert (UEMO) et précédemment dans un établissement pénitentiaire pour mineurs, n'apporte pas la preuve que ses fonctions répondaient à ces critères légaux. **Textes appliqués** : Article 27 de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 définissant les conditions d'attribution de la NBI.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504903

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante tunisienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de la requérante et que la mesure contestée ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'accord franco-tunisien.

Avocat : BENLEBNA

23 mars 2026• 4ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511970

Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande de liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Le juge constate que l'obligation de proposer une offre effective de logement a été exécutée avec retard, le 9 septembre 2025. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il liquide l'astreinte due pour la période d'inexécution mais en modère le montant, fixant la somme définitive à verser au fonds dédié à 3 500 euros.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603647

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande en référé-suspension de la société Driving House. La requête est jugée irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une demande distincte en annulation de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société n'ayant pas justifié de diligences immédiates suite au retrait de son agrément d'auto-école par le préfet de l'Essonne.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603749

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé-liberté d'un arrêté municipal de mise en demeure avec astreinte pour des travaux de construction et de clôture. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requête ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, tel que le droit à la santé allégué, justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme (pouvoir de mise en demeure de l'autorité compétente).

23 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500331

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté une demande d'expertise (article R. 532-1 du CJA) concernant un talweg et des dommages à une propriété. Le juge a estimé que plusieurs points de la mission sollicitée relevaient de questions de droit, qui ne sont pas du ressort d'un expert. De plus, la mesure n'était pas jugée utile, l'éventuelle responsabilité des collectivités publiques défenderesses étant sérieusement contestée.

Avocat : PIASECKI

23 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501545

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté une demande d'expertise concernant des dommages subis par un bateau lors d'opérations de carénage dans un port communal. Le juge a estimé que le litige principal, opposant des usagers au gestionnaire d'un service public industriel et commercial (le port de plaisance), relevait de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Par conséquent, le juge des référés administratif s'est déclaré incompétent pour ordonner la mesure d'instruction sollicitée.

Avocat : CASTAGNON MERCURIO

23 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601040

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande en référé-suspension de la SA Bouygues Telecom, qui contestait l'opposition du maire du Lavandou à un projet de remplacement d'antennes relais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le projet ne consistant qu'en le remplacement d'antennes existantes. La société requérante a en outre été condamnée à verser 3 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CGCB & ASSOCIES

23 mars 2026
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401276

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en excès de pouvoir dirigée contre le ministre des armées. Le retrait par l'administration de la décision contestée du 23 septembre 2023 a privé d'objet les conclusions principales du requérant. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et laisse à chacun la charge de ses frais d'instance.

Avocat : CABINET CASSEL

23 mars 2026
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600414

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant le rejet d'une demande de logement DALO. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que la requête est devenue sans objet après que la commission de médiation a reconnu le caractère prioritaire et urgent du relogement de la requérante.

23 mars 2026
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601527

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite du maire de Forqualqueiret refusant de convoquer le conseil municipal pour abroger une disposition du PLU. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, l'opérateur n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat, d'autant que l'implantation d'antennes reste possible ailleurs sur le territoire communal. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KATAM

23 mars 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600830

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté, que le droit d'être entendu avait été respecté, et que la mesure était légalement fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à la situation personnelle, ont également été écartés.

Avocat : DESROCHES

23 mars 2026• étrangers JU
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307501

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le refus de son inscription à un examen professionnel pour l'accès au grade de secrétaire administratif de classe supérieure. La juridiction a jugé que la requérante, bien que nommée dans le corps des secrétaires administratifs, était toujours en position de détachement dans son corps d'origine (catégorie C) au moment de la demande, et ne remplissait donc pas la condition d'appartenance au corps d'accueil (catégorie B) requise par les textes. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment ses articles L. 411-1 et L. 411-2, relatives à l'appartenance à un corps.

23 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314114

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un agent contractuel de l'ARS Île-de-France visant l'annulation de son licenciement pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a jugé que la procédure, notamment la consultation de la commission consultative paritaire, était régulière et que l'insuffisance professionnelle était établie. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents non titulaires de l'État.

Avocat : CABINET FIDELIO AVOCATS (SELARL)

23 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314956

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par une praticienne attachée associée pour excès de pouvoir, concernant le non-renouvellement de son contrat et plusieurs manquements de l'établissement hospitalier employeur. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'absence de renouvellement ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux contrats des praticiens hospitaliers.

Avocat : COLLET-THIRY

23 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315110

Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème chambre) a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'une prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge par le CNRS. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 24 février 2025 se substituait à la décision implicite antérieure et constituait donc l'acte attaqué unique. Il a ensuite examiné la légalité de cette décision explicite au regard des dispositions du code général de la fonction publique, notamment l'article L.556-1, et du décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 relatif à la limite d'âge.

Avocat : INGELAERE BENJAMIN

23 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406543

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiés à une ressortissante étrangère. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour et l'OQTF qui en découlait, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de la situation personnelle et familiale de la requérante, au regard notamment de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et a ordonné un nouvel examen de la situation par l'administration.

Avocat : SELARL AEQUAE

23 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506919

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en application des articles L. 611-1 à L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est devenue sans objet.

Avocat : KEUFAK TAMEZE

23 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510137

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant malien en situation irrégulière. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il examine la légalité de l'arrêté préfectoral, en se concentrant notamment sur la régularité de la délégation de signature accordée au signataire de l'acte. **Textes appliqués** : La décision se réfère principalement au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et au code de justice administrative (CJA), ainsi qu'à la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : DIAWARA

23 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513661

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2025. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Saint-Denis était compétent pour signer la décision et que le rejet du renouvellement du titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire, d'une interdiction de retour et d'un signalement Schengen, était légal. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.

Avocat : DANDALEIX

23 mars 2026• 3ème chambre