Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600820
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions d'éloignement prises par le préfet de la Seine-Saint-Denis à l'encontre de Mme B. La juridiction a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance du droit à être entendu et de l'article 8 de la CEDH, entre autres) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2115307
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudices liés à des soins hospitaliers, incluant une suspicion d'infection nosocomiale et des fautes dans la prise en charge. La juridiction a rejeté la demande d'expertise médicale subsidiaire présentée par les requérants, estimant que les éléments du dossier étaient suffisants pour statuer. Elle a partiellement fait droit aux demandes en engageant la responsabilité de l'établissement hospitalier pour certains préjudices, sur le fondement des règles de la responsabilité administrative médicale.
Avocat : PAPIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603086
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement. Le tribunal constate que le recours, fondé sur les articles R. 778-1 et suivants du code de justice administrative, est manifestement irrecevable car introduit hors délai. En effet, la requête a été enregistrée le 11 février 2026, après l'expiration du délai de recours de quatre mois qui courait à compter du 10 octobre 2024, date limite pour recevoir une offre de logement après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606058
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que la demande est manifestement mal fondée, car un délai de rejet implicite de quatre mois, prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, est né depuis le dépôt de la demande. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2102397
**Sujet principal** : Une assistante maternelle municipale demande réparation pour harcèlement moral et fautes de son employeur, la commune de Boulogne-Billancourt, ainsi que la résiliation judiciaire de son contrat de travail. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'exception de prescription quadriennale soulevée par la commune. Il considère que la prescription a été interrompue par la demande préalable indemnitaire de la requérante en octobre 2020, laquelle constitue un "recours administratif" au sens de la loi du 31 décembre 1968. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles 1er et 2 de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur les personnes publiques.
Avocat : COURAGE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316612
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté municipal n'opposant pas de refus à une déclaration préalable de surélévation. Le tribunal a jugé irrecevable le recours pour défaut d'intérêt à agir du requérant et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme. La demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : KOGEORGOS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2407078
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus du maire de Viarmes d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal sa demande de modification du PLU. La juridiction a jugé que la création d'un secteur de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL) au titre de l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme présente un caractère exceptionnel pour éviter le mitage, et que la zone Nce concernée, située dans un corridor écologique, était justement destinée à préserver les espaces naturels. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la loi relative aux gens du voyage et de la CEDH, considérant que la requérante n'établissait pas que son terrain était destiné à cet usage spécifique.
Avocat : SELARL CONCEPT AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501983
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Le juge a estimé que le préfet de police avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, l'intéressé ne pouvant justifier d'un séjour régulier. Le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation a été écarté, le requérant n'apportant aucun élément probant de son intégration.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504914
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Rueil-Malmaison. Le tribunal a jugé la requête partiellement recevable, estimant que seul l'un des requérants, en tant que propriétaire d'une parcelle directement en vis-à-vis, justifiait d'un intérêt à agir. La décision sur le fond n'est pas rapportée dans l'extrait fourni. Les dispositions applicables étaient l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SYMCHOWICZ-WEISSBERG ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506645
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour un ressortissant malien. Le juge a retenu que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu son obligation de motivation, en ne communiquant pas les motifs de son refus dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de deux mois.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506690
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une requête d'un ressortissant afghan demandant l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, celle-ci ayant perdu son objet suite à la délivrance ultérieure d'une carte de résident par le préfet. Il a mis à la charge de l'État, sous conditions, le versement d'une somme à l'avocat du requérant en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506968
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise clôturant l'instruction de la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'une ressortissante congolaise. Le tribunal a jugé que la décision contestée, notifiée par voie électronique, était entachée d'un vice de forme car elle ne comportait pas la signature de son auteur, méconnaissant ainsi les articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le préfet est tenu de procéder à un nouvel examen de la demande de l'intéressée.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507015
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a procédé à une substitution de base légale, retenant l'article L. 412-5 du CESEDA (menace à l'ordre public faisant obstacle au renouvellement) à la place de l'article L. 432-1 invoqué à tort par le préfet. La juridiction a estimé que cette substitution était possible car elle ne privait pas l'étranger de garanties et que l'autorité disposait du même pouvoir d'appréciation.
Avocat : SALIGARI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507093
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a jugé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et professionnelle stable du requérant, justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les principes généraux du droit des étrangers.
Avocat : BOUDAYA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507110
**Sujet principal** : Recours en annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre d'un ressortissant égyptien en situation irrégulière. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le droit d'être entendu du requérant (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'a pas été méconnu, et que l'OQTF est légalement fondée sur l'article L. 611-1 du CESEDA, l'étranger ne justifiant pas d'un séjour régulier. **Textes appliqués** : Article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507213
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral rejetant une demande de regroupement familial pour un ressortissant algérien. Le juge a relevé d'office que le préfet avait appliqué à tort les articles L. 434-6 et R. 434-6 du CESEDA, inapplicables aux Algériens, et a substitué le fondement légal correct, l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. L'affaire est renvoyée au préfet pour une nouvelle instruction sur la base de cet accord.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601429
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence relative aux étrangers, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de protection temporaire, interdiction de retour et assignation à résidence). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 582-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le CESEDA et la procédure prévue à son article L. 921-1.
Avocat : DA COSTA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603009
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré la situation de séjour irrégulier et les difficultés professionnelles alléguées. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AYARI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603469
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de résident de M. A... Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée dans ce type de contentieux, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'absence d'examen individuel de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : YAMOVA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603993
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté concernant le renouvellement d'un titre de séjour et la condamnation de l'État à des frais d'instance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : La requérante s'étant désistée de sa demande d'injonction, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais exposés pour l'instance. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (pour acter le désistement) et L. 761-1 du code de justice administrative (pour la condamnation aux frais d'instance).
Avocat : MALIK