Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600866
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale ayant rejeté un recours gracieux contre une suspension de permis de conduire. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas déposé, comme l'exige la procédure, une requête distincte en annulation de la décision attaquée. Cette irrecevabilité est constatée sur le fondement de l'article R. 522-1 et par application de la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508862
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 5 septembre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. B... C..., ressortissant brésilien. La juridiction a estimé que ce refus méconnaissait son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son insertion en France (vie de couple stable avec une ressortissante française, paternité, emploi durable et absence de liens familiaux au Brésil). Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : GENEVAY
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600089
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée contre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le moyen soulevé, fondé sur une prétendue carence fautive de l'administration, est inopérant pour contester la légalité de la décision implicite de rejet. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, qui permet d'éliminer par ordonnance les moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600906
Sujet principal : Demande de restitution d'un numéro de cheptel suite à une décision préfectorale de fermeture et de transfert. Juridiction : Tribunal Administratif de Dijon (formation de jugement). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut se substituer à l'administration ni lui adresser des injonctions à titre principal. Textes appliqués : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, relatif au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503231
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de deux requérants qui contestaient le rejet implicite de leur demande de titre de séjour par le préfet de Vaucluse. La juridiction constate que ce désistement, intervenu après que l'administration a fait droit à leurs demandes, est pur et simple. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à donner acte d'un tel désistement.
Avocat : DEGIRMENCI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600632
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant concernant sa demande d'annulation et d'injonction, suite à l'obtention de la carte de résident sollicitée. La juridiction a rejeté sa demande de condamnation de l'État à payer une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601709
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette par ordonnance la requête en excès de pouvoir dirigée contre un permis de construire. Il estime que le recours est manifestement tardif, le délai de deux mois ayant couru à compter d'un recours gracieux formé par la requérante en février 2024, démontrant sa connaissance de la décision. Les autres conclusions, notamment la demande de constatation d'une carence fautive du maire, sont jugées irrecevables. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 600-2 du code de l'urbanisme.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602012
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de la CDAPH refusant l'AAH. Le juge estime que le litige relève manifestement de la compétence du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La requête est donc déclarée irrecevable pour incompétence.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508388
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à annuler une décision préfectorale classant sans suite sa demande de naturalisation. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué malgré une mise en demeure de régularisation. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600979
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant malien demandant l'injonction au préfet du Morbihan de lui délivrer un rendez-vous ou un récépissé pour sa demande de titre de séjour. Le juge estime la demande dépourvue d'utilité, constatant que le préfet a pris deux arrêtés de rejet explicites en réponse aux sollicitations du requérant. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatif aux mesures d'urgence.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601038
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, se prononce sur une demande d'un ressortissant tunisien visant à contraindre le préfet à lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de changement de statut de séjour. Le juge constate que le requérant a finalement été reçu en préfecture et s'est vu délivrer un récépissé après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer, les conclusions de la demande ayant perdu leur objet.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505528
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., mettant ainsi fin à l'instance. Le litige portait sur la demande d'annulation d'un compte-rendu d'entretien professionnel 2025. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601234
Sujet principal : Litige relatif au règlement d'une facture entre personnes privées pour des prestations de psychomotricité. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (formation de jugement). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, les parties étant renvoyées vers la juridiction judiciaire. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative et article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601258
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté une requête pour excès de pouvoir. Le sujet principal était la recevabilité de la saisine, les requérants ayant simplement transmis une capture d'écran et un article de presse sans formuler de conclusions ni de moyens juridiques précis. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne constituait pas un recours valable contre une décision administrative et ne présentait pas de litige justiciable, en application des articles R. 411-1, R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602045
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette une requête contestant l'imputabilité d'une infraction au code de la route ayant entraîné un retrait de points. Le juge administratif estime que cette contestation, qui porte sur la réalité de l'infraction, relève manifestement de la compétence du juge judiciaire (tribunal de police) en matière pénale. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1, 2°, du code de justice administrative, pour incompétence de l'ordre juridictionnel saisi.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602079
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête en référé d'un demandeur souhaitant contraindre le préfet à statuer sur le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que l'absence de circonstance particulière démontrant une situation d'urgence ne justifiait pas le recours à la procédure de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l'article L. 522-3 du même code, d'autant que le requérant disposait d'un récépissé prolongeant les effets de son titre de séjour.
Avocat : SELARL BENGONO
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601521
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ces conclusions après l'obtention d'une attestation de prolongation d'instruction, le juge a acté ce désistement. Il a également rejeté la demande d'allocation de frais de procès présentée par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601984
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension des sanctions disciplinaires prononcées par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure de suspension. Il considère également qu'aucun des moyens soulevés, notamment concernant la convocation, la composition de la commission ou la notification des décisions, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602178
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ces demandes, le juge a uniquement statué sur la demande de frais de procès. Il a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que l'administration n'avait délivré une attestation de prolongation d'instruction qu'après l'introduction du recours.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315930
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le juge estime que la requérante n'a pas démontré l'illégalité de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français qui sert de fondement à la mesure, ni que l'obligation de pointage hebdomadaire au commissariat était disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 730-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SEGUIN & KONRAT