Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405923
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction de Mme B... visant à obtenir un logement social. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement adapté en décembre 2024. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406075
Le Tribunal Administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. B..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de priorité de la commission de médiation. La solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'État, et le rejet des moyens de défense fondés sur la rareté de l'offre.
Avocat : GIBON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406077
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction de Mme B... visant à obtenir un logement social, celle-ci étant devenue sans objet après qu'elle a signé un bail adapté à ses besoins. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 100 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais de procédure, en application de l'article L. 761-1 du même code et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406153
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement contre le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal constate que le recours, fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est manifestement irrecevable car il a été introduit hors délai. La requête, enregistrée le 24 juin 2024, est intervenue après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administratif, qui court à compter de l'échéance du délai accordé au préfet pour faire une offre de logement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406404
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. A..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat de proposer un logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant la priorité et l'urgence de la situation. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GUILLOT-PATRIQUE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406474
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. Cette solution est motivée par le fait que le requérant a signé un bail pour un tel logement en juin 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction a également rejeté sa demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle n'était allégué.
Avocat : CHENU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406479
Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. C..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat de proposer un logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de priorité de la commission de médiation. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406593
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que la requête est devenue sans objet, Mme B... ayant signé un bail pour un tel logement en février 2025, entraînant la radiation de sa demande. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600729
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'accord franco-algérien, sont manifestement infondés ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : LE FEVRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603613
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté d'interdiction d'accès d'un directeur d'association à un collège. Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la mesure, notamment au regard des articles L. 421-3 et R. 421-12 du code de l'éducation, et que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. La demande d'injonction et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
Avocat : SELARL MICHEL PEZET & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604047
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous afin de débloquer son compte ANEF et déposer une demande de duplicata de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation, liée à une impossibilité d'accéder à son chantier depuis octobre 2025 faute de justificatif, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision a été rendue selon la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604261
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2026. Le juge constate que l'introduction du recours au fond a déjà suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et de la fixation du pays de destination, rendant cette demande irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604722
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande d’un requérant visant à obtenir l’injonction de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge relève que l’administration a satisfait à la demande en délivrant le récépissé après l’introduction du recours, rendant la requête sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant au juge de rejeter une demande devenue inutile sans audience contradictoire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604723
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé-liberté d’un arrêté ministériel imposant une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS). Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie et que la requête apparaît manifestement mal fondée au vu des éléments du dossier. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure.
Avocat : NEILLER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300686
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... visant à être déchargé d'une amende de 1 500 € pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger (article 1736 IV-2 du CGI) au titre de 2014, et à annuler le refus implicite de remise gracieuse. Le tribunal a jugé que la procédure d'établissement de l'amende était régulière, notamment après son dégrèvement technique et sa remise en recouvrement par le service territorialement compétent, et que le droit de reprise de l'administration n'était pas prescrit. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301094
La SARL Le Saint Erasme contestait devant le Tribunal Administratif de Bastia le refus partiel de l'administration fiscale de lui accorder un crédit d'impôt pour investissements en Corse. Le tribunal a rejeté sa demande de remboursement supplémentaire, considérant que les investissements litigieux (notamment des aménagements extérieurs et des biens mobiliers) n'entraient pas dans le champ d'application du dispositif prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts. La juridiction a jugé que ces dépenses ne pouvaient être assimilées à des investissements initiaux éligibles au crédit d'impôt.
Avocat : CABINET D'AVOCATS DELVIGNE MATTHEW
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301305
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI A... visant à annuler le refus de permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le projet, en prévoyant une construction de 9,57 m de hauteur à seulement 4 m de la limite séparative, méconnaissait clairement la règle d'implantation du PLU d'Ajaccio (article UC 7), qui exige une distance minimale de la moitié de la hauteur. La juridiction a estimé que la SCI n'avait pas démontré que les contraintes du sol justifiaient une adaptation mineure au sens de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme.
Avocat : CRISTOFARI-FINALTERI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600854
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal autorisant la signature d'un marché de travaux. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car l'arrêté attaqué, qui constitue l'acte même de signature du contrat, ne peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir de la part d'un tiers. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et sur la jurisprudence du Conseil d'État relative aux voies de recours des tiers contre les contrats administratifs.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600990
**Sujet principal** : Demande d'urgence pour la mise en place d'une prise en charge adaptée en établissement spécialisé pour un enfant en situation de handicap lourd. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que les éléments produits ne permettent pas d'établir qu'une autorité publique a porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet d'une demande ne présentant pas le caractère d'urgence requis) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502841
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Ce désistement est prononcé car le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions suite au dégrèvement accordé par l'administration, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
Avocat : SELARL ACC