Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600070

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la demande de décharge ou de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2025. Le juge a estimé que les arguments des requérants, fondés sur le montant élevé de la taxe, leurs charges personnelles et un désaccord avec les acquéreurs du bien sur le partage de la charge fiscale, étaient inopérants. La décision s'appuie sur les articles 1400, 1415 et 1383 du code général des impôts, qui établissent que la taxe est due par le propriétaire au 1er janvier et que les conventions privées sont inopposables à l'administration.

20 mars 2026
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601031

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande de suspension de la décision de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté rejetant son autorisation d'exercice provisoire en chirurgie. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de la demande de suspension. Le tribunal se réserve le droit de statuer ultérieurement sur la demande d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BALME LEYGUES LÉONARD

20 mars 2026
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600282

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant l'annulation du refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour, ce désistement étant intervenu après que le préfet lui a délivré le titre sollicité. La juridiction rejette la demande de l'allocataire d'aide juridictionnelle visant à mettre à la charge de l'État une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle se fonde sur les articles R. 222-1 du même code pour statuer sur les suites du désistement.

Avocat : GIRONDON

20 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601945

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation du refus de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le requérant ne se trouvait pas dans une situation de vulnérabilité au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Seule sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, fondée sur l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, a été accordée en raison de l'urgence de statuer.

Avocat : BOYANCÉ

20 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501213

Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte du désistement de la société Cleanis, réputée s'être désistée de sa requête en annulation et en injonction contre le centre hospitalier d'Agen-Nérac. Ce désistement est constaté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure. Le tribunal rejette par ailleurs les conclusions du centre hospitalier aux fins de condamnation de la société à des frais.

Avocat : AARPI PALMIER ET ASSOCIES

20 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600400

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette le recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif. La requérante invoquait principalement des troubles de voisinage (perte d'intimité, ensoleillement) et une non-conformité des travaux, mais ces griefs relèvent du droit privé et sont inopérants devant le juge administratif. La juridiction applique l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme, rappelant que le permis vérifie uniquement la conformité aux règles d'urbanisme, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête aux moyens inopérants ou insuffisamment précisés.

Avocat : NESE

20 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504957

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail opposé à une ressortissante marocaine. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 27 juin 2025, considérant que l'administration avait méconnu son obligation d'examiner la situation particulière de la requérante avant de clôturer l'instruction de sa demande, en violation des principes généraux du droit des étrangers. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois, en se fondant notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GOURLAOUEN

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206758

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de dessaisissement de ses armes. La juridiction a jugé que la demande d'indemnisation était irrecevable pour défaut de demande préalable, que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fondant sa décision sur des condamnations pénales anciennes mais graves liées à l'usage d'armes. La décision s'appuie sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure ainsi que sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : GALLO

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206955

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui ordonnant la remise de ses armes. Le juge a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure, était suffisamment motivé et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreurs de fait) n'étaient pas fondés. La décision confirme ainsi la légalité de la mesure de police administrative restreignant le droit de détention d'armes au motif que le comportement de l'intéressé présentait un danger.

Avocat : MOLKHOU

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207901

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le dessaisissement des armes et l'interdiction d'en acquérir ou d'en détenir, pris à l'encontre du requérant. La juridiction a estimé que le préfet de la Drôme avait commis une erreur d'appréciation en fondant sa décision sur des faits anciens et non circonstanciés, sans établir l'existence de raisons actuelles d'ordre public ou de sécurité des personnes. La décision s'appuie sur l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, dont les conditions d'application n'étaient pas remplies en l'espèce.

Avocat : BENDJOUYA

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507887

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté, par ordonnance, la requête de M. Chanoine comme étant manifestement irrecevable. Le requérant n'avait pas saisi la juridiction par une requête régulière conforme à l'article R. 411-1 du code de justice administrative, malgré une mise en demeure de régulariser. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du même code, constatant l'absence d'exposé des faits, de moyens et de conclusions dans les documents présentés.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508505

Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre des décisions de congé de maladie et de disponibilité d'office d'un agent hospitalier. La juridiction donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant ses conclusions principales, après que l'administration a fait droit à son recours gracieux. En conséquence, elle rejette sa demande de condamnation de l'hôpital aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que la procédure n'a pas imposé à l'administration une charge injustifiée.

Avocat : SELARL D'AVOCATS MEZIN

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600765

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai assortie d'une interdiction de retour. Le juge estime que les moyens contestant la légalité de l'OQTF et de l'interdiction de retour sont soit manifestement infondés (notamment sur le défaut de motivation), soit insuffisamment précisés pour être examinés. La décision s'appuie principalement sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

20 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602826

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société SNCF Réseau en ordonnant une expertise préventive. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état initial des immeubles avant des travaux ferroviaires à Saint-Jean-de-Maurienne, afin d'établir un référentiel pour d'éventuels dommages futurs. Un expert a été désigné pour dresser un état descriptif des lieux et suivre l'apparition de désordres pendant la durée des travaux.

Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES

20 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602517

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé une astreinte provisoire prononcée contre la préfète de l'Isère pour inexécution partielle et tardive d'une injonction de délivrer un titre de séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait finalement délivré le titre, mais avec un retard non justifié, et a fixé le montant de l'astreinte à 50 euros par jour pour la période de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative.

Avocat : TERRASSON

20 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602816

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'abrogation d'une OQTF. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le préjudice invoqué (échec académique lié à un stage) découle du maintien de l'étranger sur le territoire malgré une OQTF devenue définitive, et non de la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ABOUDAHAB

20 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522295

Sujet principal : Demande d'injonction pour assurer l'accueil en structure d'hébergement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de juge unique). Solution retenue : Le tribunal constate qu'une place adaptée a été proposée et occupée par la requérante, rendant sa demande sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer. Textes appliqués : Articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable et aux recours contentieux.

20 mars 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603157

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile en procédure accélérée. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant qu'elle était entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation du demandeur dans un délai de dix jours.

Avocat : DAHANI

20 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409063

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. Le litige est devenu sans objet car l'autorité consulaire a délivré le visa de long séjour sollicité pour la réunification familiale après l'introduction du recours, ce qui implique le retrait implicite de la décision initialement attaquée. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser des sommes au titre des frais irrépétibles (articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991).

Avocat : BENVENISTE

20 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409870

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un visa de long séjour. Il constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le visa ayant été délivré après l'introduction de la requête, rendant ces conclusions sans objet. Le tribunal rejette par ailleurs les conclusions indemnitaires du requérant, les jugeant manifestement irrecevables pour défaut de production de la décision rejetant sa réclamation préalable, conformément aux articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

20 mars 2026