Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503068
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 qui refusait son admission au séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Var avait légalement apprécié la demande de titre de séjour, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré d'une erreur de droit pour défaut d'examen sur le fondement de l'article L. 435-4 du même code était inopérant. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à la motivation et à l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : SEILLER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407044
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une requête relative à des charges d'occupation d'un logement militaire. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal en prend acte par ordonnance. Il rejette sa demande subsidiaire de condamnation de l'État aux dépens au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, appliquant les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503071
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour "vie privée et familiale" et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment au regard de son insertion dans la société française. Les conventions internationales invoquées (CEDH, CIDE) n'ont pas été jugées méconnues.
Avocat : LEBRETON
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407206
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a enjoint à la préfète de l'Essonne de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, est prononcée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le délai légal de six mois pour une proposition de logement étant expiré. La juridiction a rejeté la demande de l'allocation prévue par l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GANNAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407923
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une requête relative à des charges d'occupation d'un logement militaire. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal en prend acte par ordonnance. Il rejette également sa demande indemnitaire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, appliquant les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501577
Le Tribunal administratif de Versailles rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant une prétendue décision implicite de refus de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge estime la demande manifestement irrecevable car le simple dépôt d'un dossier sur une plateforme dématérialisée, encore en attente d'examen, ne fait pas naître de décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc dirigée contre un acte inexistant.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513120
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant dominicain demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable car la demande, fondée sur l'article R. 433-2 du CESEDA, a été présentée par voie postale alors que la procédure requérait une comparution personnelle en préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du même code. Par conséquent, le silence gardé par la préfète sur cette demande irrégulière ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : RAAD
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514763
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de deux étrangers demandant l'annulation de décisions implicites de rejet de leur demande de titre de séjour et de convocation. La juridiction estime que le simple dépôt d'un dossier sur une plateforme en ligne ne fait pas naître de décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucun délai n'est imposé à l'administration pour convoquer les demandeurs. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515075
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait une prétendue décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car, la demande étant encore en cours d'instruction sur une plateforme dématérialisée, le délai pour qu'un silence de l'administration vaut rejet (article R. 432-1 du CESEDA) n'était pas encore acquis. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : HERDEIRO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603114
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé d'un particulier souhaitant qu'une commune clarifie sa position sur un projet de co-living. Le juge estime que l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne permet pas d'enjoindre à une administration de "clarifier sa position". De plus, la demande est jugée inutile, le requérant n'ayant pas préalablement sollicité directement la commune pour obtenir les informations souhaitées.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601519
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Yvelines de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, estimant que l'absence d'offre de logement après l'expiration du délai légal justifait une mesure manifeste. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601777
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Yvelines de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, est prononcée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le délai légal de six mois pour une proposition de logement étant expiré. La demande de l'allocation de frais de procédure est rejetée, faute de justification.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602596
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision de clôture d'une demande de titre de séjour, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Melun, considérant que la requérante résidait dans le ressort de cette dernière juridiction à la date de la décision attaquée. Cette solution d'incompétence est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués conformément à la procédure de transmission prévue à l'article R. 351-3 du même code.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603237
Sujet principal : Demande de décharge de taxe foncière pour vacance d'un logement. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation d'ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative (procédure d'ordonnance) et sur les articles R*196-5 du livre des procédures fiscales et 1389 du code général des impôts, constatant que la réclamation administrative préalable, fondée sur une vacance débutée en 2020, était tardive car présentée après l'expiration du délai légal au 31 décembre 2022.
Avocat : CABINET ROMAIN TRESSERRES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505665
Le Tribunal administratif de Toulon donne acte du désistement du requérant concernant son recours contre le refus de délivrance d'une carte professionnelle. Le juge constate que le requérant, dont la demande de suspension avait été rejetée, n'a pas confirmé le maintien de sa requête principale dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Il est donc réputé s'être désisté de sa demande d'annulation, conformément aux dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : LINOL-MANZO
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600891
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la requête de la société C... et Associés visant à contester la passation d'un marché public de services. Le juge constate que l'acte d'engagement a été signé avant l'introduction de la requête, ce qui prive celle-ci de son objet. Par conséquent, la demande fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative est jugée irrecevable.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603319
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'injonction en référé formulée par un ressortissant étranger pour obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré la suspension du contrat de travail du requérant. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 423-7 et R. 431-5, et considère que la situation ne présentait pas un préjudice suffisamment grave et immédiat.
Avocat : BAISECOURT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604295
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence pris à l'encontre d'une ressortissante étrangère. Le tribunal a annulé l'arrêté du 19 février 2026 portant OQTF, interdiction de retour et fixation du pays de destination, ainsi que l'arrêté du 20 février 2026 portant assignation à résidence, pour défaut de motivation suffisante et méconnaissance de l'examen de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604788
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, rejette la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers la Suisse au titre du règlement Dublin. Le tribunal estime que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour signer l'arrêté et que les conditions de la procédure, notamment la demande de reprise en charge et l'accord des autorités suisses, étaient régulièrement établies en application du règlement (UE) n° 604/2013. Les autres moyens, dont ceux relatifs au déroulement de l'entretien ou aux risques de traitements inhumains, sont écartés comme étant infondés ou inopérants.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517082
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A... B... C... visant à annuler un blâme prononcé par le maire de Franconville-la-Garenne. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car la requérante, bien qu’invitée à régulariser sa demande, n’a pas produit la copie de l’acte attaqué. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, qui imposent cette production sous peine d’irrecevabilité.