Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604522
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande d'admission au séjour et injonction de délivrer un document provisoire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve du dépôt de sa demande initiale ni de la naissance d'une décision implicite de rejet, et ne justifie pas de l'urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, L. 522-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative ; articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604525
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de Mme B... visant à obtenir l'injonction de délivrance d'un document provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car une décision implicite de rejet sur sa demande de renouvellement est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. Cette décision implicite subsiste malgré la délivrance ultérieure d'attestations de prolongation d'instruction.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503541
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de retrait de sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la condamnation pénale du requérant à une peine de trois ans d'emprisonnement pour des faits graves et récents justifiait légalement le retrait au titre de la menace pour l'ordre public, sans méconnaître son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MITATA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604265
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'une décision du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône ayant réévalué les droits au RSA du requérant et constaté un indu. Le juge estime que le requérant, M. B..., n'a pas démontré que l'exécution de cette décision créait une situation d'urgence justifiant la suspension. La demande est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute de preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation financière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604299
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette les demandes de deux requérants visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de leur demande de titre de séjour. Le juge constate que, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, une décision implicite de rejet de leur demande est née au terme du délai de quatre mois suivant le dépôt, ce qui fait obstacle à la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Les requêtes sont donc jugées mal fondées et rejetées en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600702
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande d'un électeur visant à suspendre la radiation d'environ 1400 personnes des listes électorales de Belfort avant le second tour des élections municipales. Le juge estime que le requérant, agissant en son nom propre, n'est pas recevable à demander la sauvegarde du droit de vote d'autrui, cette qualité n'étant pas établie pour représenter l'ensemble des électeurs radiés. La requête est jugée manifestement irrecevable, sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres conditions de l'urgence ou de l'atteinte illégale à une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602262
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la requête d'un particulier demandant des mesures urgentes de sauvegarde de ses libertés fondamentales. Le juge estime que le requérant n'apporte aucun élément établissant l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale portée par une personne publique, ni ne justifie d'une situation d'urgence caractérisée. La décision s'appuie sur les conditions strictes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et procède au rejet par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300927
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2022 ordonnant le dessaisissement des armes de M. B..., tout en déclarant irrecevable la demande d'annulation du simple courrier d'accompagnement du 9 novembre 2022. La juridiction a jugé que le préfet de la Savoie n'avait pas apporté d'éléments suffisants et circonstanciés, à la date de sa décision, pour justifier légalement la mesure au titre de l'ordre public ou de la sécurité des personnes, comme l'exige l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a ainsi estimé que les motifs invoqués, notamment un comportement suicidaire ancien et non suivi, étaient insuffisants pour caractériser un danger actuel.
Avocat : SELARL EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601851
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expulsion d'un couple du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a considéré que la situation médicale de leur fille (glaucome et scoliose) constituait une contestation sérieuse à l'urgence de la mesure, malgré le rejet définitif de leur demande d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601898
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, compte tenu notamment de ses condamnations pénales pour trafic de stupéfiants. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419873
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus implicite de délivrance d'un visa de regroupement familial. Cette solution est retenue car le visa a été accordé par l'autorité consulaire après l'introduction des requêtes, rendant les conclusions d'annulation et d'injonction sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 600 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCHOELLKOPF
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517892
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête de M. A... visant à contester le refus d'un visa de long séjour. La juridiction constate que le requérant, résidant au Pakistan, n'a pas régularisé sa situation en élisant domicile en France ou dans l'UE comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, et n'a pas non plus exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission compétente, en application des articles D. 312-3 et D. 312-4 du CESEDA. La requête est donc jugée manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521683
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visas de long séjour. Le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, les visas ayant été délivrés après l'introduction de la requête. Il rejette la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle formée par l'avocate pour elle-même, mais condamne l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603815
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à annuler un refus implicite de visas pour une famille. Le juge estime la requête **manifestement irrecevable car prématurée**, le demandeur n'ayant pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission compétente. La décision s'appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent cette étape préalable.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602754
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre à la commune de Lens de lui communiquer des documents administratifs relatifs à la sécurité d'un établissement. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, que le requérant n'avait pas démontré l'urgence de la mesure, notamment en ne produisant pas la preuve de sa demande préalable à la commune et en ne justifiant pas du caractère indispensable à très bref délai des documents pour un litige en cours. La requête a donc été jugée irrecevable pour défaut de condition d'urgence.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602757
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'une étudiante sénégalaise visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car le silence gardé par l'administration sur sa demande depuis plus de six mois valait décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requérante disposait d'une voie de recours contentieux ordinaire contre cette décision implicite, ce qui excluait le recours à la procédure d'urgence.
Avocat : TCHOULI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602882
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la protestation de Mme B... visant à annuler les opérations électorales du premier tour des élections municipales de Courcelles-lès-Lens. La juridiction estime la requête irrecevable car elle est privée d'objet, ce premier tour n'ayant permis d'élire aucun candidat et la requérante ne concluant pas à la proclamation d'un candidat. La décision s'appuie sur l'article L. 248 du code électoral et applique l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602287
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête en annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) présentée par un ressortissant tunisien placé en rétention. Le juge estime que le placement en rétention, intervenu plus d'un an après l'OQTF initiale, ne constitue pas une nouvelle mesure d'éloignement mais une mesure d'exécution de la décision antérieure, laquelle n'est pas contestée en elle-même. La requête est jugée irrecevable, le tribunal appliquant les articles L. 741 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ADIB
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404659
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre la délibération municipale approuvant une modification du plan local d’urbanisme (PLU) et contre le refus d’abroger cette délibération, concernant le maintien d’une zone de vigilance inondation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les moyens soulevés par les requérants, qui contestent l’existence ou le zonage de la zone de vigilance, sont inopérants pour critiquer la délibération attaquée, car cette dernière n’a pas modifié le zonage établi par une délibération antérieure. **Textes appliqués** : L’ordonnance est rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de statuer par ordonnance sur des requêtes présentant des moyens irrecevables ou inopérants).
Avocat : ADP AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321018
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête d'un magistrat demandant l'annulation du refus implicite de lui communiquer un courrier de 2016 du premier président de la cour d'appel de Cayenne. Le tribunal a jugé que le droit à communication des documents administratifs, prévu par les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, ne s'applique qu'aux documents existants. Considérant que le ministère de la justice a démontré, sans être contredit, que ce document n'existait pas, le refus de communication n'est pas illégal.