Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404494

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de refus de communication de documents administratifs relatifs à un refus de dispense d'assiduité. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur cette demande d'annulation, car l'université avait déjà produit le document principal (un courriel du directeur du master) dans le cadre de l'instance. La solution s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative, rendant sans objet la demande d'annulation du refus de communication.

20 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404496

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... B... visant à obtenir la communication d'un recours gracieux qu'il avait précédemment formé. Le tribunal a jugé que l'université Paris-Panthéon Assas n'était pas tenue de communiquer ce document, car il n'était pas établi qu'il existait matériellement dans ses services. La décision s'appuie sur les articles L.300-2 et L.311-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui n'obligent l'administration qu'à communiquer des documents existants.

20 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603697

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d’un élu d’opposition visant à enjoindre la maire de publier sa tribune dans les supports de communication municipaux. Le juge estime que le délai de quatre mois pour publier ne caractérise pas l’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code, sans examen du fond du litige.

20 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603806

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d'un élu d'opposition visant à enjoindre la maire de publier sa tribune dans les supports municipaux. Le juge estime que le délai de quatre mois depuis la transmission du texte et l'absence de circonstances exigeant une information immédiate du public ne caractérisent pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du bien-fondé de l'atteinte alléguée à la liberté d'expression.

20 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604661

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de police pour obtenir un rendez-vous en préfecture et un récépissé autorisant le travail. La juridiction a donné acte du désistement de la requérante sur ces conclusions, rendant l'injonction sans objet. Elle a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et a ordonné à l'État de verser 800 euros à son avocate, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SIMON

20 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504562

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de la situation au regard des dispositions de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont également été écartés.

Avocat : EDEN AVOCATS

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308737

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de remise gracieuse de frais d'hospitalisation par le GHEF. La juridiction a jugé que la décision gracieuse contestée n'avait pas à être motivée, car elle ne portait pas sur un droit (article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration). Elle a également estimé que l'établissement hospitalier n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la requérante pouvait supporter les coûts, éventuellement par un échelonnement.

20 mars 2026• 1ère chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401930

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'autorisation d'exploitation agricole accordée à la SCEA de Bailleul et le rejet de sa propre demande. Le tribunal a jugé que le préfet de la région Normandie n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en classant les deux demandes au même rang de priorité et en attribuant les points aux critères légaux. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, notamment concernant la procédure d'autorisation d'exploiter.

Avocat : LEROUX - BOSTYN

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401931

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. Comte visant à annuler l'autorisation d'exploitation agricole accordée à la SCEA de Bailleul et le rejet de sa propre demande. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des critères de priorité et de notation prévus par le code rural et de la pêche maritime, notamment les articles L. 331-3 et suivants. La décision attaquée a été jugée légalement motivée et conforme à l'avis de la commission départementale d'orientation de l'agriculture (CDOA).

Avocat : LEROUX - BOSTYN

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604457

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un enseignant visant à suspendre son interdiction d'accès à son établissement scolaire. Le juge a estimé que la demande n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sans examen de l'urgence, en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : LUDOT

20 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301986

**Sujet principal** : Recours d'un praticien hospitalier contractuel contre le centre hospitalier de Guingamp, demandant réparation pour un licenciement illégal ou pour son maintien dans ses fonctions au-delà du délai légal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du praticien. Il juge que la cessation de son contrat, liée à la fin de son activité libérale parallèle et à son refus de conclure un nouveau contrat, ne constitue ni un licenciement illégal ni un maintien illicite dans les fonctions. Par conséquent, le centre hospitalier n'engage pas sa responsabilité. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de la santé publique relatives aux praticiens hospitaliers contractuels, notamment les articles R. 6152-401 et R. 6152-402 (dans leurs versions alors en vigueur), sont déterminantes pour qualifier la nature et la rupture du contrat.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART & ASSOCIES

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302212

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'une infirmière contestant son exclusion du tableau d'avancement de grade 2022 de l'EPSM du Finistère sud. La juridiction a jugé que la décision de rejet de son recours gracieux était suffisamment motivée et que les conditions d'ancienneté pour la promotion, fixées par le décret n° 2010-1139, avaient été correctement appliquées par l'administration. Le tribunal a également écarté l'argument fondé sur le décret n° 2021-1256, considérant que la requête était infondée sur tous les moyens soulevés.

Avocat : BUORS

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302757

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'une aide-soignante demandant l'annulation du rejet de sa demande d'indemnisation pour une maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que sa créance était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir à partir de la consolidation de son état de santé en 2018. La requérante ne pouvant être considérée comme ayant ignoré l'existence de sa créance, l'exception de prescription a été retenue.

Avocat : GARET

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303321

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'avis de sommes à payer émis par le CHU de Rennes à l'encontre du Pôle de santé Léonard de Vinci pour des actes de biologie moléculaire hors nomenclature. Le tribunal a jugé que le CHU, en sa qualité d'établissement public de santé, ne pouvait pas facturer ces prestations à un établissement privé, car elles relèvent des missions d'intérêt général (MERRI) financées par la dotation MIGAC. La décision s'appuie sur les articles L. 162-22-13 et D. 162-6 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'arrêté du 23 juillet 2021, qui encadrent le financement de ces activités.

Avocat : MARTIN

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402815

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire de révocation prononcée à l'encontre d'un agent de la fonction publique hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'administration a respecté son obligation de communication intégrale du dossier à l'agent poursuivi, notamment en lui transmettant toutes les pièces pertinentes, y compris les procès-verbaux d'audition. Les moyens soulevés, fondés sur un prétendu défaut de loyauté dans l'administration de la preuve, sont jugés infondés. **Textes appliqués** : Articles L. 532-4 et L. 137-1 du code général de la fonction publique relatifs aux droits de la défense et à la composition du dossier individuel de l'agent.

Avocat : EYRIGNOUX

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507639

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien et lui interdisant le retour sur le territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par le requérant concernant l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale. Il estime que l'arrêté attaqué est suffisamment motivé et que la situation de l'intéressé a fait l'objet d'un examen particulier. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1).

Avocat : NOHE-THOMAS

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507655

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en estimant que la situation personnelle et familiale du requérant ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LE VERGER

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507826

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'éloignement. Le litige a été privé d'objet car le préfet a abrogé l'arrêté attaqué avant le jugement, ce qui entraîne la disparition rétroactive de l'acte. En conséquence, le tribunal n'a pas eu à statuer sur le fond de la requête.

Avocat : SELARL SMETH

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507834

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le requérant ne satisfaisait pas aux conditions légales, notamment celles de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il n'établissait pas une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français mineur. Elle a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu notamment de la mesure de placement de l'enfant.

Avocat : AKADAR

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507835

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Morbihan n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'appuyant sur l'avis défavorable du collège médical de l'OFII pour rejeter la demande de séjour pour soins (article L. 425-9 du CESEDA). Elle a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de la décision et au respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés.

Avocat : DELILAJ

20 mars 2026• 4ème Chambre