Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603636
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par une étudiante algérienne demandant la suspension d'une décision implicite de rejet de son renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction rend ces conclusions sans objet, car la requérante dispose déjà d'un document provisoire lui garantissant ses droits. Le juge donne acte du désistement partiel de la requérante et rejette sa demande de suspension, en application des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604406
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous à une ressortissante malienne pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, l'administration n'ayant pas répondu à sa demande de rendez-vous en ligne depuis octobre 2025. Le préfet doit lui communiquer cette date dans un délai de six semaines.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606027
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pour irrecevabilité manifeste. Le tribunal constate que le recours, introduit par un étranger en rétention, a été enregistré après l'expiration du délai impératif de 48 heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il écarte le moyen tiré de l'absence d'association habilitée dans le lieu de rétention, relevant que le requérant avait été informé de ses droits à une assistance.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406757
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait classé sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'une ressortissante haïtienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en refusant d'enregistrer sa demande au seul motif qu'elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) non exécutée, ce qui ne constitue pas un motif légal de rejet d'enregistrement. La solution est fondée sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que le refus d'enregistrement n'est possible que pour dossier incomplet ou demande abusive.
Avocat : LOUISA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404737
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise clôturant la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, fondé sur le type de visa détenu et non sur l'incomplétude du dossier, était illégal. La décision administrative a ainsi été annulée pour excès de pouvoir, sur le fondement des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PLACE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2408279
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait clôturé la demande de titre de séjour pour soins d'un ressortissant congolais au motif d'une obligation de quitter le territoire non exécutée. La juridiction a jugé que ce refus d'enregistrement, alors que le dossier n'était ni incomplet ni abusif, constituait un défaut d'examen sérieux de la demande, méconnaissant les dispositions des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est donc tenu de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant.
Avocat : ESSONO NGUEMA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500102
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par le préfet du Val-d'Oise de la demande de titre de séjour d'un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France (depuis 2015) et de son insertion professionnelle stable (CDI depuis 2020). Elle a enjoint à l'administration de délivrer une carte de séjour temporaire "salarié" dans un délai de trente jours et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : POIRIER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500299
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de regroupement familial pour l'épouse d'un ressortissant turc, fondé sur l'insuffisance des ressources et du logement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision du préfet du Val-d'Oise, estimant que l'appréciation des ressources était erronée. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois. **Textes appliqués** : Articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs aux conditions de ressources et de logement pour le regroupement familial.
Avocat : TORDJMAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500388
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet du Val-d'Oise de délivrer des documents de circulation pour étranger mineur (DCEM) à trois enfants. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions légales, notamment la justification d'éléments nouveaux depuis un précédent rejet, n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit asile (CESEDA) régissant la délivrance du DCEM.
Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502683
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision attaquée, fondée sur l'évaluation des conditions de séjour de l'intéressé, est donc confirmée.
Avocat : GONIDEC
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502772
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant portugais. Le juge a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait fondé sa décision sur des faits (une interpellation pour tentative d'homicide) qui ont par la suite donné lieu à une relaxe par le tribunal correctionnel. Par conséquent, ces éléments ne permettaient pas de caractériser, au moment de la décision, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FELENBOK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502800
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. La juridiction a estimé que le préfet de Seine-Saint-Denis avait commis une erreur manifeste d'appréciation, car l'intéressé, citoyen de l'Union européenne, justifiait d'une activité professionnelle stable et que ses infractions routières ne constituaient pas une menace suffisamment grave pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ZOUBKOVA-ALLIEIS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502973
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet pouvait légalement appliquer le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) plutôt que l'accord franco-algérien de 1968 pour prononcer cette mesure. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, au regard de la situation personnelle de l'intéressé.
Avocat : OLIBE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507722
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant turc de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée, ne révèle aucun défaut d'examen sérieux de la situation du requérant, et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BALIKCI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524884
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un chauffeur VTC visant à suspendre la décision préfectorale lui retirant sa carte professionnelle. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la suspension et l'injonction de restitution ont été refusées.
Avocat : GIBERT JORDAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2525024
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant, un ressortissant guinéen, n'a pas démontré que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL AMINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601153
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la requête, qui vise à assurer l'exécution d'une précédente décision de justice, relève de l'article L. 911-4 du code de justice administrative (procédure d'exécution forcée) et non de l'article L. 521-3 (référé "mesures utiles") invoqué par le requérant. Par conséquent, le juge des référés, dont le pouvoir est subsidiaire, se déclare incompétent pour ordonner la mesure sollicitée.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601188
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour et un récépissé de travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, car l'administration a convoqué la requérante après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602469
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, ni une situation d'urgence justifiant la suspension. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602500
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition nécessaire pour prononcer la suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction et de provision au titre de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.
Avocat : CHINOUF