Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600581

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un fonctionnaire hospitalier contestant son exclusion d'une liste de promotion au grade d'ouvrier principal de première classe. Le juge estime que les moyens invoqués, fondés sur la diffusion puis le retrait d'une liste préliminaire et sur un sentiment d'injustice, sont inopérants. Il rappelle que la promotion, régie par les décrets n° 2016-636 et n° 2016-1705, relève d'une appréciation discrétionnaire de l'administration fondée sur la comparaison des mérites professionnels des agents, et non d'un droit.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600024

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le document présenté ne constitue pas une requête juridictionnelle valable, car il ne contient pas de conclusions soumises au juge. De plus, la demande d'annulation du refus de versement d'une indemnité par le centre hospitalier est jugée tardive, ayant été introduite au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la notification du rejet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600499

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... pour incompétence manifeste. Le litige principal concernait le recouvrement contesté d'une créance non fiscale par Vannes Agglomération via une saisie administrative à tiers détenteur. La juridiction a jugé que ce contentieux relevait exclusivement du juge de l'exécution (ordre judiciaire), conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600526

Le Tribunal administratif de Rennes statue sur une requête en excès de pouvoir visant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il constate que la requête enregistrée sous le n° 2600526 est un doublon d'une autre requête identique (n° 2600490) déjà en instruction. Par conséquent, le tribunal ordonne la radiation de la requête doublon du registre du greffe, sans examen du fond. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601206

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir. Le litige principal concernait le recouvrement d'une facture entre personnes privées (une psychomotricienne et ses clients). La juridiction a déclaré son incompétence, estimant que ce contentieux relève de la juridiction judiciaire, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601893

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une mère visant à ordonner la mise en place immédiate d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour son enfant. Le juge a estimé que la situation, bien que préoccupante, ne présentait pas le caractère d'urgence requis, notamment l'imminence d'un risque de déscolarisation, pour justifier une mesure de référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, tout en laissant la possibilité d'une nouvelle saisine en cas de dégradation de la situation.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602048

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... dirigée contre son opérateur téléphonique Free pour un litige contractuel. Le tribunal a jugé que ce litige, relevant des rapports de droit privé entre un client et une entreprise, n'entrait pas dans le champ de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables pour incompétence.

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401212

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par les ordres des masseurs-kinésithérapeutes contre l'autorisation d'exercer délivrée à une ressortissante britannique. Le tribunal a jugé que la directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles s'appliquait, permettant la reconnaissance de son diplôme acquis au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition post-Brexit. La décision préfectorale d'autorisation est ainsi confirmée comme légalement fondée.

Avocat : AG AVOCAT SELARLU

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404485

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions du préfet de l'Isère refusant la délivrance de documents de circulation pour étranger mineur (A...) à deux enfants algériens. Le juge a estimé que ce refus, en empêchant les enfants de participer à des voyages scolaires ou familiaux, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les demandes d'injonction ont été écartées car l'un des enfants était devenu majeur et l'autre avait obtenu le document en cours d'instance.

Avocat : COUTAZ

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510463

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. Elle a également jugé que le refus d'accorder un délai de départ volontaire était légal au regard des dispositions de l'article L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BLANC

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510571

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante marocaine et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne tenant pas suffisamment compte de la situation de handicap du fils de la requérante, qui constitue un motif humanitaire exceptionnel justifiant son maintien en France. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de destination ont également été annulées.

Avocat : COLLANGE

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512811

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et un arrêté l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que l'administration avait légalement refusé la délivrance du titre au titre de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, considérant que l'état de santé du requérant ne présentait pas le caractère d'urgence absolue requis. Les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ont également été écartés.

Avocat : SCHURMANN

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512951

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. F... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légal, notamment car le signataire était compétent, la motivation suffisante, et que le maintien irrégulier du requérant après l'expiration de son titre de séjour justifie la mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NAJJARI

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601494

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus implicite de renouveler un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ces conclusions après l'obtention d'une carte de séjour, le juge a donné acte de ce désistement. Il a cependant condamné l'État à verser 1 200 € à l'avocat du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que la délivrance du titre n'était intervenue qu'à la suite de l'introduction du recours.

Avocat : HUARD

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601281

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une mise en demeure de démolir. La SCI requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale, condition nécessaire pour obtenir la suspension en urgence. Le juge a appliqué l'article L. 521-1 du code de justice administrative et a également rejeté les demandes de frais de procès présentées par les deux parties.

Avocat : JOUAN

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602142

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension en référé de la délibération de la commune de Passy autorisant un appel à manifestation d'intérêt pour l'exploitation d'une activité d'accrobranche. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la procédure, qui relève d'une simple autorisation d'occupation du domaine public (article L. 2122-1 du CGPPP), et non d'une délégation de service public. Le juge a également estimé que la condition d'urgence n'était pas établie de manière suffisante.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602156

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour d'un ressortissant sénégalais, père d'un enfant français. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire dans un délai de deux mois et une attestation permettant de travailler dans un délai de trois jours, sous astreinte.

Avocat : SARL JBV AVOCATS

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602304

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire valant permis de démolir. La requérante, une voisine, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, notamment au regard des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme invoquées. La juridiction a également estimé que la condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas établie.

Avocat : SELARL ASTELIA AVOCATS

20 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602144

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, rejette la requête de la société La Compagnie des Montagnes. Le juge estime que l'exploitation d'un parcours d'accrobranche sur une base de loisirs communale ne constitue pas une délégation de service public, mais relève d'une simple autorisation d'occupation du domaine public. Par conséquent, la procédure d'appel à manifestation d'intérêt engagée par la commune de Passy n'était pas soumise aux règles de publicité et de mise en concurrence du code de la commande publique invoquées par la requérante.

Avocat : AARPI ADMYS AVOCATS

20 mars 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602146

Sujet principal : Demande de suspension et d'annulation d'une procédure de marché public pour travaux, fondée sur des manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référés). Solution retenue : Le juge prononce le non-lieu à statuer sur la requête. Il constate que la procédure de passation du marché contestée a été arrêtée par l'autorité adjudicatrice, privant ainsi la demande de son objet. Textes appliqués : Articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, qui régissent le référé précontractuel mais prévoient que le juge ne peut exercer ses pouvoirs lorsque la procédure de passation est abandonnée.

Avocat : ROCHER-THOMAS

20 mars 2026