Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601308
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et enjoignant de quitter le territoire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, en raison de l'urgence de sa situation. La décision sur le fond de la demande de suspension (sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative) n'est pas encore rendue dans cet extrait. **Textes appliqués** : Article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : DERBALI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601353
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant les vérifications d'empreintes dans la base Eurodac et les conditions d'accueil en Croatie, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601354
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure de prise d'empreintes et aux prétendues défaillances systémiques en Croatie, n'étaient pas de nature à entacher la légalité de la décision préfectorale. La juridiction a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III).
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211716
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un litige contractuel entre la société Sarmates et la communauté de communes de Moret-Seine-et-Loing (CCMSL) concernant le solde d'un marché public de travaux. Le tribunal a rejeté la demande principale de la société fondée sur l'existence d'un décompte général définitif tacite, considérant que la CCMSL avait notifié un décompte général régulier dans les délais. Il a examiné au fond les pénalités de retard et autres retenues contestées par l'entreprise, en application des stipulations contractuelles et des principes du droit des marchés publics.
Avocat : CABINET FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-1904527
Le Tribunal administratif de Melun (8ème chambre) a été saisi par la société SEPUR pour contester l'application de pénalités et l'émission de titres exécutoires par le SIETOM 77 de la région de Tournan-en-Brie, dans le cadre d'un marché de collecte des ordures ménagères. Les parties ont conclu un protocole transactionnel pour mettre fin au litige et ont conjointement demandé son homologation sur le fondement de l'article L. 213-4 du code de justice administrative. Le tribunal a homologué cette transaction, mettant ainsi un terme aux procédures, après avoir constaté que l'objet en était licite, qu'elle résultait du consentement libre des parties et que les concessions étaient équilibrées.
Avocat : CABINET LHERITIER AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404075
Sujet principal : Recours contre le refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil de demandeurs d'asile par l'OFII. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a jugé la requête recevable et a annulé la décision de l'OFII du 26 juillet 2022, en relevant notamment que l'office était en situation de compétence liée pour refuser le rétablissement, les requérants n'ayant plus la qualité de demandeurs d'asile à cette date. Textes appliqués : Articles L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (substitution de base légale), et R. 421-1 du code de justice administrative (délai de recours).
Avocat : FEVRIER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405414
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir réparation pour un licenciement ou un non-renouvellement de contrat illégal de la part de la commune de Vitry-sur-Seine. La juridiction a estimé que la décision de non-renouvellement du contrat à durée déterminée, notifiée le 28 février 2024, était légale et ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La solution s'appuie sur les dispositions statutaires de la fonction publique territoriale, notamment la loi du 26 janvier 1984.
Avocat : PEREZ ZARUR
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405635
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-algérien de 1968 était inopérant, car la demande initiale ne se fondait pas sur les stipulations pertinentes de cet accord. Il a également estimé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale du requérant.
Avocat : OUEDRAOGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405910
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-de-Marne. Le juge a considéré que l'administration avait légalement utilisé son pouvoir de classement sans suite, prévu à l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, en raison du défaut de production dans les délais des pièces complémentaires demandées. Les arguments de la requérante, notamment sur la force majeure et la non-nécessité de la pièce, n'ont pas été retenus comme suffisants pour remettre en cause la régularité de la décision administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406538
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à son allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII était en situation de compétence liée pour cesser le versement, car le droit de Mme B... de se maintenir sur le territoire français avait pris fin suite à une décision d'irrecevabilité de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). La solution est fondée sur les articles L. 551-13, L. 542-1, L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : THISSE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406666
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi de deux requêtes distinctes de M. C... concernant le refus d'un contrat jeune majeur et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation du refus de contrat jeune majeur, estimant que l'intéressé avait atteint l'âge de 21 ans au plus tard le 4 mars 2025, en se fondant sur une décision de la cour d'appel de Paris du 4 mars 2022 ayant prononcé la mainlevée de son placement. Concernant la demande de titre de séjour, la juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut de notification régulière de la décision préfectorale contestée.
Avocat : BERTAUX
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409146
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte d'identité et de son passeport. Le juge a estimé que l'administration, en application des décrets n°55-1397 et n°2005-1726, disposait d'un doute suffisant sur l'identité du requérant pour justifier son refus, ce doute étant fondé sur une enquête antérieure ayant conclu à une usurpation d'identité. Le tribunal a également écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision attaquée.
Avocat : SELARL LEVY AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410133
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... épouse C... visant à annuler la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement notifié la mise en demeure de produire des pièces complémentaires via la plateforme dématérialisée, conformément aux articles 35 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'arrêté du 3 février 2023. Le classement sans suite pour défaut de réponse dans le délai imparti est donc légal, l'absence de consultation de l'espace personnel ne constituant pas une circonstance imprévisible et indépendante de la volonté du demandeur.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413982
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le tribunal a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne, estimant que l'administration n'avait pas démontré que le requérant n'avait pas répondu à la mise en demeure dans les délais. La solution s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et les principes généraux du contrôle juridictionnel.
Avocat : GAFSIA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414904
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... F... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-de-Marne était compétent pour signer l'arrêté et que les griefs soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des droits, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415280
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite la demande de naturalisation de la requérante. Le tribunal a jugé que le classement était irrégulier car la mise en demeure de produire des pièces complémentaires, prévue à l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne fixait aucun délai pour y répondre, condition pourtant nécessaire à un tel classement. La décision est donc annulée pour inexacte application de la réglementation, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres conclusions.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416072
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le préfet du Val-de-Marne a légalement pris cette décision, car le requérant n'a pas présenté, lors de son entretien d'assimilation, l'apostille originale de son acte de naissance qui avait été jointe à sa demande initiale, malgré une convocation l'y enjoignant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 41 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui autorise un tel classement en cas de défaut de production des originaux des pièces nécessaires.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500756
Sujet principal : Recours contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) d'une ressortissante ivoirienne. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (5ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et ne prononce pas l'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 juin 2024. Les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale) sont écartés. Textes appliqués : Articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), dont l'application est examinée au regard des circonstances de l'espèce.
Avocat : BOULA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503108
Le Tribunal Administratif de Melun statue sur la liquidation d'astreintes prononcées pour assurer l'exécution d'un jugement antérieur relatif à la situation de séjour d'un ressortissant étranger. Il prononce un non-lieu à liquider concernant la première astreinte, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour étant intervenue dans les délais. En revanche, il liquide la seconde astreinte pour exécution tardive du réexamen prescrit, mais en modère le montant à 75 euros par jour, pour un total de 6 750 euros, en tenant compte des diligences de l'administration et du caractère favorable de la décision finale. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative.
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517862
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite la demande de naturalisation de la requérante. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en appliquant rétroactivement des décrets de 2020 et 2024 sur la légalisation des actes à une légalisation effectuée en 2019, ce qui constitue une méconnaissance du champ d'application temporel de la loi. La décision de classement sans suite est donc entachée d'illégalité.
Avocat : SALKAZANOV