Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518969
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en annulation d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale, car le visa a été délivré après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : NEVE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519070
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de visas de court séjour. La juridiction constate plusieurs irrecevabilités manifestes, notamment l'absence de recours administratif préalable obligatoire devant la sous-directrice des visas, exigé par les articles D. 312-3 et D. 312-4 du CESEDA. Le rejet est également fondé sur le défaut de régularisation de la requête après mise en demeure et sur l'inobservation des règles de procédure (élection de domicile, signature, copies).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519746
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour. La juridiction relève que l'objet du litige a disparu, l'autorité consulaire ayant délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, ce qui implique le retrait de la décision initialement attaquée. Elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision de non-lieu et condamne l'État, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code, à verser 800 euros aux requérants au titre de leurs frais.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603699
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge des référés estime que les requérants ne justifient pas de l'urgence particulière requise pour intervenir avant la décision de la commission de recours administrative. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Avocat : YEMENE TCHOUATA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302091
La société Vert-Marine demande réparation pour son éviction d'une procédure de concession d'un centre aquatique. Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette sa demande, estimant que l'autorité concédante n'a pas commis de faute en ne déclarant pas irrégulière l'offre du concurrent retenu. La décision s'appuie sur les articles L. 1411-1 du code général des collectivités territoriales et L. 1121-3 du code de la commande publique.
Avocat : LELARL AUDICIT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503224
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire. Le juge a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, l'arrêté préfectoral du 20 mars 2025 ayant été régulièrement notifié le 27 mars 2025, alors que la requête n'a été enregistrée que le 25 juin 2025, au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions subsidiaires (injonction et frais) ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601357
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante indonésienne, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard de sa situation familiale et professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502214
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la mise à sa charge d'une contribution d'obligée alimentaire dans le cadre d'une décision d'aide sociale à l'hébergement. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401580
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son placement à l'isolement de trois mois au centre de détention de Montmédy. Le tribunal a jugé que la décision du directeur de l'établissement était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et le respect des droits de la défense. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, en particulier ses articles L. 213-8 et R. 213-18 à R. 213-23, relatives aux conditions du placement à l'isolement.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600145
Le Tribunal Administratif de Nancy donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., dans son recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600823
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé. Le juge relève que l'administration a, pendant la procédure, délivré le récépissé sollicité, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer.
Avocat : GRÜN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600856
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français, a statué sur sa compétence territoriale. Considérant que la requérante avait été ultérieurement assignée à résidence à Argenteuil (Val-d'Oise) par une décision judiciaire, le tribunal a appliqué les articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA. Il a en conséquence ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent en raison du lieu de l'assignation à résidence.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2210000
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Nord. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : CARDON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510713
Le Tribunal Administratif de Lille constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler le refus de remise d'un indu de prime d'activité. Cette décision est prise car la dette litigieuse a été annulée par la caisse après l'introduction du recours, privant celui-ci de son objet. Le tribunal fonde son ordonnance sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601463
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car le dossier de l'intéressé était incomplet. L'administration n'était donc pas tenue de délivrer un récépissé, ce qui fait obstacle à la mesure sollicitée.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302583
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., mettant ainsi fin à la procédure. Le litige portait initialement sur le refus de prise en charge par un EHPAD de frais médicaux liés à un accident de travail. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise un magistrat désigné à constater un désistement. En conséquence, aucune décision sur le fond de l'affaire n'a été rendue.
Avocat : BOUSSOUM
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600975
Sujet principal : Recours contre un courrier d'avertissement adressé à une conservatrice des monuments historiques. Juridiction : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand (ordonnance du président de la formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Le juge estime que le courrier litigieux, un simple avertissement, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Avocat : CHANLAIR
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600986
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'une agente contractuelle visant à annuler le refus de sa demande de télétravail. La juridiction a jugé que ce refus, motivé par les nécessités du service, constituait une simple mesure d'ordre intérieur ne portant pas atteinte aux droits statutaires ou fondamentaux de l'agent et ne faisant donc pas grief. En conséquence, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré manifestement irrecevable, conformément aux dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301829
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants dans leur recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable. Il rejette comme manifestement irrecevables les conclusions reconventionnelles de la bénéficiaire de l'autorisation, fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, estimant que ce texte n'est pas applicable à une telle décision. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne les requérants désistés à verser 1 000 euros à la défenderesse au titre des frais non compris dans les dépens.
Avocat : LAPLACE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402135
Le Tribunal administratif de Pau donne acte du désistement pur et simple de la requête de la SAS Les Jardins d’Iroise d’Artix, qui met ainsi fin à son recours visant à contester des mesures administratives de contrôle. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BESSA