Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502552
Le Tribunal Administratif de Pau donne acte du désistement pur et simple de la SCI La Grohe, qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre un permis d'aménager. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603258
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la préfète ayant accordé le renouvellement en cours d'instance, rendant la demande sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SENE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406777
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une requête concernant une demande de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales après l'obtention d'une carte de séjour, le tribunal donne acte de ce désistement. Il rejette sa demande d'allocation pour frais de procédure prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : PAQUET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408331
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de l'association One Voice, qui demandait l'annulation et l'abrogation d'une instruction préfectorale. Cette constatation est motivée par le fait que le Conseil d'État a déjà annulé la disposition contestée (le point 8 de l'instruction du 23 février 2024) par une décision du 18 avril 2025, rendant l'objet du litige sans objet. Le tribunal rejette également la demande de condamnation de l'État aux frais de procédure au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : THOUY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510096
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur un recours pour excès de pouvoir concernant un refus implicite de communication de documents administratifs (conventions de ramassage des déchets). Constatant que la collectivité a finalement transmis les documents demandés en cours d'instance, le tribunal ordonne qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, et rejette la demande d'allocation pour frais d'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la caducité de l'objet du litige (article R. 222-1).
Avocat : COTTET-EMARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511441
Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le renouvellement d'une carte de résident. La juridiction donne acte du désistement de la requérante, rendu sans objet par la délivrance de la carte par la préfecture, et rejette sa demande de condamnation de l'État aux frais de l'instance. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515074
Sujet principal : Demande d'annulation du refus d'autorisation de licenciement économique. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (ordonnance de la présidente de la 5ème chambre). Solution retenue : Constatation de l'absence de lieu à statuer sur le fond, suite au retrait par le ministre de la décision contestée et à l'autorisation du licenciement ; acte est donné du désistement de la société requérante concernant les frais de l'instance. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoirs d'ordonnance).
Avocat : SELARL DBA AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402963
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que le refus de l'OFII, fondé sur le refus par le requérant d'une orientation en région et d'une proposition d'hébergement, était légal. Elle a appliqué les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la décision contestée était motivée et avait pris en compte la situation du demandeur. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée pour défaut de dépôt d'une demande préalable.
Avocat : MEKARBECH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405610
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de la requérante. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que sa présence constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les faits reprochés, compte tenu de leur caractère isolé et des peines prononcées, ne justifiaient pas un tel refus.
Avocat : CLAROU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603170
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal autorisant des travaux d'entretien sur un poste de relevage. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison du caractère limité et temporaire de l'atteinte alléguée à son droit de propriété. L'ordonnance est rendue en application de l'article L. 522-3 du même code, la demande étant jugée mal fondée sur le critère de l'urgence.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608217
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'arrêté d'interdiction de retour pris à l'encontre du requérant. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient légalement prises par une autorité compétente, suffisamment motivées et fondées sur un examen individuel de la situation. Elle a notamment examiné les griefs au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608241
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral fixant le pays d'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, était compétent pour prendre cette décision distincte d'exécution d'une peine d'interdiction du territoire prononcée par une juridiction pénale. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sous réserve du respect des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529280
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un détenu demandant l'annulation du refus de son transfert vers un autre établissement pénitentiaire. Le juge considère que ce refus constitue une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car le requérant n'établit pas qu'il porte atteinte à ses libertés ou droits fondamentaux. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528747
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement de M. B... de sa requête en annulation du rejet de renouvellement de sa carte de séjour. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après une ordonnance des référés, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Avocat : KATI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530862
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que ce refus méconnaissait l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ayant déposé un dossier complet. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction de délivrer un récépissé, une décision implicite de rejet de la demande de titre étant intervenue entre-temps, et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais engagés.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504454
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissant les conditions posées par l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment le caractère réel et sérieux de la formation suivie par l'intéressé et son insertion sociale. Le tribunal a en conséquence ordonné au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504500
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour un séjour régulier, notamment au regard de l'absence de menace pour l'ordre public et du non-respect des conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une violation du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant ont également été écartés.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535332
Le Tribunal Administratif de Paris a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de titre de séjour et à enjoindre au préfet de police de lui en délivrer un. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieure à l'introduction du recours, d'un certificat de résidence au requérant, rendant ses conclusions sans objet. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : MILEO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536753
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête d'un demandeur contestant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour, car le préfet de police a ultérieurement accordé ce titre. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CALVO-PARDO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306448
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'allocataire contestant une mise en demeure de remboursement de primes d'activité et des décisions de remise partielle de dette. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la mise en demeure, celle-ci constituant un simple acte préparatoire, et a estimé infondées les demandes d'annulation des décisions de remise partielle, l'allocataire n'établissant pas que l'organisme avait méconnu ses obligations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.