Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507843
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur la séparation des époux, matérialisée par un divorce prononcé en juin 2024, ce qui la privait du bénéfice de plein droit prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour les conjoints de Français. La juridiction a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté et n'a pas constaté d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : WINDEY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507392
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour pour raison médicale et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Ain, considérant que le refus de titre de séjour reposait sur une appréciation erronée de l'état de santé du requérant au regard des conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : DACHARY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507431
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant tunisien contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que le refus de titre de séjour était légal au regard des conditions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ont été écartés.
Avocat : ROYON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513275
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une procédure d'exécution d'un jugement antérieur ayant annulé le refus implicite d'un titre de séjour et enjoint à la préfète de réexaminer la demande. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui renonce à ses conclusions demandant la prescription de mesures d'exécution. Le tribunal rejette le surplus de ses conclusions, notamment sur les frais d'instance, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602441
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté une demande de référé-suspension visant une décision de la métropole de Lyon mettant fin à l'hébergement d'une mère et de ses deux enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante bénéficiant d'une solution potentielle d'hébergement, et que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande d'injonction a également été rejetée comme excédant l'office du juge des référés.
Avocat : GLC AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602459
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un référé-liberté concernant l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de suspension et d'injonction, car le ministre de l'intérieur avait, postérieurement à la requête, retiré la décision litigieuse et attribué les points du stage au requérant, privant ainsi ces conclusions de leur objet. Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, et le tribunal s'est fondé sur les articles L. 521-1 et R. 222-1 du même code.
Avocat : YANA AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602597
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant guinéen demandant l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai écoulé depuis la première sollicitation en avril 2024 caractérisait l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a enjoint à l'administration de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a rejeté la demande d'astreinte et l'injonction préalable de délivrer un récépissé, tout en allouant 500 euros à l'intéressé au titre des frais exposés.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602684
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune d'Oullins - Pierre-Bénite d'expulser un occupant sans titre d'une parcelle du domaine public. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, notamment au regard de la situation de grande précarité de l'occupant et de l'absence de danger grave et imminent. La juridiction a toutefois accordé à l'occupant l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602887
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F..., un ressortissant vénézuélien, qui contestait les mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) prises par le préfet de l'Ain. La juridiction a estimé que les griefs relatifs au défaut de motivation, à l'absence d'examen individuel de sa situation et aux vices de procédure n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment concernant la procédure contradictoire et les conditions d'éloignement.
Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318563
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'une fonctionnaire demandant l'annulation du tableau d'avancement de 2023 au grade d'adjoint administratif principal de première classe au ministère de l'intérieur. Le juge, exerçant un contrôle restreint à l'erreur manifeste d'appréciation conformément à l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique, estime que l'administration n'a pas commis une telle erreur dans l'appréciation des mérites des candidats, ni méconnu le principe d'égalité de traitement. La requérante n'est donc pas fondée à obtenir l'annulation ni une injonction de promotion ou de réexamen.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603351
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car le demandeur n'a pas encore pu déposer formellement sa demande de renouvellement, empêchant ainsi la naissance d'une décision implicite au sens des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute de décision administrative contestable.
Avocat : RIKABI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515287
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation pour incomplétude. La juridiction estime que le dossier était effectivement incomplet, faute de production du justificatif de niveau de langue requis ou d'une dispense médicale régulière, conformément aux articles 40 et 14-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le recours est donc jugé irrecevable, la requérante n'ayant pas utilement contesté le motif d'incomplétude opposé par la préfecture.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405209
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que le document remis au requérant ne satisfaisait pas aux exigences de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint à l'administration de délivrer le récépissé réglementaire dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602225
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le juge a estimé que la plainte déposée devant le procureur de la République relevait manifestement de la compétence de l'autorité judiciaire. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602746
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, bien que pouvant se prévaloir d'une présomption d'urgence, n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GILLIOEN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602748
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête d'un majeur protégé demandant son relogement et constatant une carence de protection. Le juge a estimé que la demande, liée à la gestion d'une curatelle renforcée, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge des tutelles). La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, car elle n'entrait pas manifestement dans la compétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413636
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour pour raisons médicales à une ressortissante ivoirienne. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture, constatant l'absence de preuve de la délivrance effective d'un titre. Il a ordonné au préfet de procéder au réexamen de la demande de l'intéressée dans un délai d'un mois, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LESUEUR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.
Avocat : HEURTON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603254
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté de changement d'affectation d'une agente publique. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment quant au caractère disciplinaire déguisé de la mesure et au non-respect de procédures, ne créaient pas un doute sérieux sur sa légalité. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BRILLIER LAVERDURE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603256
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension des décisions de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge estime que la demande de suspension de l'OQTF est irrecevable car le recours au fond fait déjà obstacle à l'éloignement, et que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité ne sont pas remplies pour les autres mesures. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.