Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603432

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité du rejet. La requête a été jugée irrecevable au regard de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : DEME

19 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603434

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté municipal de mise en demeure d'interrompre des travaux. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été déclarée irrecevable sur ce point et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : SCP LEMOINE CLABEAUT

19 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603453

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à obtenir la preuve de la notification de sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et le rétablissement de ses droits. Le juge estime que l'injonction de rétablir les droits ferait obstacle à l'exécution de la décision administrative de radiation, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée comme mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

19 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603608

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une mutation d'un adjudant de gendarmerie. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant qu'une mutation d'intérêt du service, en l'absence de circonstances particulières, ne porte pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'agent. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL MDMH

19 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603611

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et une décision sur une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande d'injonction est mal fondée, car un délai implicite de rejet de la demande de titre de séjour est né après quatre mois de silence de l'administration, mettant ainsi fin à la phase d'instruction. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant la décision implicite de rejet.

Avocat : PALLANCA

19 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603612

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à faire retirer la décision invalidant le permis de conduire du requérant pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas établie et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de décisions administratives implicites de rejet, ce que l’article L. 521-3 du code de justice administrative interdit. La demande est rejetée par application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : WECKERLIN

19 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603695

Sujet principal : Demande de suspension des effets d'un scrutin municipal et d'empêcher l'installation du conseil municipal. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car le litige relève du juge de l'élection et non du juge des référés administratif. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

19 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225830

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en annulation des délibérations du 11 juillet 2022 de l'université Paris Dauphine-PSL concernant son nouveau régime indemnitaire et son référentiel des équivalences horaires. La juridiction retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit au-delà du délai de deux mois à compter de la publication des actes attaqués, en l'occurrence les 12 et 18 juillet 2022. Le tribunal applique les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative sur les délais de recours et écarte l'argument des requérants selon lequel une saisine préalable du chancelier des universités aurait prorogé ce délai.

Avocat : CABINET HANNOTIN AVOCATS

19 mars 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227223

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État pour réparer les préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale en l'absence de faute démontrée. Il a procédé à une évaluation forfaitaire des préjudices temporaires (déficit fonctionnel et souffrances endurées) sur le fondement des principes de la responsabilité administrative.

Avocat : MIGAT-PAROT

19 mars 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227224

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, ouvrant droit à réparation des préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale faute de faute démontrée. Les montants alloués pour chaque chef de préjudice (déficit fonctionnel, souffrances endurées, etc.) ont été fixés en deçà des sommes demandées par le requérant, sur le fondement des dispositions régissant la responsabilité administrative et l'indemnisation des fonctionnaires.

Avocat : MIGAT-PAROT

19 mars 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.

Avocat : KHITER

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421156

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'agrément pour exercer en tant qu'agent de police municipale. Le tribunal a jugé que le préfet de police, en se fondant sur les antécédents judiciaires de la requérante, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des conditions de moralité exigées par l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'un défaut de motivation.

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421540

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation des consorts A... suite au décès de leur parente. La juridiction a estimé que la prise en charge médicale était conforme aux règles de l'art, excluant ainsi toute faute de l'AP-HP au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Elle a également considéré que les conditions pour une indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, l'infection fatale étant indissociable de l'état de santé antérieur grave de la patiente.

Avocat : PARASTATIS

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424471

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, sa motivation suffisante et le respect du droit à être entendu. Elle a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et n'exposait pas l'intéressé à un traitement inhumain ou dégradant (article 3 de la CEDH), compte tenu de sa courte présence en France et de l'absence d'attaches personnelles.

Avocat : BOULESTREAU

19 mars 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425158

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS d’autoriser Mme A... à suivre une formation d’agent de sécurité privée. Le tribunal constate que la décision attaquée a été remplacée par une autorisation et une délivrance de carte professionnelle ultérieures, ce qui prive le recours de son objet. Il se déclare donc sans lieu de statuer sur l’annulation, mais condamne néanmoins le CNAPS à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais exposés pour le litige, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : KOUAMO

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427191

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus de délivrance d'un passeport français pour un enfant mineur, opposé par l'ambassade de France aux Comores. La juridiction a retenu deux vices de procédure : l'incompétence de l'agent signataire, faute de preuve de la publicité de sa délégation de signature, et l'insuffisance de motivation de la décision, qui ne précisait pas les faits justifiant le refus. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du décret n° 2005-1726 et du code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5).

Avocat : SAID-SOILIHI

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427487

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de révocation d'un adjoint d'animation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la sanction de révocation, prononcée par la maire de Paris suite à la condamnation pénale de l'agent pour violences conjugales, était légale et proportionnée. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de l'action sociale et des familles, qui interdisent l'exercice de certaines fonctions aux personnes condamnées pour ces faits.

Avocat : GENIES

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428335

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande de provision au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concernant le versement d'APL. Le juge a constaté que l'obligation de la CAF de Paris de verser l'aide au requérant n'était pas sérieusement contestable dans son principe, reconnaissant ainsi l'illégalité des décisions de suspension. Cependant, le montant exact de la provision n'est pas déterminé dans l'extrait fourni, l'instruction devant préciser la créance certaine après déduction des sommes déjà versées par la caisse.

Avocat : FOURNIER

19 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434288

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de délivrance de passeports français pour elle et son fils mineur par le consul général de France à Libreville. La juridiction a estimé que les autorités consulaires, en application de l'article 47 du code civil et du décret n°2005-1726, étaient fondées à refuser la délivrance en raison d'irrégularités substantielles sur l'acte de naissance gabonais de la requérante, créant un doute sur sa nationalité française. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.

Avocat : RONCUCCI

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504498

La requérante demande l'annulation du rejet implicite de sa demande d'effacement d'une mention d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du système d'information Schengen (SIS), cette OQTF ayant été annulée par le tribunal. Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête car il constate que l'administration a donné suite à la demande et que le signalement a été supprimé du SIS, rendant le recours sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure (articles R. 231-1 et R. 231-6) relatives au SIS.

Avocat : LASFARGEAS

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre