Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503494
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que les moyens soulevés (vice de procédure et erreur de fait) ne sont pas fondés, notamment car l'étranger ne conteste pas être dans le cas prévu par l'article L. 611-1 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions demandant l'annulation de la mesure d'éloignement et des mesures accessoires (interdiction de retour, signalement Schengen) sont rejetées.
Avocat : DULUCQ
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503564
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir un titre de séjour. La juridiction a estimé que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant cet arrêté, notamment au regard des conditions de séjour prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens invoqués, fondés sur la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'intérêt supérieur de l'enfant, n'ont pas été retenus comme rendant la mesure illégale.
Avocat : SGRO
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600561
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son maintien en rétention administrative et à obtenir une attestation de demandeur d'asile. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la compétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le caractère dilatoire de la demande d'asile, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
Avocat : TICOT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600699
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de son arrêté de maintien en rétention et la délivrance d'une attestation de demandeur d'asile. La juridiction a estimé que la demande d'asile, présentée tardivement lors de la rétention après une condamnation à une interdiction du territoire, était dilatoire et ne justifiait pas la suspension de la mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment concernant le caractère abusif d'une demande d'asile présentée pour faire échec à une expulsion.
Avocat : TICOT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601644
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que l'état de santé de l'intéressé, bien que sérieux, n'était pas d'une gravité telle que le transfert constituerait un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et la jurisprudence de la CJUE et de la CEDH concernant les exceptions médicales aux procédures de transfert Dublin.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601809
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler la décision préfectorale du 13 février 2026 ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable (l'Italie) était régulière, notamment au regard des empreintes enregistrées dans Eurodac, et a estimé que les moyens soulevés, concernant la motivation, le droit à l'information et les risques systémiques en Italie, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III).
Avocat : JASLET
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601859
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile soudanais vers l'Espagne, État membre responsable selon le règlement Dublin III. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur l'article 13.1 du règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III), avait été correctement appliquée et que les moyens soulevés (incompétence, vice de motivation, méconnaissance des droits fondamentaux) n'étaient pas fondés. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601868
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord était compétent pour prononcer ce transfert après l'acceptation explicite des autorités allemandes, et que la procédure respectait les dispositions du règlement (UE) n°604/2013. La demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602047
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral prolongeant l'assignation à résidence d'une ressortissante tunisienne. Le juge a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant que l'abrogation tardive de l'arrêté litigieux n'était pas définitive et que l'acte avait reçu exécution. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 731-1, et les principes gouvernant le recours pour excès de pouvoir.
Avocat : LABELLE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602087
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et les mesures associées. La juridiction a jugé que le préfet du Pas-de-Calais était compétent et que la motivation des décisions, fondée sur la situation irrégulière de l'intéressé et son absence de garanties de représentation, était suffisante. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés, l'arrêté étant légal au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602152
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé du refus de titre de séjour « parent d’enfant français ». La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que le requérant est en situation irrégulière depuis 2019 et que son maintien sur le territoire constitue une menace pour l'ordre public au regard de ses condamnations pénales. Elle ne relève pas non plus de doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, qui a procédé à un examen particulier de la situation au regard des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des conventions internationales invoquées.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602300
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le requérant contestait notamment la légalité de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), du refus de délai de départ volontaire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 4 mars 2026, considérant que la décision fixant l'Allemagne comme pays de destination était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard de la situation personnelle du requérant et des principes de non-refoulement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BADAOUI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602311
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé fiscal, a rejeté la demande de la société Eden Autos visant à mettre fin à une procédure de flagrance fiscale et à ordonner la mainlevée de saisies conservatoires. Le juge a estimé que les conditions légales de la flagrance fiscale, prévues à l'article L. 16-0 BA du Livre des Procédures Fiscales, étaient réunies, notamment en raison de l'absence réitérée de dépôt des déclarations de TVA. Il a également considéré que l'administration apportait la preuve de circonstances menaçant le recouvrement de la créance, justifiant les mesures conservatoires.
Avocat : SELAS BRASSART
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602313
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que l'administration, en instruisant la demande comme une demande de titre de séjour pour soins, avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation de la requérante au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit de l'Union européenne. Il a également considéré que les conditions de l'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'étaient pas établies.
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602370
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant roumain, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de circulation. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté et a estimé que le préfet du Nord avait légalement caractérisé une menace à l'ordre public justifiant la mesure. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401893
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024. Le tribunal a jugé que le préfet des Pyrénées-Atlantiques était compétent pour signer cet arrêté, qui rejetait une demande de titre de séjour et ordonnait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La décision a été prise en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 432-1 et L. 611-3.
Avocat : MASSOU DIT LABAQUERE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401932
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 refusant son titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment anciens et stables en France, était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les exigences de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BEDOURET
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503471
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant qui contestait son placement à l'isolement en maison d'arrêt. Cette décision fait suite au rejet préalable de sa demande de suspension en référé et à l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai légal d'un mois. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qui prévoit cette conséquence procédurale.
Avocat : SACEPE BETTINA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402294
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er août 2024 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légalement fondée sur l'article L. 611-1 4° du CESEDA, au motif que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée par l'OFPRA. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de la décision et à la méconnaissance de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.
Avocat : SP AVOCATS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402296
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant arménien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légalement fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile, conformément à l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la motivation de la décision était suffisante au regard de l'article L. 613-1 du même code et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : SP AVOCATS