Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01818
Avocat : SCP BOURGLAN - DAMAMME - LEONHARDT
Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC00355
Avocat : BERRY
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA02517
Avocat : DI NATALE
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA02802
Avocat : SCP FLORA GILBERT
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-26NT00520
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600733
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant, M. B..., qui avait saisi le juge pour enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de passeport. Le désistement est intervenu après que l'intéressé a finalement obtenu son document. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : PALOUX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603983
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette les demandes de suspension de décisions implicites de rejet de visa pour regroupement familial. Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard du respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La condition d'urgence, bien qu'établie, n'est pas suffisante en l'absence d'un tel doute sérieux sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SADOUN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300563
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice médical suite à une amputation. Le requérant et la CPAM ont soutenu que la responsabilité du CHRU de Tours était engagée pour faute, notamment en raison d'une intervention chirurgicale injustifiée et d'une infection nosocomiale. La juridiction a rejeté ces demandes, estimant que l'établissement n'avait pas commis de faute caractérisée dans la prise en charge du patient et que les conditions d'une indemnisation au titre de la solidarité nationale (ONIAM) n'étaient pas réunies.
Avocat : RIGLAIRE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300745
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé une demande d'indemnisation d'un fonctionnaire pour défaut de réintégration après une disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis de faute en ne procédant pas à la réintégration, malgré des avis médicaux favorables, car elle disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité de cette mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatives aux comités médicaux.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302561
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice lié à une infection nosocomiale contractée lors d'un accouchement au CHRU de Tours. La juridiction a partiellement fait droit aux demandes de la requérante et de la CPAM intervenante, en condamnant l'établissement hospitalier à verser des dommages-intérêts. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité médicale et du code de la sécurité sociale pour le recours subrogatoire de la CPAM.
Avocat : SCP ABCD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303522
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. La juridiction a jugé que le signataire de la décision contestée était compétent en vertu d'une délégation et que la procédure d'enquête administrative, incluant la consultation du fichier TAJ et la saisine des autorités judiciaires, avait été régulièrement suivie. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la sécurité intérieure (notamment l'article L. 612-20) et du code de procédure pénale (articles R. 40-29 et 230-8) pour conclure à l'absence d'erreur de droit ou de vice de procédure.
Avocat : DUFAUD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303626
**Sujet principal** : La requête concerne le refus du CHRU de Tours d'accorder la protection fonctionnelle à une aide-soignante se disant victime d'agressions sexuelles, de menaces de mort et de harcèlement psychologique sur son lieu de travail. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif d'Orléans (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision expresse de rejet du 4 octobre 2023. Il a jugé que le CHRU de Tours avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant la protection fonctionnelle au seul motif que les faits n'étaient pas "matériellement établis", sans procéder à une instruction suffisante pour vérifier la réalité des allégations et déterminer les mesures de protection appropriées. **Textes appliqués** : L'article L. 134-5 du code général de la fonction publique, qui impose à l'administration une obligation de protection de ses agents.
Avocat : SELARL ATLANTIC JURIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304030
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en responsabilité médicale formée contre le CHRU de Tours suite au décès d'un patient. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, notamment l'absence de faute établie par l'enquête pénale classée sans suite, ne démontraient pas l'existence d'une faute dans l'organisation ou le fonctionnement du service public hospitalier. Le tribunal a appliqué les principes généraux de la responsabilité hospitalière et a jugé que le lien de causalité entre la prise en charge et le décès n'était pas établi.
Avocat : SELARL DEREC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400290
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'étudiante en maïeutique demandant l'annulation de sa sanction de neuf semaines d'exclusion temporaire. La juridiction a estimé que la procédure disciplinaire, menée conformément au règlement intérieur de l'école, était régulière et que la sanction était proportionnée aux manquements répétés de l'étudiante à ses obligations, lesquels perturbaient le fonctionnement de l'établissement. La demande d'indemnité a également été rejetée.
Avocat : SELARL ATLANTIC JURIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400475
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de regroupement familial pour ses enfants. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité du recours, estimant que le requérant n'avait pas justifié avoir constitué un dossier complet, condition préalable à l'enregistrement de sa demande, conformément aux articles L. 434-4 et R. 434-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400525
Sujet principal : Recours contre le rejet d'un recours administratif préalable obligatoire visant l'annulation d'un titre de perception pour recouvrement d'un trop-versé d'indemnité pour temps d'activité et d'obligations professionnelles complémentaires (TAOPC). Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (1ère chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme A... et confirme la décision de l'établissement national de la solde (ENS) ainsi que le titre de perception. Il considère que la requérante, placée en congé de longue durée pour maladie (CLDM) pendant la période concernée, se trouvait en position de non-activité et n'avait donc pas droit au bénéfice de la TAOPC, laquelle est réservée aux militaires en position d'activité. Textes appliqués : Articles L. 4138-1, L. 4138-11, R. 4138-16 et R. 4138-25 du code de la défense, ainsi que l'article 1er du décret n° 2002-185 du 14 février 2002 modifié relatif à la TAOPC.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401924
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'une fonctionnaire de police visant l'annulation d'un blâme. Le tribunal a jugé que les droits de la défense, notamment l'information sur la consultation du dossier et l'assistance par un défenseur, avaient été respectés, et que le défaut d'information sur le droit de se taire n'était pas, en l'espèce, une irrégularité de nature à vicier la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les principes issus de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Avocat : HOREAU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402020
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral n'était pas entaché d'incompétence, le signataire agissant dans le cadre d'une délégation régulière, et a écarté les vices de procédure allégués. Elle a considéré que les règles spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'appliquaient, et non les dispositions générales du code des relations entre le public et l'administration ou la directive européenne invoquée par le requérant.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402416
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) notifiée par les services fiscaux. Le tribunal a jugé le recours irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement contesté la SATD auprès de l'administration, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La juridiction a ainsi appliqué les règles de procédure spécifiques au contentieux du recouvrement des créances publiques.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402469
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un agent pénitentiaire contestant une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise pour recouvrer un indu de rémunération. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car le requérant n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire d'opposition à poursuites devant la direction des finances publiques, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le bien-fondé des demandes d'annulation, de restitution et d'indemnisation.