Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402308
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... visant à annuler une demande de réservation de vol vers la Tunisie liée à l'exécution d'une peine d'interdiction du territoire français. La juridiction a jugé que cet acte de notification des modalités d'éloignement ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours. Les conclusions aux fins de condamnation de l'État aux frais de procédure ont également été rejetées au regard des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MISSONNIER
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600148
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un certificat d'urbanisme déclarant non réalisable un projet de construction. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, fondés sur la proximité du bourg et la loi Montagne, sont inopérants car ils ne contestent pas utilement le motif légal du refus, à savoir l'incompatibilité du projet avec les règles d'urbanisme applicables en zone agricole. La décision est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600632
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de trois ans, ainsi que contre la désignation de la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces mesures, considérant que le préfet des Landes n'avait pas suffisamment motivé sa décision, notamment au regard des liens personnels et familiaux du requérant en France et de l'absence de risque de soustraction à l'exécution de l'OQTF. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BERRAND
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600963
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bayonne en désignant un expert. Cette décision, prise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater les désordres structurels présentant un danger grave et immédiat pour un immeuble. L'expert devra évaluer l'état du bâtiment et proposer des mesures provisoires pour faire cesser le péril.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600923
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision pénitentiaire imposant un hygiaphone aux parloirs. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la mesure, bien que restreignant les contacts physiques, ne porte pas une atteinte suffisamment grave et immédiate aux droits fondamentaux du requérant pour justifier une suspension en urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600935
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral du 9 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de délégation de signature, de motivation et de procédure, et que l'urgence n'est pas caractérisée en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et de l'article L. 224-2 du code de la route.
Avocat : JOSSEAUME
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601526
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus implicite de carte de séjour. Le juge a constaté que la décision attaquée avait perdu son objet, le préfet ayant délivré une attestation de décision favorable après l'introduction du recours, conduisant à un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La requérante a été admise à l'aide juridictionnelle provisoire, et la question des frais pour son avocate a été renvoyée à l'examen au fond.
Avocat : SNOECKX
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601533
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu le refus implicite de délivrer une carte de séjour à une ressortissante bangladaise. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'examen de sa situation personnelle au regard de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requérante a également été admise provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SNOECKX
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601584
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence et à obtenir une autorisation de séjour. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 731-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que l'éloignement restait une perspective raisonnable.
Avocat : SIMSEK
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601724
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière et un maintien en rétention. Le tribunal a annulé l'arrêté du 25 février 2026 obligeant le requérant à quitter le territoire français, ainsi que la décision de maintien en rétention du 27 février 2026, en relevant des vices de procédure et une motivation insuffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601753
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son maintien en rétention. La juridiction a estimé que le préfet de la Moselle avait légalement retiré le bénéfice de la protection subsidiaire et que les mesures d'éloignement étaient justifiées par une menace pour l'ordre public, fondée sur des éléments sérieux de nature délictuelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601722
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de France Travail appliquant la dégressivité de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le juge applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative, considérant que la requête est devenue sans objet après le rejet pour irrecevabilité de la requête au fond dirigée contre la même décision. La demande de versement intégral de l'ARE en attendant le jugement au fond est par conséquent également rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602358
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la requête de M. C... qui contestait la révision de son allocation de retour à l'emploi (ARE) par France Travail. Le juge estime que le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire, et non administratif, pour connaître des contentieux relatifs à cette allocation servie au titre du régime d'assurance chômage. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent cette compétence aux juridictions judiciaires, et applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme étant portée devant une juridiction incompétente.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405233
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. D... visant à annuler le refus de regroupement familial pour son épouse. La juridiction estime que la décision préfectorale, fondée sur l'insuffisance des ressources du requérant par rapport au seuil légal (articles L. 434-7 et R. 434-4 du CESEDA), est régulière et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH). Les moyens soulevés, notamment sur la compétence de la signataire et l'erreur d'appréciation, sont écartés.
Avocat : BOUILLET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408734
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus opposée au renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant béninois. La juridiction a retenu l'illégalité de cette décision en raison de l'absence de communication des motifs, malgré une demande de l'intéressé, en application des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois, tout en rejetant la demande d'astreinte et la prise en charge des frais d'instance.
Avocat : HMAIDA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409493
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant de fixer un rendez-vous à un ressortissant algérien pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait légalement refuser ce rendez-vous, car la démarche du requérant n'était pas abusive, et qu'elle portait ainsi atteinte à son droit de voir sa situation examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409507
Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement de la requérante, Mme D..., qui avait saisi la juridiction pour contester le refus implicite de sa demande de titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que la préfète du Rhône a informé le tribunal de la délivrance d'un certificat de résidence à la requérante. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen du fond, sur la base des dispositions du code de justice administratif.
Avocat : VIBOUREL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409749
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu l'illégalité de ce refus en raison de l'absence de réponse de la préfecture à la demande de communication de ses motifs, méconnaissant ainsi les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et L. 211-2 du même code. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé, mais a rejeté ses autres conclusions, notamment l'injonction de délivrer un titre spécifique et la demande d'indemnisation.
Avocat : RAHMANI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503696
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante comorienne, qui contestait son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a estimé que les décisions étaient légalement motivées et signées par un agent compétent, et que l'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également jugé que les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers invoquées par la requérante n'étaient plus applicables à la date de la décision.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504028
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 27 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait régulièrement fondé son refus sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 6 février 2024, concluant à la possibilité d'un suivi médical approprié en Algérie. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PELISSIER-BOUAZZA