Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603395
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'un candidat aux élections municipales visant à enjoindre à un organe de presse de retirer un article. Le juge des référés estime que son office ne lui permet pas d'adresser une telle injonction à un groupe de presse. De plus, les contestations relatives à la propagande électorale relèvent, en principe, du juge de l'élection après le scrutin, appliquant les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603397
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... visant à suspendre une mise en demeure de son administration. Le juge estime que la juridiction territorialement compétente pour connaître du litige est le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, dans le ressort duquel se trouve le siège de l'autorité ayant pris la décision (DASEN des Hauts-de-Seine). La requête est également jugée irrecevable au fond car aucune demande en annulation de la décision attaquée n'a été préalablement introduite, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500423
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal refusant un permis d'aménager pour un lotissement. Le juge a estimé que le maire pouvait légalement refuser le permis au regard des règles d'urbanisme (PLU) et des risques environnementaux, notamment concernant l'assainissement et le risque incendie en zone boisée. La demande d'injonction de délivrer le permis et la condamnation pécuniaire de la commune ont également été rejetées.
Avocat : FERCHICHE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501399
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "salarié", lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article 3 de l'accord franco-tunisien de 1988, qui subordonne la délivrance du titre à un contrôle médical et à un contrat de travail visé, conditions non remplies par le requérant. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux tirés d'un vice de procédure ou d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : LAPORTE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501869
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante algérienne, épouse d'un Français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il estime que le préfet du Var n'a pas commis d'erreur de droit en refusant le titre de séjour, car au moment de la décision attaquée, le mariage célébré à l'étranger n'était pas encore transcrit sur les registres de l'état civil français, condition exigée par l'accord applicable. **Textes appliqués** : L'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (conditions de délivrance du certificat de résidence pour conjoint de Français) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601095
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté une demande de référé-suspension visant à suspendre l'exécution d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable et d'un permis de construire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment parce que les travaux liés à la déclaration préalable étaient achevés. Concernant le permis de construire, le tribunal a considéré que l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité n'était pas établie, notamment au regard des règles d'urbanisme du PLU invoquées (articles UC 4 A et UC 4 B).
Avocat : CABINET FOURMEAUX LAMBERT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400722
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi de deux requêtes concernant M. A... B..., un étranger contestant le renouvellement de son assignation à résidence et le rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Vienne. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions préfectorales n'étaient pas entachées d'illégalité. Les juges ont notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et ont estimé que le préfet avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation.
Avocat : DESROCHES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600745
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de suspension en référé-liberté d'une décision d'expulsion. Le juge estime que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté préfectoral ne sont pas réunies. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600461
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir formée par un groupe de conseillers municipaux contre le maire de Fontenille. La juridiction estime que la requête est irrecevable, car elle ne vise aucune décision administrative précise susceptible d’être annulée et formule des conclusions (condamnations, injonctions) qui excèdent les pouvoirs du juge administratif. Le rejet est prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la demande étant jugée manifestement irrecevable et non régularisable.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600541
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de la décision préfectorale retirant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les allégations du requérant concernant ses besoins professionnels et familiaux, au regard de l'intérêt public de sécurité routière, l'intéressé ayant été contrôlé en état d'ivresse et sous l'emprise de stupéfiants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CHANGEUR
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601205
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour et de délivrer un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête. Il a estimé que la requérante, sollicitant un premier titre de séjour "talent-salarié qualifié", n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence à obtenir un rendez-vous, contrairement aux cas de renouvellement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et de l'utilité pour le référé) et les articles L. 421-9 et L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (régime du titre "talent-salarié qualifié").
Avocat : REIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603615
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours avec pointage quotidien. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, malgré l'édiction concomitante d'une mesure de rétention. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WEINBERG
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604365
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction, le juge a donné acte de ce désistement. Il a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604468
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'un titre de séjour "membre de famille d'un citoyen de l'UE". Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois, en appliquant les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604493
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision préfectorale refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de la compétence de l'auteur de l'acte. Il a enjoint au préfet de reconsidérer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BEDAD
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604951
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un étranger contestant sa rétention et demandant l'abrogation de ses arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de placement. Il juge incompétent pour examiner la légalité du placement, relevant de la seule compétence du juge judiciaire (article L. 741-10 du CESEDA). Il estime également irrecevable la demande d'injonction à l'administration d'abroger les arrêtés, une telle mesure n'étant pas de son pouvoir en l'espèce (articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative).
Avocat : OKPOKPO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304819
**Sujet principal :** Recours en annulation contre un permis de construire et des décisions ultérieures (retrait et rectification d'un permis modificatif) pour un projet de maison individuelle. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nîmes (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la requérante. Il considère que l'arrêté de retrait du 4 décembre 2025, bien que mal rédigé, vise uniquement le permis de construire modificatif et non le permis initial, et que l'erreur de date dans l'arrêté rectificatif du 23 février 2026 ne remet pas en cause cette volonté de retrait. Le litige sur le permis initial demeure donc. **Textes appliqués :** Code de l'urbanisme et Code de justice administrative (mentionnés, mais les articles spécifiques des moyens ne sont pas encore analysés dans ce passage).
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400093
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société Free Mobile d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté du maire d'Avignon du 8 novembre 2023 refusant une déclaration préalable pour une station relais. Le tribunal a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, considérant que la délivrance d'un certificat d'autorisation tacite le 7 mars 2024 avait retiré définitivement l'arrêté contesté, privant le recours de son objet. Il a néanmoins condamné la commune d'Avignon à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais exposés, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PAMLAW
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303835
La société Times 4 U Sarl demandait l'annulation d'un arrêté municipal retirant un permis de construire tacite. Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté sa requête, considérant notamment que le plan local d'urbanisme (PLU) applicable était régulièrement entré en vigueur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article L. 153-23 relatif à la publication et à l'entrée en vigueur des PLU.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303839
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SARL SEPP visant à annuler le refus de permis de construire. Le juge a estimé que le maire d'Uchaux était fondé à refuser le permis au regard des risques d'inondation et d'incendie de forêt, motifs tirés du code de l'urbanisme et du plan de prévention des risques (PPRIF). La demande d'injonction et d'astreinte a également été rejetée.
Avocat : PHILIPPE