Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407117

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant mauritanien, fondée sur son statut de membre de famille d'un ressortissant européen. Le juge a retenu que le préfet de la Gironde avait méconnu son obligation de communiquer les motifs de son rejet implicite, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande du requérant dans un délai de deux mois.

Avocat : VALAY

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407298

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... visant à annuler l'injonction préfectorale lui interdisant d'exercer des fonctions d'encadrement sportif et d'intervenir auprès de mineurs. La juridiction estime que le préfet était en situation de compétence liée, l'article L. 212-9 du code du sport imposant cette interdiction en raison de la condamnation de M. B... pour agression sexuelle sur mineur (article 222-22 du code pénal). Les conclusions indemnitaires sont également rejetées.

Avocat : GRELLETY

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407343

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a jugé une demande en responsabilité contre le CHU de Bordeaux suite à des signalements pour protection de l'enfance. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que les actes de signalement litigieux, effectués en application de l'article R. 4127-44 du code de la santé publique, étaient indissociables de la procédure judiciaire d'assistance éducative qui en a découlé. En conséquence, la requête a été rejetée et l'expertise médicale demandée n'a pas été ordonnée.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500145

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de titre de séjour, constatant l'absence d'une telle décision distincte dans l'arrêté attaqué. Il a rejeté le recours sur le fond, considérant que les mesures d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour étaient légalement fondées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUYON

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500210

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la signataire de l'arrêté était compétente en vertu d'une délégation régulière et que le refus, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la durée et de la nature des liens allégués. La demande d'injonction de délivrer un titre et la demande de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.

Avocat : LANNE

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500315

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. La juridiction a annulé la décision attaquée, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions des articles L. 422-10 et L. 422-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant la délivrance d'une carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" à une ancienne étudiante diplômée. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de l'intéressée.

Avocat : AUTEF

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500324

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de six mois. La juridiction estime que la décision, prise par un signataire compétent, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas l'examen de la situation personnelle du requérant ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.

Avocat : HAMDI

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500331

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... A..., qui demandait l'annulation du refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le préfet de la Gironde avait légalement rejeté sa demande au motif que son identité n'était pas suffisamment établie, conformément aux exigences des articles R. 431-10 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 47 du code civil. La juridiction a considéré que les documents d'état civil produits par la requérante ne permettaient pas de regarder son identité comme établie.

Avocat : SP AVOCATS

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500980

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu un défaut de motivation de l'administration, qui n'a pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer un récépissé de travail dans un délai de deux mois.

Avocat : JOUTEAU

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501651

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour, fondée sur le silence du préfet de la Gironde. La juridiction a retenu un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé autorisant le travail dans l'attente.

Avocat : JOURDAIN DE MUIZON

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502108

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de délivrance d'un permis de visite à un détenu. Le tribunal estime que le refus, fondé sur les antécédents judiciaires du requérant et le risque d'obstacle à la réinsertion du détenu, est légal. La décision s'appuie sur l'article L. 341-7 du code pénitentiaire, qui encadre les motifs de refus des permis de visite.

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502535

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir de Mme B... visant l'annulation du classement sans suite de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que cette décision, fondée sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours, conformément à l'article 40 du décret du 30 décembre 1993. Elle accueille donc la fin de non-recevoir soulevée par le préfet et précise que l'intéressée peut déposer une nouvelle demande complète.

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601470

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'un agent public visant à suspendre son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante, notamment au regard du délai écoulé, et ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code général de la fonction publique.

17 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601759

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension d'une décision refusant le maintien en activité d'une fonctionnaire territoriale au-delà de sa limite d'âge. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'argument d'une perte de revenus substantielle, et qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision de rejet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 556-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : SCP BLAZY ET ASSOCIES

17 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601926

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné l'expulsion des occupants sans titre du parc-relais « Gare de Pessac Alouette » à Pessac. Le juge a considéré que l'occupation, caractérisée par des branchements électriques dangereux, constituait un risque pour la sécurité publique et entravait le fonctionnement du service public de transport. La société Kéolis Bordeaux Métropole Mobilités, en tant que concessionnaire, était recevable à agir pour protéger cette dépendance du domaine public, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SELARL CABINET JOFFE ET ASSOCIES

17 mars 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508241

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de Mme C... par le centre hospitalier de Carcassonne, estimant cette mesure utile pour un éventuel futur litige. La juridiction a rejeté la demande de mise à charge immédiate des frais d'expertise sur l'établissement, relevant que cette décision relève d'une ordonnance ultérieure de taxation. Elle a également rejeté la demande d'allocation de 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS

17 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602082

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car il a été introduit hors délai. Il a appliqué les articles L. 614-3, L. 921-1 et R. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que le délai de recours de sept jours était expiré et que le placement ultérieur en rétention n'ouvrait pas un nouveau délai.

Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN

17 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602038

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence long séjour UE. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait déjà d'un titre de séjour visiteur valide lui permettant de poursuivre ses études. La demande a donc été jugée irrecevable au regard des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : RUFFEL

17 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601222

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension d'une décision de suspension du versement du RSA. Le juge des référés estime que le requérant n'a pas produit tous les justificatifs demandés par le département du Finistère dans le cadre d'un contrôle, ce qui justifie légalement la suspension de la prestation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles.

17 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601252

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande du préfet du Morbihan d'expulser en référé un couple et leurs enfants mineurs d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de la présence d'enfants mineurs et de l'état de santé de la mère, et que la demande se heurtait à une contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VAILLANT

17 mars 2026