Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400791
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de démolir et sa mise en exécution anticipée. Le tribunal a jugé les requérants irrecevables, car ils ne justifiaient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, n'étant pas des occupants réguliers du bien. En conséquence, les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MAZAS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502731
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du maire d'Apt refusant un permis d'aménager un lotissement. Le juge a estimé que la présence de canalisations d'eau potable sur le terrain, invoquée au titre de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (salubrité publique), ne justifiait pas légalement le refus. La décision retient que le projet, tel que présenté, ne démontrait pas un risque d'atteinte à la salubrité publique et qu'aucune servitude ou zone non aedificandi ne s'imposait.
Avocat : CABINET BAUDUCCO ROTA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503580
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus d'asile et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet n'avait pas méconnu son obligation d'examen sérieux, n'ayant pas été informé de la demande d'asile de la fille du requérant. Les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant n'ont pas été retenus.
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503605
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral, pris en application de l'article 7bis de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, est légal, notamment car il est dûment motivé et ne porte pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la compétence du signataire et à l'examen personnalisé de la situation.
Avocat : AULIARD
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503641
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... D... épouse C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de Vaucluse du 11 juillet 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la faible intégration socio-professionnelle de la requérante et du jeune âge de ses enfants. Elle a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et respectait l'intérêt supérieur des enfants au sens de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Avocat : HUGENIN-VIRCHAUX
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503663
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante brésilienne, mère de trois enfants français. La juridiction a estimé que le préfet de Vaucluse avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant en ne tenant pas suffisamment compte de l'intérêt supérieur des enfants, dont la vie familiale stable était rétablie, malgré la condamnation pénale des parents. La décision est annulée sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens invoqués.
Avocat : RIVIERE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503668
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le requérant ne justifie pas de liens stables en France et que l'article 3 de la CEDH n'est pas applicable. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VIENS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503809
**Sujet principal** : Recours contre un refus d'admission au séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) d'une ressortissante tunisienne, fondé sur des motifs familiaux et humanitaires liés à l'état de santé de son enfant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme l'arrêté préfectoral. Il estime que le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante (article 8 de la CEDH), et que l'intérêt supérieur des enfants (article 3 de la CIDE) ne s'oppose pas au retour de la famille en Tunisie, où des liens familiaux existent. **Textes appliqués** : Article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), Article 3 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), et le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1).
Avocat : BENDO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600871
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le rejet implicite du renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions d'intégration républicaine et de contribution à l'entretien des enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600817
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant opposé à une ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, invoqué au regard de l'article L. 422-1 du CESEDA, ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. En conséquence, la condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie et la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600822
**Sujet principal** : Recours en référé-suspension contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2025 (refus de titre de séjour et OQTF). Il estime que l'urgence est caractérisée et qu'un doute sérieux existe sur la légalité de la décision, notamment quant au respect du droit au respect de la vie privée et familiale. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé), l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la vie privée et familiale.
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601006
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. E... C..., un ressortissant marocain, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, son interdiction de retour et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'atteinte à la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VIENS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601174
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de M. B... qui sollicitait une injonction pour l'instruction de son renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle tend exclusivement à une injonction et n'est pas accompagnée d'une requête distincte en annulation de la décision administrative attaquée, comme l'exigent les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les arguments sur l'urgence ou le fond.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305687
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un détenu demandant l'annulation du refus implicite de mettre à disposition en cellule deux écrans lui appartenant. Le tribunal a jugé que cette décision de l'administration pénitentiaire, motivée par des impératifs d'ordre et de sécurité pour lutter contre l'encombrement des cellules, constituait une mesure d'ordre intérieur. Elle ne porte pas aux droits fondamentaux du requérant une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention et n'est donc pas un acte administratif susceptible de recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306829
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'une propriétaire visant à engager la responsabilité de la commune d'Hostens et de la communauté de communes Sud Gironde pour des dommages causés à son mur par des travaux publics. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité entre les travaux et les préjudices allégués, et a également constaté la prescription de sa demande indemnitaire. Les conclusions à fin d'injonction de travaux ont été déclarées irrecevables.
Avocat : SELARL BERNADOU AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402111
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation du refus de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne révélait ni défaut d'examen sérieux de la situation, ni méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 421-34, et sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403391
**Sujet principal** : Recours en indemnisation d'une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) contre un centre hospitalier universitaire (CHU) pour le remboursement de prestations versées à une assurée, à la suite d'un dommage corporel lié à des fautes médicales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de la CPAM. Il a condamné solidairement le CHU et son assureur à rembourser une partie des débours, après avoir retenu une perte de chance de la patiente et écarté certaines dépenses comme non imputables à la faute. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur les dispositions du code de la santé publique (article L. 1142-1) concernant la responsabilité médicale, ainsi que sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405906
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler le rejet d'une demande de prime « MaPrimeRénov ». Le litige portait sur l'éligibilité de l'entreprise ayant réalisé des travaux d'isolation, l'administration ayant refusé la prime au motif que l'entreprise n'était pas certifiée RGE. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de l'Anah, considérant que la requérante apportait la preuve que l'entreprise était bien certifiée RGE au moment des travaux. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l'arrêté du même jour relatifs à la prime de transition énergétique.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406093
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov". Le tribunal estime que la qualité de nu-propriétaire du demandeur, établie par un acte notarié, ne lui confère pas le droit d'usage du logement requis par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Par conséquent, l'Anah n'a pas commis d'erreur de droit en appliquant les conditions d'attribution de cette aide.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406234
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte nationale d'identité. La juridiction estime que le placement sous contrôle judiciaire de l'intéressé, qui lui impose la remise de ses documents d'identité, constitue un obstacle légal à la délivrance de la carte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 8 du décret n°2016-1460 et de l'article 138 du code de procédure pénale.
Avocat : MONGIE