Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408589

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction a annulé la décision implicite de rejet, estimant que le préfet de l'Isère avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-marocain. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" de la requérante, une ressortissante marocaine, sous quinze jours.

Avocat : MIRAN

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500065

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le rejet implicite de son recours gracieux et à obtenir le crédit de 12 points sur son permis ainsi que la fin du statut de conducteur novice. Le tribunal a jugé que le requérant, bien qu'ayant suivi la formation initiale, ne justifiait pas avoir accompli la période obligatoire de conduite accompagnée prévue pour l'apprentissage anticipé. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 et L. 211-3 du code de la route, qui conditionnent la réduction du délai probatoire à deux ans et la majoration des points à l'accomplissement complet de cet apprentissage.

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500201

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du ministre de l'Intérieur retirant un point du permis de conduire de M. C... suite à une infraction radar. Le juge a retenu que l'administration n'avait pas apporté la preuve qu'elle avait informé l'intéressé des conséquences du retrait de points, comme l'y obligent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Cette omission constitue une irrégularité substantielle entachant la légalité de la procédure.

Avocat : SELARL SAMSON & WEIL

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500217

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire guinéen. Le juge a constaté, sur la base d'une expertise de police, que le document présenté n'était pas authentique en raison de procédés d'impression non conformes. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'arrêté du 12 janvier 2012, qui subordonnent l'échange à la production d'un titre authentique.

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500630

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à contester l'invalidation de son permis de conduire et des retraits de points associés. Le tribunal a jugé irrecevable ou non fondée la majeure partie de la demande, notamment en relevant que la décision principale d'invalidation avait été retirée et qu'un point avait déjà été restitué. Il a également estimé, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, que l'absence de notification spécifique des retraits de points et l'omission de l'information préalable étaient sans effet sur la légalité des retraits, ceux-ci découlant d'une condamnation pénale définitive pour les infractions de juin 2024.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500816

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. G... visant à contester l'invalidation de son permis de conduire et plusieurs retraits de points. Le juge a déclaré sans objet les conclusions relatives à la décision d'invalidation (retirée) et irrecevables celles concernant deux retraits de points (points restitués). Sur le fond, il a rejeté les moyens de l'administré, notamment ceux tirés de l'incompétence des signataires (qui disposaient d'une délégation), de l'absence de notification des retraits (qui n'affecte pas leur légalité) et de la réalité des infractions (établie par les procédures de paiement forfaitaire), en application des articles L. 223-1, L. 223-3 et L. 225-1 du code de la route.

Avocat : CHEHAM

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500838

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... contestant des retraits de points et des amendes forfaitaires majorées. Les conclusions relatives aux amendes ont été déclarées irrecevables pour incompétence de la juridiction administrative, ces litiges relevant du tribunal de police (articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale). Les conclusions visant l'annulation des retraits de points ont également été jugées irrecevables, Mme C... n'ayant pas produit les décisions attaquées comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative.

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501669

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête d'un conducteur contestant plusieurs décisions de retrait de points et l'invalidation de son permis. Le juge a déclaré irrecevable ou sans objet une partie des conclusions, notamment en raison du retrait de la décision d'invalidation et de la restitution d'un point. Sur le fond, il a jugé que la réalité des infractions était légalement établie par le paiement des amendes forfaitaires ou une condamnation pénale définitive, et que le moyen tiré d'un défaut d'information préalable n'était pas établi en l'espèce, en application des articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.

Avocat : DE CAUMONT

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511725

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement avec une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que, pour une demande au titre d'une activité salariée, la situation du requérant devait être examinée prioritairement sous l'angle de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, et non sur le fondement de l'article L. 435-4 du CESEDA. Il a estimé que le préfet avait légalement exercé ce pouvoir discrétionnaire en appréciant l'ensemble des éléments de la situation personnelle du requérant.

Avocat : SELARL ABOUDAHAB

17 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513090

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour était légalement justifiée.

Avocat : SELARL ALBAN COSTA

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513101

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour. Le tribunal estime que l'arrêté, pris par un directeur ayant reçu une délégation régulière, est légal et que l'autorité préfectorale a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut d'examen et à la proportionnalité, sont écartés.

Avocat : DJINDEREDJIAN

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513131

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé l'arrêté du 3 février 2026, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) associée a également été annulée.

Avocat : GHELMA

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513141

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire, la motivation suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et l'examen de sa situation personnelle. Les moyens invoqués, fondés sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.

Avocat : BORIES

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513142

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante mongole. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français étaient légalement fondés, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les moyens invoqués, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas établis en l'espèce.

Avocat : BORIES

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513145

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que la préfète de la Drôme était compétente pour signer l'arrêté et que les griefs tirés d'une méconnaissance des droits fondamentaux (notamment de l'article 8 de la CEDH) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'étaient pas fondés. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer.

Avocat : COLLANGE

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513396

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de deux ressortissants nigérians visant à annuler des arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et leur enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire des arrêtés était régulièrement compétent et que l'obligation de quitter le territoire français, prise après le rejet définitif de leur demande d'asile, était conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la fixation du pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DUBOIS

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513430

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime que le signataire de l'arrêté était compétent et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant (article 8 de la CEDH). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROCHAT

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513453

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant tunisien pour raisons médicales. La juridiction a jugé que la préfète de la Haute-Savoie avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en se fondant sur un avis médical de l'OFII devenu obsolète, sans procéder à un réexamen sérieux de l'aggravation de l'état de santé du requérant. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : BLANC

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513470

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que l'arrêté contesté, pris par un sous-préfet disposant d'une délégation régulière, était suffisamment motivé au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'accord franco-algérien de 1968 et de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : HATTAB

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513483

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2025 refusant un titre de séjour à M. A... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, en ne tenant pas compte de la durée et de la stabilité de sa vie familiale en France (mariage, enfant, intégration professionnelle), constituait une ingérence disproportionnée dans son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a enjoint à la préfète de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : TAVARES DE PINHO

17 mars 2026• 5ème Chambre