Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407929

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un refus de visa long séjour pour travail salarié. Il estime que la décision de la commission de recours, fondée sur les articles L. 5221-1 du code du travail et L. 311-1 et L. 421-1 du CESEDA, est suffisamment motivée par le risque de détournement migratoire, en raison d'incohérences dans les justificatifs d'expérience professionnelle du demandeur. Le juge considère que l'inadéquation entre les qualifications et l'emploi proposé constitue un motif légitime de refus de visa.

Avocat : SELARL FB AVOCAT

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408234

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un titre de perception émis pour un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle a été introduite hors délai, le recours contentieux n'ayant pas été formé dans les deux mois suivant la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique et du code de justice administrative pour statuer sur cette fin de non-recevoir.

Avocat : ATLANTIC JURIS

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408392

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de regroupement familial. Le juge a estimé que la commission de recours, en émettant une décision implicite, avait valablement repris le motif de l'autorité consulaire, à savoir le défaut d'authenticité des actes d'état civil produits par la demanderesse. La décision s'appuie sur les articles D. 312-8-1 et L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil.

Avocat : POULARD

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408401

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes visant à annuler le refus de visa pour deux enfants au titre de la réunification familiale d'un réfugié. Le juge a estimé que la commission de recours avait légalement justifié son refus en relevant le caractère partiel de la réunification sollicitée, laissant la mère des enfants dans le pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au regroupement familial des réfugiés.

Avocat : HAIK

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408474

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'un visa de réunification familiale pour un enfant mineur. Le juge a estimé que la décision de la commission de recours, qui reprenait le motif de l'autorité consulaire, était légale, car la requérante n'avait pas produit les documents justifiant qu'elle détenait seule l'autorité parentale sur l'enfant. La décision s'appuie sur les articles D. 312-8-1 et L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : POULARD

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408830

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du ministère de l'intérieur refusant un visa de court séjour à un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant un risque de détournement migratoire, au regard des attaches familiales, professionnelles et du passé migratoire régulier du requérant. Elle a en conséquence enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de trois mois, en application des articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 établissant le code communautaire des visas.

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408862

Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une requête en annulation d'un refus de visa de long séjour pour une ressortissante algérienne, épouse d'un Français. Le tribunal a déclaré la requête irrecevable, relevant d'office l'incompétence du sous-directeur des visas pour statuer sur le recours administratif préalable. Il a jugé que l'examen de ce recours contre un refus de visa de long séjour relevait exclusivement de la compétence de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OKITADJONGA ANYIKOY

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409524

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de court séjour. Le juge estime que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant un risque de non-retour au Maroc, la requérante ne justifiant que d'un ancrage professionnel sans autres attaches familiales ou patrimoniales suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code communautaire des visas (règlement CE n° 810/2009), notamment l'article 32, et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DEAT-PARETI

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409956

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet d'un visa "passeport-talent" pour un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que le motif de refus, repris de la décision consulaire initiale, était insuffisamment motivé au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5). Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre de l'intérieur et a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de visa.

Avocat : SANGUE

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410015

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l’Intérieur refusant un visa long séjour à une ressortissante marocaine se présentant comme ascendant à charge d’un Français. La juridiction a retenu une erreur manifeste d’appréciation, considérant que la requérante justifiait être effectivement à la charge de son fils, qui pourvoyait régulièrement à ses besoins. Elle a enjoint au ministre de faire délivrer le visa dans un délai de trois mois, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410022

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet implicite de son recours contre le refus d'un visa de retour. Le juge a considéré que la commission de recours avait valablement repris les motifs du poste consulaire, à savoir l'existence d'une mesure d'interdiction de retour et le caractère insuffisant des justificatifs fournis. La décision s'appuie sur les articles D. 312-8-1 et L. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AMROUCHE

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502357

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de reconnaissance du caractère professionnel d'une maladie par l'administration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'avis du comité médical départemental, bien que rendu à égalité de voix, est régulier car le médecin-président dispose d'une voix prépondérante en cas de partage selon l'article 13 du décret du 14 mars 1986. Le tribunal considère également que l'avis était suffisamment motivé au regard des exigences légales. **Textes appliqués** : Décret n°86-442 du 14 mars 1986 (articles 13 et 15), relatif aux conseils médicaux de la fonction publique.

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505880

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le requérant contestait l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024, invoquant une méconnaissance de l'article L. 422-1 du CESEDA. Le tribunal a jugé que les conclusions relatives à l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et au pays de destination étaient devenues sans objet suite à la délivrance d'une attestation de demandeur d'asile. En revanche, concernant le refus de titre, le tribunal a estimé que l'administration avait légalement apprécié, au vu du parcours universitaire stagnant et des échecs répétés du requérant, l'absence de réalité et de sérieux des études poursuivies, justifiant ainsi son refus.

Avocat : LACHAUX

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506663

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 12 mars 2025, considérant que le refus de titre de séjour n'était pas suffisamment motivé au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité du refus a privé de base légale les mesures connexes d'OQTF et d'interdiction de retour. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la demande de titre de séjour.

Avocat : LE VERGER

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506731

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. G... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire, aux vices de forme de la notification et à l'absence d'examen de la situation personnelle, ne sont pas fondés. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : NYADJAM TOMI

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506991

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la motivation de la décision, qui invoquait la Convention européenne des droits de l'homme et le code des étrangers, était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du CESEDA. Elle a également jugé que le refus de titre de séjour ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du même code.

Avocat : SCHAUTEN

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507166

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Loire-Atlantique en date du 14 mars 2025, considérant que le refus de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à un jeune majeur anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance était entaché d'erreur de droit. La juridiction a fondé sa décision sur une méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LIETAVOVA

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510621

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à la demande de la communauté de communes du Pays Fléchois, qui constate d'importants désordres (infiltrations, problèmes d'étanchéité) affectant les menuiseries extérieures d'un pôle petite enfance, suite à des travaux de rénovation. Le juge a estimé que cette mesure d'instruction était utile pour constater les désordres, en déterminer l'origine et évaluer les préjudices, en vue d'éventuelles actions en responsabilité.

Avocat : SELARL DELAGE BEDON LAURIEN HAMON

17 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511640

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par la commune de Villeneuve-en-Retz d'une demande d'expertise concernant des dysfonctionnements d'équipements de cuisine installés par la société Biard ADMH. Le juge a rejeté la demande d'expertise, considérant qu'un rapport d'expertise contradictoire datant du 5 février 2025 établissait déjà l'origine des désordres, rendant une nouvelle mesure inutile. Il a également déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles de la société Biard ADMH visant au paiement du solde du marché, car elles relevaient du fond du litige et non de la compétence du juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS

17 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512374

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi. La juridiction a jugé que ces mesures, fondées sur des condamnations pénales pour des vols aggravés, étaient justifiées par une menace à l'ordre public. Elle a estimé que cette ingérence dans sa vie privée et familiale était proportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LEJOSNE

17 mars 2026• 3ème Chambre