Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600761
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la perte d'emploi et de la précarité économique de la requérante, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. En conséquence, il a ordonné la suspension des effets de la décision de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante, en appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600765
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société SNCF Réseau en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, visait à établir un constat préalable de l'état des immeubles riverains avant des travaux publics de démolition. La juridiction a estimé que cette mesure d'expertise préventive était utile et entrait dans le champ d'application de ce texte, permettant de documenter l'état des lieux avant le début des chantiers.
Avocat : SELARL OPTHÉMIS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2403225
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation. Le litige a perdu son objet car le préfet de l'Aube a implicitement retiré sa décision d'opposition en délivrant un récépissé de détention à la requérante. La juridiction rejette également la demande d'indemnité fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BURGER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600096
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la demande d'une ressortissante syrienne visant à enjoindre au préfet des Vosges de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande, présentée en juin 2025, a fait naître une décision implicite de rejet. Cette décision implicite est intervenue car son dossier était incomplet, notamment en l'absence de justificatif d'identité et d'acte d'engagement, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600419
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande de suspension en référé d'une décision d'affectation professionnelle. La requérante, une monitrice éducatrice reconnue travailleur handicapé, contestait son affectation rétroactive à un institut médico-éducatif (IME) qu'elle estimait pathogène pour sa santé. Le juge des référés a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était établi, notamment au regard de l'obligation de sécurité de l'employeur public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600427
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête en référé d'un étudiant marocain demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, en cours d'instance, délivré une attestation de prolongation d'instruction valable, régularisant ainsi la situation du requérant. La demande a donc été jugée sans utilité et sans caractère d'urgence suffisant, au regard des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600428
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) concernant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de titre de séjour. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais a considéré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'injonction, le préfet ayant délivré le titre de séjour avant l'ordonnance, ce qui rendait la demande sans objet. La demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat a été rejetée.
Avocat : HALIL
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600704
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. B... visant à annuler son maintien en rétention administrative. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation, à la notification et au caractère dilatoire de la demande d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 754-3.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601796
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers l'Espagne, État membre responsable selon le règlement Dublin III. Le tribunal a annulé la décision de transfert, considérant que le préfet du Nord avait méconnu les obligations procédurales imposées par le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, notamment le droit à l'information et à un entretien individuel. Il a enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile en procédure normale et de délivrer un dossier à l'intéressé pour saisir l'OFPRA.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601797
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que les autorités françaises avaient correctement appliqué les critères de ce règlement, notamment après l'enregistrement Eurodac en Italie, et a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs aux conditions d'accueil en Italie et à la situation personnelle de la requérante, n'étaient pas fondés. La demande d'injonction d'enregistrer la demande d'asile en France a également été rejetée.
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601798
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé présentée par Mme B... concernant le rejet implicite du renouvellement de sa carte de séjour « passeport-talent-chercheur », de son attestation de prolongation d'instruction et de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'absence de mesure d'éloignement et de la possibilité de déposer une nouvelle demande complète. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : ZAMBO MVENG
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602011
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment sur la méconnaissance des droits de la défense ou des articles L. 732-7 et R. 732-5 du CESEDA, étaient inopérants ou sans incidence sur sa légalité. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le rejet étant également lié au rejet préalable du recours contre la décision d'éloignement.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602064
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'un candidat déclaré inapte au recrutement comme gardien de la paix. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions administratives contestées, lesquelles s'appuient sur des avis médicaux successifs et réguliers. La condition d'urgence n'est par ailleurs pas caractérisée, l'intégration en école n'étant pas immédiate.
Avocat : POTIER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602080
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite puis expresse de refus de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'état de santé de la requérante, et que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MBOGNING
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602107
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien du territoire français, avec refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille. Solution retenue : Le tribunal rejette les fins de non-recevoir soulevées par le préfet et examine le fond de la requête. Il écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, considérant que l'arrêté contesté est suffisamment motivé. Textes appliqués : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 311-1, L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10, L. 721-4) et Convention européenne des droits de l'homme (articles 3 et 8).
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602158
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant égyptien. Le tribunal a annulé la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures connexes, au motif d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation personnelle du requérant, notamment en raison d'une confusion sur son identité. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602369
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Nord était compétent pour prendre cette mesure d'éloignement et que les griefs tirés d'un défaut de motivation ou d'une méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ZAIRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505244
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le refus d'enregistrement, motivé par l'incompétence territoriale de la préfecture saisie, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511391
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le rejet du renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant ayant obtenu gain de cause en cours d'instance (délivrance du titre), il se désiste de ses demandes principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et condamne l'État à verser 2 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour la défense de ses intérêts, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif.
Avocat : FOURDAN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500359
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par une association sportive contestant la décision de la commission de recours de la Fédération Tahitienne de Football (FTF) ayant validé la reprogrammation unilatérale d'un match de championnat U18. Le tribunal a jugé la requête recevable et a annulé la décision attaquée, considérant que la commission de recours était irrégulièrement composée, méconnaissant ainsi les statuts de la FTF et portant atteinte aux droits de la défense. La décision s'appuie sur les statuts et règlements généraux de la FTF ainsi que sur les principes généraux du droit.
Avocat : FROMENT - MEURICE & ASSOCIÉS