Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507424
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... visant à contester sa radiation par une caisse d'allocations familiales. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, rendant sa demande manifestement irrecevable. La solution est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui exigent la production de la décision contestée sous peine d'irrecevabilité.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602892
Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal donne acte de ce désistement. Il condamne l'État, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : AGIUS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603901
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte et d'une nouvelle injonction contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour défaut de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a liquidé provisoire l'astreinte précédemment prononcée à hauteur de 1 050 euros et en a augmenté le taux journalier, mais a rejeté la demande d'une nouvelle injonction, la jugeant inutile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative ainsi que sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604379
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus d'agrément comme agent de police municipal. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant la suspension de la décision avant l'issue du procès principal. Par conséquent, les demandes accessoires d'injonction et de condamnation aux dépens sont également rejetées.
Avocat : LEFEBVRE-GOIRAND
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600752
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête d'un détenu demandant la communication de décisions motivées concernant son placement en quartier disciplinaire et le rejet de virements. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que les mesures sollicitées étaient dépourvues d'utilité et se heurtaient à une contestation sérieuse, un courrier administratif ayant déjà apporté les justifications nécessaires. La décision a été prise sans instruction ni audience, la condition d'urgence n'étant pas remplie ou la demande étant manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600753
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête d'un détenu demandant la communication des motifs de fouilles et de son changement de cellule ainsi que la restitution d'objets saisis. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que les mesures sollicitées étaient dépourvues d'utilité et se heurtaient à une contestation sérieuse, notamment au vu d'une décision disciplinaire révélant la découverte d'une arme lors de la fouille. La requête a donc été jugée mal fondée.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503146
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour prononcés à l'encontre d'une ressortissante ivoirienne. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte la demande d'asile déposée au nom de l'enfant mineur de la requérante, ce qui constitue un défaut d'examen complet de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des étrangers, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens invoqués tels que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ROTHDIENER GAËTAN
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503228
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle de la requérante (âge, durée de séjour, intégration limitée et absence de problème de santé avéré à la date de la décision). Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, ont été écartés car la demande de titre de séjour n'avait pas été formulée sur ces bases légales.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503779
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que son recours, formé plus d'un an après la date à laquelle elle a eu connaissance de la décision implicite, était tardif, au regard du principe de sécurité juridique. La juridiction a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et les principes généraux du droit relatifs aux délais de recours.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504040
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant le code général de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA), alors que la demande d'un titre "salarié" devait être examinée exclusivement au regard des dispositions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a également rejeté les autres moyens du requérant, notamment ceux relatifs à la motivation de la décision et au titre "vie privée et familiale".
Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504569
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le vice de procédure et l'erreur de droit, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BREY CÉLINE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504588
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation et respectait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504692
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante ivoirienne, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que l'interdiction de retour, prise sur le fondement des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale compte tenu de la durée très récente du séjour de la requérante en France et de l'absence de liens anciens, stables et intenses avec le pays.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504698
Le Tribunal Administratif de Dijon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'asile et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant soudanais. Le tribunal a constaté le désistement du requérant concernant l'annulation de l'arrêté, ce dernier ayant été retiré par le préfet en cours d'instance. Par conséquent, il n'a pas eu à se prononcer sur le fond et a rejeté les autres conclusions, notamment celles relatives aux frais de l'instance.
Avocat : FAIVRE ALEXIS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504934
Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de M. A... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement, de fixation d'un pays de destination et d'interdiction de retour. La juridiction estime que les décisions attaquées sont suffisamment motivées, respectent les exigences d'un examen particulier de la situation du requérant et ne méconnaissent pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 et L. 612-10).
Avocat : SCP AUDARD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600999
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un référé-suspension par la société TDF contre un arrêté municipal d'Uchizy s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, au regard de la bonne couverture mobile existante sur la commune. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme relatives au contrôle des constructions.
Avocat : BON-JULIEN EMANUELLE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601060
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction visant à obtenir la communication d'un dossier médical. Le juge a estimé que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas recevable car la requérante n'avait pas préalablement exercé le recours obligatoire devant la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), conformément aux articles R. 311-12 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. La procédure de référé ne pouvait donc pas se substituer à cette voie de recours administrative préalable.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500819
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Melchiorre SAS de son recours en excès de pouvoir contre la commune de Sens. Ce désistement, intervenu après une médiation et la conclusion d'un protocole d'accord entre les parties, met fin à l'instance. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ACD AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501060
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Melchiorre SAS de son recours en excès de pouvoir contre une facture communale. Ce désistement, intervenu après la conclusion d'un protocole d'accord entre les parties, est enregistré en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600551
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait la suspension de son permis de conduire. Le recours est jugé manifestement irrecevable car le requérant n'a pas joint l'acte attaqué à sa demande, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.