Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500386

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête d'un agent public contestant le refus de régularisation de sa rémunération et de son indemnité (IFSE). Le tribunal a jugé la demande irrecevable, considérant que le haut-commissaire en Polynésie française n'était pas compétent pour statuer sur des périodes de service et des droits afférents à une affectation antérieure en Guyane. La décision s'appuie sur les règles de compétence territoriale et de recevabilité des recours préalables en matière de contentieux indemnitaire.

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500417

**Sujet principal** : Recours d'une contribuable contestant le montant de son impôt forfaitaire annuel (TPE) pour 2024, estimant que l'imposition basée sur un chiffre d'affaires prévisionnel est disproportionnée par rapport à ses revenus réels. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'impôt forfaitaire des TPE, régi par l'article LP. 368-3 du code des impôts local, est déterminé sur la base du chiffre d'affaires de l'année précédente (N-1) et non sur les revenus effectifs de l'année d'imposition (N). Le régime forfaitaire, par nature, ne tient pas compte des variations de chiffre d'affaires de l'année en cours. **Textes appliqués** : L'article LP. 368-3 du code des impôts de la Polynésie française (régime fiscal simplifié des TPE). Le principe de proportionnalité et le droit à l'erreur (loi du 10 août 2018) sont écartés comme inapplicables en l'espèce.

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA105Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600342

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette un recours pour excès de pouvoir visant à éliminer des soupçons de corruption active lors d'élections municipales. Il estime que la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître de ces faits, qui relèvent du code pénal. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la requête est manifestement irrecevable.

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501715

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus initial de verser une prime d'installation à une enseignante contractuelle. Le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation, la prime ayant finalement été versée, ce qui prive le recours de son objet. Il rejette également la demande indemnitaire subsidiaire, estimant que la requérante ne justifie d'aucun préjudice distinct du versement de cette prime, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600097

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable car il a été introduit bien après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, intervenue en janvier 2022. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative relatifs aux requêtes irrecevables et aux délais de recours.

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600622

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus de sa demande de titre de séjour. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte administratif attaqué, malgré une mise en demeure, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, sans examen du fond de la demande relative au droit au séjour.

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601306

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme B..., qui retirait sa demande d'expertise sur sa prise en charge hospitalière. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. La décision applique les règles de procédure du code de justice administrative relatives au désistement.

Avocat : ENSEN AVOCAT

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603201

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, condition nécessaire pour accorder la suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Bien que la condition d'urgence ait été reconnue, le tribunal a considéré que les éléments produits ne permettaient pas de mettre sérieusement en cause le bien-fondé du refus de renouvellement.

Avocat : PACCARD

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603423

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à annuler son assignation à résidence. Le tribunal estime que les violences conjugales et le harcèlement dont il est l'auteur envers la mère de son enfant font obstacle à l'invocation d'un changement de circonstances familiales protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'assignation à résidence et au réexamen des situations.

Avocat : DEAT-PARETI

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400843

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait l'attribution d'un logement adapté. Le juge relève que la demande est devenue sans objet puisque le requérant a signé un bail pour un tel logement en décembre 2024, entraînant la radiation de sa demande. Cette décision de clôture de l'instance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401312

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que la requête est devenue sans objet, Mme B... ayant signé un bail pour un tel logement en novembre 2025, entraînant la radiation de sa demande. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402449

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement. La juridiction relève que la demande est devenue sans objet, M. B... ayant signé un bail pour un logement adapté le 11 juillet 2025, entraînant la radiation de sa demande de logement social. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402540

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante, Mme B..., sous astreinte. Le tribunal a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation de la requérante. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES

17 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605555

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'une professeure des écoles contractuelle demandant la suspension du non-renouvellement de son contrat. Le juge a estimé que la demande n'était pas recevable car le contrat avait pris fin avant l'introduction du recours, empêchant toute mesure de suspension de son exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent la procédure de référé-suspension.

Avocat : AZAIEZ

17 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605549

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une première demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, qui sollicite un premier titre, ne démontre pas de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire à très bref délai. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ABBAR

17 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605540

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le requérant, un étudiant ivoirien, sollicitait un titre "recherche d'emploi" après ses études, mais le juge estime que cette demande constitue une première délivrance sur un nouveau fondement (article L. 422-10 du CESEDA), et non un simple renouvellement. Par conséquent, la présomption d'urgence ne s'applique pas et le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : KWEMO

17 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605535

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'a pas été admise à déposer sa demande et n'a donc pas obtenu le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du CESEDA. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA.

Avocat : LUJIEN

17 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605446

Sujet principal : Transmission d'une requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour pour incompétence territoriale. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Versailles, car l'intéressé résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée. Textes appliqués : Articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.

Avocat : GATEAU LEBLANC

17 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605314

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant égyptien visant à enjoindre au préfet de le convoquer ou de réexaminer sa demande de titre de séjour déposée en octobre 2024. Le juge estime que la situation du requérant, bien que marquée par une vie commune avec une Française et une naissance prochaine, ne présente pas le caractère d'urgence suffisant justifiant une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il relève notamment que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un préjudice imminent et grave lié à l'absence de décision de l'administration.

17 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605266

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'en l'absence de récépissé délivré conformément à l'article R. 431-12 du CESEDA, le simple accusé de réception en ligne ne suffit pas à faire naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du même code. Par conséquent, la décision attaquée étant inexistante, la demande de suspension est irrecevable.

Avocat : CELESTE & JEAN

17 mars 2026