Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601209
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante américaine visant à contraindre le préfet à mettre à jour son compte ANEF pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, dont le titre avait expiré depuis plus de neuf mois, pouvait bénéficier de la solution de substitution prévue par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, lui permettant de déposer sa demande physiquement en préfecture. Par conséquent, la mesure sollicitée n'était pas jugée utile au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rendant l'injonction inopérante.
Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604659
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré les risques évoqués par le requérant, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction lui confère un titre provisoire régulier. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604422
Sujet principal : Demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés suspend l'exécution de la décision de refus et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant à travailler, sous astreinte. Il admet également la requérante à l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Textes appliqués : Articles L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), L. 432-13 du CESEDA (défaut de saisine de la commission du titre de séjour), et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire).
Avocat : MIRTCHEV
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604381
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de la requérante. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, étaient remplies, notamment au regard des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a en outre enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail, et a condamné l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BEDAD
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604199
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident d'un réfugié. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également enjoint à l'administration de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : CLORIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603161
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2026 était suffisamment motivé et qu'il constituait légalement un second renouvellement, et non un troisième, au regard de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, considérant que ce texte n'avait pas, en l'espèce, de valeur contraignante dans l'ordre juridique interne.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602164
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à la requérante pour la remise de son titre de voyage de réfugiée, déjà accordé mais non remis. Le juge a estimé que le retard de l'administration portait une atteinte grave et immédiate à sa liberté d'aller et venir, satisfaisant ainsi aux conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le droit à un titre de voyage pour les réfugiés, garanti par l'article L. 561-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DODIER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602141
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande d'une ressortissante ghanéenne visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté un dysfonctionnement persistant du site ANEF l'empêchant de déposer sa demande en ligne, ce qui justifiait l'urgence. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer la requérante pour un rendez-vous dans un délai de trois semaines afin d'enregistrer sa demande complète.
Avocat : AMZALLAG
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600530
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet pour la délivrance d'un récépissé pendant l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant avait finalement reçu le récépissé sollicité, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, il n'a pas été statué sur le fond de la requête, qui était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600817
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre la décision du ministre de l'intérieur ayant invalidé son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate, notamment en ne démontrant pas l'impact concret de la perte de son permis sur sa vie professionnelle ou personnelle. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600794
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal constate que le recours, formé le 3 mars 2026 contre une décision notifiée le 21 février, est manifestement irrecevable car introduit après l'expiration du délai de recours spécifique de sept jours prévu par les articles L. 572-4 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600685
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ayant retiré le permis de conduire du requérant. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'un recours au fond distinct en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a donc été rejetée sans examen des arguments sur l'urgence ou le doute sérieux, en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600682
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral suspendant le permis de conduire du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré les difficultés personnelles invoquées, au regard des exigences de sécurité routière liées à la gravité de l'infraction (conduite en état d'ivresse). L'ordonnance de rejet a été rendue en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : MAKPAWO
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600189
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée par un adjoint au maire contre l'arrêté lui retirant ses délégations. Le tribunal estime que les moyens soulevés, contestant les motifs de retrait (non-restitution de matériel et violation de correspondances), ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement insuffisamment étayés.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400846
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme F... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que la préfète de la Charente avait légalement pu considérer que la présence de la requérante, en raison d'une condamnation pénale pour traite des êtres humains, constituait une menace pour l'ordre public justifiant ce refus, malgré sa situation familiale (mère d'un enfant français et d'un enfant réfugiée). La décision s'appuie sur les articles L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent un tel refus pour menace à l'ordre public.
Avocat : SELARL RACHID RAHMANI
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302259
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Pizza 335, qui contestait des rehaussements d'impôts (TVA, TVS, impôt sur les sociétés) et des amendes fiscales pour la période 2017-2019. La juridiction a estimé que la procédure de vérification et de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration fiscale était régulière et que la société n'apportait pas la preuve de l'inexactitude des redressements. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET TARAN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302028
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de décharge d'impôts présentée par les ayants droit d'une contribuable. Le litige portait sur la déductibilité, au titre des revenus fonciers 2019, de travaux importants réalisés par une SCI sur des parcelles louées. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, bien que conséquents, ne constituaient pas des travaux d'urgence au sens de la force majeure fiscale, et que l'administration avait correctement appliqué les règles de plafonnement des charges déductibles prévues par l'article 60 de la loi de finances pour 2017.
Avocat : ORATIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301859
**Sujet principal** : La société Macompta.fr conteste son imposition au titre de l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2020 et 2021, en demandant le bénéfice du crédit d'impôt pour l'innovation (CII) et du régime fiscal réduit pour les logiciels. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la suite logicielle développée par Macompta.fr ne présente pas le caractère d'originalité nécessaire pour bénéficier du régime fiscal spécifique prévu à l'article 238 du code général des impôts (CGI). Par conséquent, la société n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés contestées. **Textes appliqués** : Les dispositions de l'article 238 du CGI concernant le régime fiscal des logiciels, ainsi que les articles relatifs au crédit d'impôt pour l'innovation (article 244 quater B du CGI). Le tribunal se fonde également sur les principes du code de la propriété intellectuelle pour apprécier l'originalité du logiciel.
Avocat : SELARL MARTIN HATIER
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301413
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par un contribuable contestant une taxe annuelle sur les engins maritimes, se déclare compétent pour juger l'affaire. Il rejette l'exception d'incompétence territoriale soulevée par l'État, en s'appuyant sur les articles R. 351-6 et R. 351-9 du code de justice administrative relatifs aux règles de transmission et de fixation de la compétence. Le litige principal porte sur la demande de décharge d'une taxe de 938 euros au titre de l'année 2022, pour un navire dont le contribuable soutient qu'il était inutilisable.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301023
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs actes administratifs relatifs à la qualification de son plan d'eau et aux travaux envisagés. Le tribunal a jugé que la préfète des Deux-Sèvres était compétente pour constater les non-conformités et que les actes attaqués (décisions et rapport) étaient bien des décisions faisant grief, recevables en justice. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la qualification de l'écoulement alimentant l'étang et sur la violation du droit de propriété, n'étaient pas fondés, appliquant les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau.