Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604189
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car le requérant avait tardé à saisir la justice après les difficultés initiales. La demande était donc irrecevable sur ce fondement.
Avocat : KARIMI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603933
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus de renouvellement d'une attestation de prolongation d'instruction et d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales lors de l'audience, le juge a simplement donné acte de ce désistement. La décision a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser des frais irrépétibles à son avocat, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LENGLET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603488
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... et l'astreignant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le recours en annulation formé contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) ayant un effet suspensif de plein droit, la condition d'urgence requise pour la suspension n'était pas remplie pour cette partie de la demande. Le juge a également estimé que les moyens soulevés contre le refus de renouvellement du titre de séjour, notamment au regard des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne créaient pas un doute sérieux sur sa légalité.
Avocat : MERHOUM AMINA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602735
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante libanaise visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, agissant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise, notamment en ne justifiant pas de démarches infructueuses préalables ou de circonstances particulières. La demande a donc été jugée irrecevable faute de condition d'urgence.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602733
Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour délivrance d'un récépissé de titre de séjour autorisant le travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge constate que la demande a perdu son objet, car le préfet a délivré le récépissé après l'introduction de la requête, et décide qu'il n'y a pas lieu de statuer. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602580
La décision concerne une demande d'injonction adressée au préfet pour la délivrance d'un document provisoire de séjour. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, constatant ainsi un non-lieu à statuer. Cette solution intervient après que la préfecture a délivré une attestation de prolongation d'instruction, rendant la demande initiale sans objet. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602514
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour l'examen d'une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il constate que la délivrance d'une attestation valable jusqu'au 10 mai 2026 rend la première demande sans objet. Concernant l'injonction d'examiner le dossier, il estime que la requérante ne démontre plus l'urgence, cette attestation lui permettant de travailler et levant le risque immédiat de rupture de son contrat. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles").
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602079
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment au regard des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui autorise une telle mesure lorsque l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée. Les moyens soulevés, dont l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (Convention internationale des droits de l'enfant), ont été écartés.
Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601681
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant pakistanais visant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour prendre cette mesure, laquelle était conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 733-1 à L. 733-4 et R. 733-1). Il a également jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que l'atteinte à sa liberté d'aller et venir était disproportionnée par rapport à l'objectif d'exécution de son obligation de quitter le territoire français.
Avocat : AHMAD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511488
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé une décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant sri-lankais. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu son obligation de motivation après une demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a enjoint à l'administration de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'Etat à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CLORIS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509160
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, ne comportait pas d'erreur de fait dans l'examen des pièces professionnelles, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Les textes invoqués, notamment l'article 8 de la CEDH et l'accord franco-algérien, n'ont pas été jugés méconnus.
Avocat : ABDENNOUR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507973
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour. La juridiction a jugé que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et entaché d'une erreur de droit, notamment quant à l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation de ce refus entraîne celle des mesures d'éloignement qui en découlaient.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410656
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour les années 2021 et 2022. La requérante soutenait que le bien constituait sa résidence secondaire occupée, mais le tribunal a constaté l'absence de preuves d'une occupation effective pendant au moins 90 jours consécutifs au cours des périodes de référence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts définissant les conditions d'assujettissement à cette taxe.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316681
La décision concerne un recours en plein contentieux contre des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) pour la société O'Dada. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête, la déclarant irrecevable pour tardiveté, car elle a été introduite après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond des arguments de la société sur la méthode de reconstitution des recettes ou la pénalité appliquée.
Avocat : CREAC'H
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312525
La décision concerne un litige fiscal opposant la société Familia à l'administration concernant des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA, ainsi que des pénalités, pour les exercices 2017 et 2018. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que la société, dont la comptabilité avait été rejetée, n'avait pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions établies d'office, conformément aux articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, et a considéré que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration était régulière.
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312389
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de son obligation de payer des créances fiscales, invoquant la prescription de l'action en recouvrement. Le tribunal a jugé que le moyen de prescription n'était pas recevable, car il aurait dû être soulevé dans un délai de deux mois suivant la notification du premier acte de poursuite, conformément à l'article R. 281-3-1 du Livre des Procédures Fiscales. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux délais de contestation des actes de poursuite.
Avocat : THEIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308100
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Europa Kimache qui contestait la remise en cause par l'administration fiscale de son crédit d'impôt recherche (CIR) au titre des années 2018 à 2021. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était régulière, car suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et a estimé que l'activité de la société ne relevait pas du champ d'application de l'article 244 quater B du code général des impôts ouvrant droit au CIR pour le secteur textile.
Avocat : WATRIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2216126
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté de débet de 17 509 euros émis par le ministre de l'économie et des finances. Le tribunal a jugé que l'autorité de la chose jugée au pénal établissait sa qualité de régisseur, et que l'arrêté, qui détaillait les bases de liquidation du déficit total de 79 416,94 euros, était conforme aux exigences de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à la prescription, ont été écartés.
Avocat : ABADIE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605692
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait une mesure urgente pour pouvoir travailler dans le cadre de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et que la requête, insuffisamment motivée et documentée, ne relève pas du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). Il indique que la requérante pourrait, le cas échéant, contester un refus exprès de rendez-vous en préfecture ou saisir le juge sur le fondement de l'article L. 521-3 en cas de carence persistante de l'administration.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602041
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à obtenir le versement d'une prime informatique du SIAAP. La juridiction estime la demande **manifestement irrecevable** car le requérant n'a pas produit la preuve que sa réclamation préalable avait été dûment adressée à l'administration, condition nécessaire pour attaquer une décision implicite de rejet. La décision s'appuie sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.