Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500350
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison d'installations irrégulières sur le domaine public maritime (lignes d'élevage et poteaux). Le tribunal a retenu la responsabilité du prévenu pour occupation non autorisée, fondée sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Il a prononcé une amende et condamné le prévenu à l'enlèvement des installations et au paiement des frais de procès-verbal, tout en constatant l'exécution partielle des travaux de remise en état.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500346
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison de l'occupation sans autorisation du domaine public maritime par des installations d'élevage de nacres. Le tribunal a retenu la responsabilité du contrevenant, le condamnant à une amende, au paiement des frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie principalement sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les dispositions du code pénal relatives aux contraventions de la cinquième classe.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601597
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête d'un ressortissant tunisien visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF), d'assignation à résidence et d'interdiction de retour. Le juge estime que l'arrêté, pris dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), est régulier en la forme (signataire compétent, motivation suffisante) et justifié au fond par la situation irrégulière prolongée du requérant et son casier judiciaire, malgré l'existence d'un enfant de nationalité française.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601554
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était justifié, car le requérant, condamné pour des infractions à la législation sur les stupéfiants, ne remplissait plus la condition de communauté de vie continue avec son épouse française requise par l'article L. 423-1 du CESEDA. Concernant l'obligation de quitter le territoire, prise sur le fondement de l'article L. 611-1 3° du CESEDA, le tribunal a estimé qu'elle n'exigeait pas de motivation distincte et que les moyens tirés de l'article 8 de la CEDH et d'une carte de résident espagnole étaient inopérants.
Avocat : DRIDI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601489
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant à juge unique, rejette la fin de non-recevoir soulevée par le préfet et annule l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. La juridiction estime que le requérant, dont la carte de séjour avait été retirée sans notification régulière, pouvait légitimement ignorer être en situation irrégulière, ce qui méconnaît les conditions posées par l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres conclusions de la requête sont rejetées.
Avocat : ROSSLER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401254
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande en responsabilité pour défaut d'entretien de la voie publique suite à un accident de moto survenu le 6 décembre 2023. Le requérant, M. B..., assignait alternativement la commune de Vallauris et le département des Alpes-Maritimes, sollicitant une expertise médicale, une indemnité provisionnelle et la réparation de son préjudice. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le requérant n'avait pas rapporté la preuve d'une faute dans l'entretien de la route départementale par la collectivité compétente, ni établi de manière certaine un lien de causalité entre l'état de la chaussée et son accident.
Avocat : CABINET JENNIFER LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401212
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Villakulla, qui demandait l'annulation d'un titre de perception de 80 418 euros émis pour des indemnités d'occupation sans titre du domaine public maritime (années 2014-2015). Le tribunal a jugé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite, car le délai de prescription quinquennale avait été interrompu par le précédent recours juridictionnel de la SCI et n'avait recommencé à courir qu'après l'arrêt de la cour d'appel en 2022. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et 2224 du code civil.
Avocat : BERNION
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401207
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A..., victime d'une chute sur un trottoir de la commune de Mouans-Sartoux. La juridiction a jugé que la requérante, en tant qu'usagère de la voie publique, ne pouvait pas invoquer le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics prévu pour les tiers. Elle a également estimé que la commune avait apporté la preuve de l'entretien normal de l'ouvrage, l'irrégularité du dallage ne constituant pas un danger excédant les risques normaux. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise médicale ont été rejetées.
Avocat : PIERSON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306035
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B... suite à la résiliation de ses contrats d'amodiation de places de parking par la Régie Parcs d'Azur. Le tribunal a jugé que les clauses contractuelles (articles 8 des contrats) fixaient valablement le régime indemnitaire, et que la requérante ne justifiait pas d'un préjudice indemnisable distinct, notamment pour la perte de loyers futurs liée à une sous-location interdite. La décision s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et le code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400224
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de propriétaires demandant réparation au département des Alpes-Maritimes suite à l'effondrement d'un mur de soutènement bordant une route départementale. La juridiction a jugé que les désordres étaient principalement imputables aux importants travaux de terrassement et de construction réalisés par les requérants sur leur terrain, et non à un défaut d'entretien de l'ouvrage public. En conséquence, la responsabilité du département n'a pas été retenue au titre du dommage de travaux publics.
Avocat : BENSA & TROIN AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400912
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête d'un patient contestant des avis de sommes à payer pour des frais d'hospitalisation en chambre individuelle. Le patient invoquait une erreur de diagnostic à l'origine d'une hospitalisation prolongée, engageant la responsabilité du centre hospitalier. Le tribunal estime que le requérant n'apporte pas la preuve de cette faute ou d'un lien de causalité avec la durée de son séjour, fondant sa décision sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les règles de preuve.
Avocat : SELARL CABINET DELMAS-CALVINI-MONDINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401505
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudices corporels et matériels suite à une chute sur un trottoir public, imputée à un défaut d'entretien d'une grille d'évacuation d'eaux pluviales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (5ème Chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que la saillie de la grille (moins de 2 cm) ne constitue pas un défaut d'entretien anormal de l'ouvrage public, mais une imperfection habituelle à laquelle les usagers doivent s'attendre, ce qui n'engage pas la responsabilité de la collectivité. **Textes appliqués** : Principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics (issus de la jurisprudence), permettant à la collectivité de s'exonérer en prouvant l'entretien normal de l'ouvrage.
Avocat : DEMES AVOCATS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501315
Le Tribunal Administratif de La Réunion donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant un dégrèvement de taxe foncière. Le désistement intervient après que l'administration a accordé le dégrèvement sollicité, rendant l'affaire sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement par ordonnance.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501401
Sujet principal : Recours contre une taxe d'habitation devenue sans objet après un dégrèvement. Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (ordonnance du juge unique). Solution retenue : Constatation de l'absence de lieu à statuer, car le dégrèvement accordé a privé la requête de son objet. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer).
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500093
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'injonction contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter des jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française. Solution retenue : Le tribunal examine la recevabilité et le fond des requêtes, notamment la prescription des créances, la responsabilité de l'État (avec ou sans faute), et le quantum du préjudice locatif allégué. Un moyen d'irrecevabilité a été relevé d'office concernant certains requérants. Textes appliqués : Article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles), et articles R. 611-7 et R. 613-1-1 du même code (procédure). La prescription quadriennale en matière de responsabilité de la puissance publique est également en jeu.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600281
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de carte de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui était resté en situation irrégulière pendant près de quatre ans après l'expiration de son dernier titre, ne justifiait pas du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, l'exécution de la décision préfectorale du 4 décembre 2025 n'est pas suspendue.
Avocat : WANDREY STEFAN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600300
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus d'exécuter une notification d'accompagnement individualisé (AESH-i) pour un élève en situation de handicap. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'une décision administrative explicite ou implicite de refus susceptible d'être suspendue, et que son recours est prématuré. L'urgence n'est pas caractérisée en l'absence d'une telle décision attaquée. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500335
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'annulation concernant le refus d'octroi du concours de la force publique pour l'exécution de jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal a examiné les conclusions des requérants visant à obtenir la condamnation de l'État à indemniser un préjudice lié à la dépossession de leur propriété et à annuler le refus implicite de concours de la force publique. Il a également relevé d'office une question d'irrecevabilité concernant certains requérants. Textes appliqués : Référence aux articles L. 761-1, R. 611-7 et R. 613-1-1 du code de justice administrative concernant les frais de procédure, les moyens relevés d'office et la communication de pièces.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500370
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de reconduire un contrat d'agent contractuel de l'enseignement et de requalifier ce contrat en CDI. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la demande de reconduction n'a pas été présentée à l'autorité compétente (l'État, via le vice-recteur) mais à la Polynésie française, qui n'était pas compétente pour y répondre. Concernant la requalification en CDI, la requérante ne justifie pas avoir accompli six années de services publics *après* le 1er juillet 2021, condition posée par le cadre de gestion contesté. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les dispositions relatives à la compétence des autorités et sur l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 2021-802 du 24 juin 2021 et le cadre de gestion local (arrêté n° 5376-2023 VR) pour interpréter les conditions d'accès au CDI.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600309
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, Mme B..., n'avait pas démontré que ce refus portait à sa situation une atteinte suffisamment grave et immédiate pour caractériser l'**urgence** requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, sans examiner le sérieux du moyen de légalité, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SUNAR