Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500365

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé un recours en plein contentieux relatif à une contravention de grande voirie pour occupation irrégulière du domaine public maritime. La juridiction a rejeté les moyens du requérant, M. G... C..., et a condamné ce dernier à une amende, aux frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les constatations matérielles d'empiètement, indépendantes de l'intention ou d'une éventuelle remise en état ultérieure.

Avocat : NEUFFER

17 mars 2026• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500418

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de dégrèvement de l'imposition forfaitaire des très petites entreprises. Le tribunal a jugé irrecevable son recours en annulation, estimant que la lettre de rejet du 26 juin 2025 ne constituait pas un acte détachable de la procédure d'imposition et n'était donc pas susceptible d'être attaqué par la voie de l'excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner le fond de la demande au titre de l'exonération pour entreprise nouvelle.

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600288

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet du ministre de la justice concernant le placement d'un surveillant pénitentiaire en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le juge estime que le requérant n'apporte pas un moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de forme prévues par l'article 47-2 du décret n°86-442 du 14 mars 1986. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

17 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500429

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à faire annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base des mesures de surveillance disponibles, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure au seuil de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500456

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler la décision du CIVEN rejetant sa demande d'indemnisation au titre des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que la méthodologie du CIVEN, fondée sur l'étude du CEA de 2014 et la délibération n°2020-1, était conforme au cadre légal. Il a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée pouvait être renversée si la dose reçue était inférieure à 1 mSv, ce qui était le cas en l'espèce.

Avocat : MARCHAND

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500466

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a examiné la légalité d'un permis de construire délivré pour un projet immobilier à Moorea-Maiao. Le tribunal a jugé que le permis était entaché d'un vice substantiel, à savoir le non-respect des règles du plan général d'aménagement (PGA) concernant l'aménagement d'une aire de retournement pour les engins de secours dans une voie en impasse. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer et a accordé un délai de trois mois pour la régularisation de cette illégalité.

Avocat : JACQUET

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500484

Sujet principal : Recours d'une enseignante contractuelle demandant la transformation de ses contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée (CDI) et réparation de préjudices. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'enseignante ne justifie pas d'une durée de services de six ans auprès de la même autorité publique (le vice-rectorat), condition posée par l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique pour prétendre à un CDI, car une partie de ses services a été accomplie pour le ministère polynésien de l'éducation. Textes appliqués : Article L. 332-4 du code général de la fonction publique ; décret n° 2021-802 du 24 juin 2021 ; arrêté n° 5376-2023 VR du 19 juillet 2023.

Avocat : CURT

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600194

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre la prolongation de sa suspension conservatoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que cette mesure provisoire, prise dans l'attente d'une décision définitive sur sa situation, ne cause pas un préjudice suffisamment grave et immédiate à sa carrière ou à ses intérêts. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de l'urgence.

Avocat : MASSENGO LACAVE MYRIAM

17 mars 2026
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600287

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de suspension en référé d'un licenciement prononcé par l'ARCOM. Le juge a estimé que, malgré l'urgence caractérisée par la perte d'emploi, les moyens soulevés (notamment sur l'incompétence du signataire et le vice de procédure) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).

Avocat : BAZIN & CAZELLES AVOCATS ASSOCIES

17 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600440

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de sa condamnation pénale pour des faits compromettant la santé de son enfant. Les textes invoqués, tels que les articles L.423-7 et L.423-8 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été jugés méconnus en l'espèce.

Avocat : PIERRE

17 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600739

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant comorien demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous de remise de titre de séjour ou une attestation provisoire de travail. Le juge constate que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a délivré au requérant un récépissé valable, ce qui fait disparaître l'urgence et prive la demande de son objet. En conséquence, il est déclaré qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale, le surplus de la requête étant rejeté, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600754

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer un récépissé et une carte de résident à un étranger. Le juge constate que la convocation pour la remise du récépissé ayant été délivrée après l'introduction de la requête, la demande principale a perdu son objet, conduisant à un non-lieu à statuer. La demande de condamnation de l'État aux dépens est également rejetée, l'urgence n'étant plus caractérisée et le requérant ne justifiant d'aucun frais exposé.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2206298

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requête de la SARL Colas Mayotte. Cette dernière, ayant été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après un accord de médiation et n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputée s'être désistée. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2206301

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requête de la SARL Colas Mayotte. La juridiction constate que la société, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après la signature d'un accord de médiation, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501152

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son recours en excès de pouvoir contre le centre hospitalier de Mayotte. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de la demande, qui portait sur le paiement de salaires impayés.

Avocat : LAMBERT EMMANUEL

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600897

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'une assignation à résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, l'assignation à résidence étant déjà exécutée et l'exécution de l'OQTF n'étant pas imminente. Par conséquent, il n'a pas examiné le sérieux des moyens invoqués contre la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601015

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge reconnaît l'urgence de la situation mais estime que la requérante ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant français. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601016

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que le requérant, un ressortissant congolais, ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les éléments produits n'établissent pas une communauté de vie stable ou une insertion socio-professionnelle suffisante en France.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601017

**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, fondée sur une atteinte à la vie privée et familiale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que, malgré l'urgence caractérisée par le risque d'éloignement imminent, le requérant ne démontre pas que l'OQTF porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (vie privée et familiale) et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge relève notamment la condamnation pénale du requérant et l'absence de démonstration de l'absence d'attaches dans son pays d'origine.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601018

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge reconnaît l'urgence due au risque d'éloignement imminent, mais estime que le requérant n'apporte aucun élément pour établir une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026