Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503577

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a retenu une fin de non-recevoir pour tardiveté du recours, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai d'un mois prévu par les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la notification de l'arrêté préfectoral était régulière et que le requérant n'avait pas informé l'administration de son changement d'adresse.

Avocat : LEBRETON

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503107

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas établi la date de notification régulière de la décision au requérant, le pli recommandé ayant été retourné avec la mention "destinataire inconnu". Le tribunal a ainsi déclaré la requête recevable, en application des articles L. 911-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DANTCIKIAN

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502785

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour « salarié » et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment car le contrat de travail invoqué par le requérant n'avait pas été visé par les autorités compétentes, condition exigée par l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Les autres moyens, comme l'incompétence du signataire ou le défaut de motivation, ont également été écartés.

Avocat : CHAPELIER

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501491

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande du préfet du Var visant à annuler la délibération municipale approuvant une modification simplifiée du PLU de Vidauban. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des objectifs de sécurité publique et de prévention des risques (article L. 101-2 du code de l'urbanisme) n'était pas fondé, car le contrôle de compatibilité s'exerce à l'échelle de l'ensemble du territoire communal et non sur un seul secteur. La décision confirme ainsi la légalité de la délibération municipale autorisant certains changements de destination dans le domaine d'Astros.

Avocat : ITEM AVOCATS

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501404

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Pierrefeu-du-Var pour un projet de 36 logements. Les requérants, des riverains, invoquaient notamment l'absence d'avis du SDIS et des irrégularités concernant la desserte, l'isolation phonique et les exhaussements de sol. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en relevant que la consultation du SDIS n'était pas une condition de légalité de l'arrêté et que les autres griefs n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme (PLU).

Avocat : IM AVOCATS

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202506

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Le trait d'union visant à annuler le refus du maire de Grimaud de délivrer un certificat de permis d'aménager tacite. Le tribunal a jugé que, le projet étant situé dans le périmètre d'un site inscrit, l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) était requis. L'administration ayant sollicité des pièces complémentaires dans les délais, conformément aux articles R. 423-39 et R. 424-3 du code de l'urbanisme, le silence gardé par l'autorité compétente valait décision implicite de rejet et non d'acceptation.

Avocat : CLEMENT

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202218

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCEA La Ferme du Destel visant à annuler le refus de permis de construire. Le juge a estimé que le motif de refus fondé sur la non-conformité du projet avec l'article A10 du règlement du PLU (règle de hauteur) était légal et suffisant à justifier la décision municipale. Par conséquent, il n'était pas nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant, y compris celui relatif à la compétence de l'autorité signataire.

Avocat : GERMAIN-MOREL

17 mars 2026• 1ère chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603445

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'un candidat handicapé visant à obtenir l'annulation du refus partiel d'aménagements pour un concours et l'injonction d'accorder des équipements informatiques spécifiques. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les épreuves écrites du concours n'étant pas imminentes. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'éducation relatives aux aménagements d'examens (articles L. 112-4, D. 613-26 et D. 613-27).

Avocat : CABINET SEPIA AVOCATS

17 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603163

Sujet principal : Demande de suspension d'une décision de suspension d'agrément d'assistante familiale pour motif d'urgence. Juridiction : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la demande de suspension, la condition d'urgence n'étant pas remplie. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 421-6 et L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CACCIAPAGLIA

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602417

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente injonction adressée au préfet de l'Essonne pour assurer le réexamen d'une demande de carte d'identité française pour un enfant mineur. Considérant l'inexécution de la première ordonnance comme un élément nouveau, le juge a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés.

Avocat : TOMASI

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602258

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de Mme B..., qui demandait une injonction à la préfète de l'Essonne pour traiter sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, le délai de quatre mois pour statuer étant écoulé, sa demande était désormais réputée implicitement rejetée, et qu'une injonction de traitement ferait donc obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602251

**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'administration d'instruire une demande d'autorisation provisoire de séjour pour parent d'enfant malade. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande d'injonction. Il constate que le silence gardé par la préfecture pendant plus de quatre mois sur la demande de la requérante, déposée en septembre 2024 et enregistrée au plus tard en novembre 2024, équivaut à une **décision implicite de rejet** en application de l'article R. 432-1 du CESEDA. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé) et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet et délais).

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602122

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été sollicité pour enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de procéder à l'affectation effective d'une AESH pour un élève. Le juge constate que l'administration a déjà recruté une AESH, qui a pris ses fonctions. Par conséquent, la demande est devenue sans objet et il n'y a pas lieu de statuer.

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602108

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé par une étudiante étrangère, a rejeté sa demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante avait déposé sa demande en dehors du délai légal prévu par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justifier d'un empêchement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-5 du CESEDA.

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602105

Le Tribunal administratif de Versailles a statué sur une requête en référé concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de voyage. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge a donné acte de ce désistement. Il a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROBACH

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406664

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la commission de médiation des Yvelines qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la requérante, bien que vivant avec ses quatre enfants dans un logement non décent, ne démontrait pas l'échec de la procédure de droit commun engagée auprès de la mairie pour remédier aux désordres, un préalable nécessaire pour saisir la commission sans condition de délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

17 mars 2026• Magistrat Silvani
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405913

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que le requérant, hébergé dans un logement-foyer Adoma, ne justifiait pas d'une situation d'urgence au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, notamment car son recours amiable était prématuré par rapport à sa demande. En conséquence, il n'a pas été fait droit à sa demande d'injonction à l'encontre de la préfète.

17 mars 2026• Magistrat Silvani
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405909

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet par la commission de médiation d'une demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le requérant invoquait l'insuffisance de surface de son logement au regard de l'arrivée imminente d'un enfant. Le tribunal a annulé la décision de la commission, considérant que la grossesse de l'épouse modifiait effectivement la situation au regard des critères de superficie prévus à l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation, et que la commission n'avait pas correctement apprécié l'ensemble des conditions légales, notamment celles des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du même code.

17 mars 2026• Magistrat Silvani
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405809

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision implicite de rejet de la commission de médiation de l'Essonne et à enjoindre à la préfète de saisir à nouveau cette commission. Le juge a estimé que le requérant, bien que dans une situation difficile (hébergé chez son ex-compagne qui lui demande de partir), ne démontrait pas remplir les conditions légales pour être reconnu comme prioritaire et urgent au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, notamment celle d'être "dépourvu de logement". La décision administrative n'est donc pas entachée d'erreur de droit.

17 mars 2026• Magistrat Silvani
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405490

Le Tribunal administratif de Versailles statue sur un recours en excès de pouvoir visant le rejet implicite d'une demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. La juridiction constate qu'un logement a été attribué à la requérante en cours d'instance, ce qui rend le litige sans objet. Elle prononce donc un non-lieu à statuer sur le fond, mais condamne l'Etat à verser à la requérante une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : HAIK

17 mars 2026• Magistrat Marmier