965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 671
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande d'injonction et de liquidation d'une astreinte pour inexécution d'ordonnances antérieures enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté l'inexécution de l'injonction, la préfète n'ayant pas procédé au réexamen dans les délais impartis, et a liquidé l'astreinte provisoire prononcée antérieurement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Il a donné acte de son désistement concernant les demandes de suspension et d'injonction visant les décisions préfectorales relatives à son certificat de résidence. En revanche, le tribunal a rejeté sa demande de mise à la charge de l'État de frais de procès non compris dans les dépens.
Avocat : PERES
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de contribuables qui demandaient la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de droits de mutation à titre gratuit. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente pour connaître de ce litige. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 199 et L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribuent la compétence pour les contestations relatives aux droits d'enregistrement et à leur recouvrement au tribunal judiciaire et au juge de l'impôt.
Avocat : GUYON
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat lié à leur situation au Liban. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car les requérants pourraient différer leur mariage dans l'attente de la décision sur le recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant ce recours préalable.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d'un titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet d'Indre-et-Loire avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire, en relevant notamment que le requérant ne détenait pas le visa de long séjour exigé par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie sur les stipulations de cet accord et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable la requête de la SMEREP. Le litige portait sur le recouvrement de créances hospitalières par voie de saisie administrative. Le juge a estimé que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales d'un établissement public de santé relève de la compétence exclusive du juge de l'exécution (juge judiciaire), en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le tribunal administratif n'était pas compétent pour connaître de cette demande.
Avocat : CACHARD
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête du syndicat Sud Santé Sociaux 37 visant à annuler une note de service du CHRU de Tours relative aux congés annuels. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la note litigieuse se bornait à préciser les modalités d'application de l'article 2 du décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002, sans créer de règles nouvelles ni affecter notablement la situation des agents. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante (CDPE 28) de son recours en excès de pouvoir. Le tribunal met ainsi fin à la procédure, sans examen du fond, concernant la contestation des résultats des élections de parents d'élèves de l'école du Moulin à Sancheville. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'enregistrer un tel désistement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi de trois requêtes en excès de pouvoir visant des arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert vers la Suède et l'assignation à résidence de demandeurs d'asile. La juridiction a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés, notamment sur la motivation, le respect des droits de la défense et l'application du règlement Dublin III (UE n°604/2013), n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont ainsi été jugées régulières au regard du droit des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GABON
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation de son assignation à résidence et de son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de Meurthe-et-Moselle avait légalement pris ces mesures, notamment au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que les moyens soulevés, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance des conventions internationales, n'étaient pas fondés.
Avocat : CHAFFIN
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un refus implicite de recréditer un permis de conduire et de restituer le capital de points. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (ordonnance du président). **Solution retenue** : Rejet de la requête, car les conclusions d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet et manifestement irrecevables. En effet, le requérant avait déjà obtenu satisfaction avant l'introduction de sa requête (reconstitution totale des points et retrait de la décision d'invalidation). **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de rejet par ordonnance des requêtes irrecevables ou sans objet) et article L. 761-1 du même code (demande d'allocation pour frais irrépétibles, également rejetée).
Avocat : SCP BENOIT OLSZOWIAK
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête en suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). En conséquence, le juge n'a pas eu à examiner le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la procédure applicable.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un référé précontractuel par la société E2SIT, contestant la décision de la commune de Jeumont de rejeter son offre et d'attribuer un marché de maintenance des systèmes de sécurité incendie à la société PROFLAM Solution Incendie. Le juge constate que le contrat a été signé le 12 mars 2026, avant l'enregistrement de la requête le 13 mars, ce qui rend irrecevable la procédure de référé précontractuel fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requête par la société E2SIT.
Avocat : HOLTERBACH
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société requérante. Ce désistement est réputé acquis, la société Icade santé n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. La procédure concernait une demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2021.
Avocat : MATON
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la SAS Immobilière Carrefour dans son recours visant l'annulation du rejet de sa réclamation concernant la taxe foncière sur les propriétés bâties de 2020. Ce désistement est prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après avoir été invitée à le faire. Il en résulte un non-lieu à statuer sur le fond de la demande de dégrèvement.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FIDAL
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet du Pas-de-Calais de sa requête en excès de pouvoir. Le préfet demandait initialement l'annulation du refus implicite du maire de Verton de communiquer des pièces relatives à un marché public et l'injonction de les produire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater ce désistement, mettant ainsi un terme à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un ressortissant algérien contre une décision préfectorale prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent en vertu d'une délégation régulière et que les mesures, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de l'incompétence, de la méconnaissance de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont donc été écartés.
**Sujet principal** : Demande de suspension et d'injonction en référé-liberté concernant le refus d'inscription à une formation du CNFPT pour motif de restriction territoriale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande, estimant que le requérant ne démontre pas l'existence d'un moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Il considère notamment que la politique d'inscription prioritaire par région, liée à la gestion des capacités d'accueil, ne méconnaît pas les textes régissant le CNFPT. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension et pouvoir de rejet), ainsi que les articles L. 451-1 et suivants du code général de la fonction publique relatifs au CNFPT.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la copie de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge n'a pas examiné les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, et a procédé au rejet par ordonnance conformément à l'article L. 522-3 du même code.