965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 671
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d’un requérant visant à enjoindre à la CAF de Lille le rappel de son RSA et le versement d’une provision d’urgence. Le juge estime que la condition d’urgence, exigée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, n’est pas remplie, notamment au vu des ressources perçues par l’intéressé au titre de l’ARCE. La requête est donc rejetée en application de la procédure simplifiée prévue à l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requête de Mme C... visant à annuler la suspension de son permis de visite pénitentiaire. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de référé-suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La juridiction applique également l'article R. 222-1 du même code pour donner acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au préfet pour hébergement d'urgence. Le juge estime que les requérants n'apportent pas la preuve d'une situation d'urgence particulière ni d'une carence caractérisée de l'État dans l'accomplissement de sa mission. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-liberté, rejette la demande d’une étudiante sénégalaise visant à enjoindre à la préfète de lui délivrer un récépissé de renouvellement de sa carte de séjour. La juridiction estime que le silence de l’administration après 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet, conformément à l’article R. 422-5 du CESEDA, et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’est caractérisée. Elle considère également que la requérante ne justifie pas de l’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour ce type de référés.
Avocat : THIAM AVOCATS
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme B... visant à suspendre l'exécution d'un titre de recette émis pour recouvrer un trop-perçu de salaires. Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la mesure, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le sérieux du moyen de légalité soulevé.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre exécutoire et d'une saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'astreintes d'urbanisme. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié du caractère d'urgence de sa demande, condition nécessaire prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : DI DIA
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a examiné le recours d'un sapeur-pompier volontaire contre la décision de non-renouvellement de son engagement par le SDIS de l'Ain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée, prise après une nouvelle instruction régulière, était suffisamment motivée et ne constituait pas une sanction déguisée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives au statut des sapeurs-pompiers volontaires et a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation.
Avocat : ASTERIO CABINET D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un ancien agent pour préjudice lié à son exposition professionnelle à l'amiante. Le tribunal a retenu la responsabilité de la métropole de Lyon pour faute, en constatant un manquement à son obligation de sécurité envers son employé, notamment l'absence de mesures de protection contre les poussières d'amiante. Il a condamné la collectivité à indemniser l'agent, en s'appuyant sur les dispositions du code civil et du décret du 17 août 1977 relatif à la protection des travailleurs exposés à l'amiante.
Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté de révocation prononcé par le maire de Villeurbanne. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les faits de propos sexistes, de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle reprochés à l'agent, établis par l'enquête administrative, constituaient des fautes disciplinaires graves. La sanction de révocation, prévue au quatrième groupe des sanctions par l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique, a été jugée proportionnée à la gravité des manquements aux obligations de dignité, d'intégrité et de probité (articles L. 121-1, L. 131-3 et L. 133-1 du même code).
Avocat : GLC AVOCAT
**Sujet principal** : Liquidation d'une astreinte pour occupation sans titre du domaine public fluvial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal liquide l'astreinte et condamne l'occupant à verser 233 400 euros à Voies navigables de France pour la période du 20 février 2021 au 2 mai 2024, estimant qu'il n'y a pas lieu de la modérer. Il rejette en revanche la demande de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Principes jurisprudentiels relatifs à l'injonction de libérer le domaine public et à la liquidation des astreintes.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant algérien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de destination et une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-23, pour écarter les moyens du requérant.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision préfectorale ordonnant la fermeture pour trois mois du "Café d'Algérie". Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du préjudice économique grave et immédiat pour l'exploitant, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la mesure au regard de l'article L. 333-2 du code de la sécurité intérieure, qui encadre strictement le prononcé de telles fermetures.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal estime que l'administration était fondée à prendre cette mesure, car le requérant reconnaît être en situation irrégulière et ne démontre pas disposer d'attaches personnelles suffisantes en France pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de six mois) infligée à un agent communal. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la privation de rémunération supérieure à un mois, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la procédure disciplinaire, notamment au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 532-7 du code général de la fonction publique.
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le requérant, un ressortissant algérien, contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de l'Ain. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle et de l'état de santé de l'intéressé, en application des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VRAY
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant soudanais, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation présumée de la confidentialité de la procédure d'asile et les conditions de l'entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes.
Avocat : PENIN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de police du 15 février 2026 interdisant le retour sur le territoire français d'un ressortissant afghan. Le tribunal a retenu que l'interdiction de retour, prévue par l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne pouvait être légalement prononcée car l'administration n'apportait pas la preuve de la notification préalable de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fondait. Par conséquent, l'exécution du jugement implique l'effacement du signalement Schengen associé.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Allemagne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au sens de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que l'absence d'entretien individuel, prévu à l'article 5 du règlement Dublin (UE n° 604/2013), ne constituait pas en l'espèce une irrégularité de nature à entacher la légalité de l'arrêté. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : MOUBERI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction et d'astreinte visant à obtenir la délivrance de son titre de séjour, celle-ci étant devenue sans objet après la remise du document. La juridiction a rejeté la demande de prise en charge des frais d'instance par l'État, au motif que les conditions légales n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué, condition nécessaire pour obtenir la suspension. Le juge s'est fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans avoir à examiner les autres conditions de l'urgence ou les exceptions soulevées par la défense.
Avocat : CABINET CARPENTIER (SELARL)