Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605919
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d'une bénéficiaire de protection temporaire visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée, qui revêt un caractère définitif, excède sa compétence en la matière. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et la nature provisoire des mesures pouvant être ordonnées en référé.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501565
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un brigadier-chef de police visant l'annulation de son arrêté de révocation disciplinaire. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, le requérant ayant été dûment informé de son droit à la communication du dossier et le droit de se taire ne s'appliquant pas aux échanges hiérarchiques ordinaires dans ce cas. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les principes issus de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Avocat : CHORON
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404730
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé un avertissement et une exclusion prononcés à l'encontre d'une étudiante en formation paramédicale pour violation des droits de la défense. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire était irrégulière, notamment en raison du défaut de communication préalable du dossier à l'étudiante avant la décision, comme l'exige l'article 66 de l'arrêté du 21 avril 2007. Les sanctions sont donc annulées pour vice de procédure.
Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610059
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence territoriale du tribunal. Textes appliqués : Articles L. 521-3, R. 522-8-1, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative ; la requête, relevant de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence (Caen), est déclarée irrecevable devant le tribunal administratif de Paris.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607921
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de police de délivrer un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour, formée dans le cadre d'un référé administratif. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, qui a attendu cinq ans avant d'engager des démarches de régularisation, ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par la loi. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et subordonne son prononcé à une condition d'urgence.
Avocat : SIAM
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500124
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office des requérants. Leur recours en excès de pouvoir contre le refus de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône est éteint, car ils n'ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités par la juridiction. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411256
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui mettait en cause des indus de prime d'activité et d'aide exceptionnelle de solidarité. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond du litige.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602994
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la demande de suspension en référé-liberté formée par une demandeuse d'asile contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration mettant fin à son hébergement. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, notamment au regard du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions de sortie des lieux d'hébergement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602881
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi. Le tribunal estime le recours irrecevable car introduit hors délai, l'intéressé, placé en rétention, n'ayant pas saisi la juridiction dans les 48 heures suivant sa notification, comme l'impose l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 922-17 du même code, permettant de rejeter les recours manifestement irrecevables.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602457
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Haut-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et estime que les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant étaient inopérants en l'espèce.
Avocat : SABATAKAKIS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602445
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale déclarant irrecevable une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale, ainsi que de mesures d'injonction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale, considérant que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son séjour en France n'étant pas menacé à court terme. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400328
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones pour filmer le marché de Noël 2023. La juridiction a jugé que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure pour prévenir les atteintes à l'ordre public et les actes de terrorisme, était proportionnée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée aux libertés publiques, notamment au droit au respect de la vie privée. Le tribunal a également estimé que l'obligation d'information du public était satisfaite et a rejeté la demande d'injonction de production de la notice d'usage des drones.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202950
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 enregistrant une centrale d'enrobage de bitume à chaud à Escout. Les requérants soutenaient que le dossier de demande méconnaissait l'article L. 512-7-1 du code de l'environnement en omettant d'évaluer les incidences notables sur l'environnement et les risques de pollution des sols et des eaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le dossier, conforme aux prescriptions générales de l'arrêté du 9 avril 2019, permettait au préfet d'apprécier les impacts du projet et de prescrire les mesures nécessaires.
Avocat : LABORDE-APELLE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202948
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 autorisant l'enregistrement d'une centrale d'enrobage de bitume. La juridiction a estimé que le dossier de demande, soumis à consultation publique, était complet et satisfaisait aux exigences du code de l'environnement, notamment les articles L. 512-7-1 et R. 512-46-3, en ce qui concerne l'évaluation des incidences notables sur l'environnement et la santé. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'absence d'intérêt à agir de la requérante.
Avocat : LABORDE-APELLE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502307
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants qui sollicitaient l'annulation d'un permis de construire. Il donne également acte du désistement de la société bénéficiaire du permis concernant sa demande de condamnation des requérants aux dépens. Enfin, il rejette la demande de la commune de mettre ces derniers à la charge des frais, mettant ainsi un terme à l'instance sans examen du fond du litige, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : FRECHE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606605
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de suspension en urgence d'un refus de visa de regroupement familial. La requête est jugée irrecevable car la requérante n'a pas prouvé avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des visas, comme l'exige l'article D. 312-3 du CESEDA. Le juge des référés a statué sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relevant l'absence de preuve du recours préalable et de justification d'une urgence particulière.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606150
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de visa long séjour pour réunification familiale opposé à l'épouse d'un réfugié. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, en relevant un délai important et insuffisamment justifié entre l'obtention du statut de réfugié par le mari et la demande de visa de la requérante. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement des articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent la procédure de référé-suspension et ses conditions (urgence, doute sérieux).
Avocat : KATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507734
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation d'un refus de visa de long séjour, car le visa a été délivré après l'introduction du recours, rendant l'affaire sans objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle met néanmoins à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais exposés par l'avocat des requérants, en application des articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : WANDREY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602978
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne des allégations d'irrégularités lors des élections municipales de 2026 à Novel. La juridiction estime que la requête, qui se borne à des observations sans demander l'annulation du scrutin, ne constitue pas une protestation électorale recevable. La solution est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602423
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait une amende infligée par la SNCF. Le tribunal estime que le litige, relatif au recouvrement d'une amende forfaitaire de nature pénale, relève de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. La décision s'appuie sur les articles 529-1, 529-2 et 530-2 du code de procédure pénale, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.