Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601886

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un pylône d'antenne-relais par la société TDF. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'intérêt public de la couverture mobile et qu'un doute sérieux existait sur la légalité des motifs d'opposition. Il a enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition provisoire et a condamné la commune aux dépens, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BON-JULIEN

17 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500013

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme C... visant à obtenir la délivrance d'un permis de conduire et une indemnisation. Le juge estime irrecevables les conclusions en injonction, car elles ne s'appuient pas sur une demande d'annulation d'une décision administrative, et irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable à l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 421-1.

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510443

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui retirant sa carte de résident de dix ans et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la préfète de l'Isère avait légalement établi, par un faisceau d'indices, que ce titre avait été obtenu par fraude, en application de l'accord franco-tunisien de 1988 et du pouvoir général de retrait des décisions individuelles. Le tribunal a également considéré que cette mesure, justifiée par la prévention des infractions, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu notamment de la fraude caractérisée et de l'absence d'ancrage familial durable en France.

Avocat : ALAMPI

17 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405129

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Sevrier pour un projet de quinze maisons individuelles. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas démontré un intérêt à agir suffisant au sens des articles L. 600-1-2 et L. 600-1-3 du code de l'urbanisme, et a considéré que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la prétendue incomplétude du dossier, à la fraude ou à la méconnaissance du PLU, n'étaient pas fondés. La demande de condamnation pécuniaire a également été rejetée.

Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400028

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de conditions matérielles d'accueil (CMA) pour sa demande d'asile. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la décision initiale du 19 octobre 2023, celle-ci ayant été remplacée par la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire (RAPO). Concernant cette décision implicite, le tribunal a estimé que le refus des CMA était légal, car M. A... n'avait pas déposé sa demande d'asile dans le délai de 90 jours après son entrée sur le territoire, tel que prévu par les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sans que son incarcération ne constitue un motif légitime justifiant ce retard.

Avocat : HUARD

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207993

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal du 6 octobre 2022 qui s'opposait à une déclaration préalable de travaux pour l'installation d'une "tiny house" en zone agricole. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en estimant que l'activité de permaculture de la requérante ne constituait pas une activité agricole et en exigeant que celle-ci soit exercée à titre principal, ce que ne prévoient pas les articles A1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable. La motivation formelle de l'arrêté était toutefois conforme aux exigences de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme.

Avocat : LAURENT

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206958

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal ordonnant la démolition d'une "tiny house" installée sans autorisation en zone agricole. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la propriétaire. Il juge que le maire était compétent pour ordonner la démolition, car l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme l'autorise à prescrire les mesures nécessaires à la mise en conformité, y compris la démolition, après constatation d'une infraction. **Textes appliqués** : L'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, éclairé par les travaux parlementaires de la loi du 27 décembre 2019, constitue le fondement légal du pouvoir de police du maire en la matière.

Avocat : LAURENT

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206713

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a été saisi d'une demande en responsabilité contre le centre hospitalier universitaire de Grenoble suite au décès d'une patiente. La juridiction a retenu un manquement dans la surveillance de la patiente lors de son admission aux urgences, engageant la responsabilité de l'établissement. Elle a fixé le taux de perte de chance d'éviter le décès à 50% et a ordonné l'indemnisation des préjudices des requérantes sur cette base, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière.

Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102667

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un permis de construire modificatif tacite, délivré par la commune de Peisey-Nancroix, au motif que le permis de construire initial était devenu caduc. Le juge a retenu que les travaux, débutés en 2010, avaient été interrompus pendant plus d'un an, entraînant la péremption du permis initial en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la délivrance d'un permis modificatif sur la base d'une autorisation périmée était illégale.

Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601975

**Sujet principal** : Demande de suspension d'une procédure de mise à la retraite pour invalidité et d'injonctions relatives à l'avancement, présentée dans le cadre d'un référé-liberté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour justifier une intervention dans un délai de 48 heures. Les risques évoqués (mise à la retraite, perte de traitement) sont futurs et ne créent pas une situation d'extrême urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601841

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant. Le sujet principal est la demande de suspension d'une décision ministérielle constatant la perte de validité d'un permis de conduire. La juridiction constate que l'administration a retiré la décision contestée, rendant la requête sans objet. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601267

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a fait droit à la demande du CROUS de Rennes-Bretagne d'expulser un étudiant occupant sans droit un logement universitaire. Le juge a considéré que l'occupation sans titre depuis l'échéance du bail et le nombre important de demandes non satisfaites créaient une urgence justifiant la mesure, afin d'assurer le fonctionnement normal du service public du logement étudiant. La décision s'appuie sur les conditions d'urgence et d'utilité prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ARES

17 mars 2026
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601193

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande du préfet d’ordonner l’expulsion immédiate de deux demandeurs d’asile d’un centre d’hébergement. Le juge des référés a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, compte tenu de la situation familiale des occupantes, de la présence d’enfants mineurs et d’un recours en cours devant la Cour nationale du droit d’asile. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment ses articles L. 542-1 et L. 542-2, qui régissent la fin du droit au maintien sur le territoire et à l’hébergement.

Avocat : VAILLANT

17 mars 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407470

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... contestant un refus de bénéfice de la protection universelle maladie (PUMA). La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, le tribunal relève que ce litige relève en réalité du contentieux de la sécurité sociale, relevant de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale.

17 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500239

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante centrafricaine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement apprécié l'absence de communauté de vie effective avec son conjoint français, justifiant le refus de titre au titre de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CAZAU

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500116

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge retient que le préfet de la Gironde a méconnu son obligation de communiquer les motifs de son refus implicite, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il n'est pas nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : BABOU

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406353

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du conseil départemental de l'ordre des médecins de la Gironde de transmettre une plainte à la chambre disciplinaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le médecin mis en cause, exerçant en tant que praticien hospitalier, était chargé d'un service public. En application de l'article L. 4124-2 du code de la santé publique, la transmission d'une telle plainte relève de la compétence exclusive des autorités énumérées par ce texte, et non de l'obligation générale de transmission prévue à l'article L. 4123-2 du même code.

Avocat : BAULIMON

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602154

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la demande de suspension et d'annulation d'une autorisation d'urbanisme pour une antenne-relais. Le requérant n'a pas respecté la procédure en ne déposant pas une requête distincte à fin d'annulation, et son intérêt à agir n'est pas établi, rendant sa demande irrecevable. De plus, les moyens soulevés (défaut d'affichage, non-respect de la loi Abeille, atteinte au cadre de vie) ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600671

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne d’héberger Mme A... dans une structure adaptée à ses besoins, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, n’avait reçu aucune proposition d’hébergement dans le délai légal de six semaines, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a également prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

Avocat : ORIGNAC ARIANE

17 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508880

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'attribution d'un logement adapté. La juridiction estime la demande irrecevable, car la requérante n'a pas préalablement obtenu une reconnaissance de priorité par la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO). Cette condition, prévue par les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, est un préalable obligatoire à la saisine du juge administratif en la matière.

17 mars 2026