Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601482
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C... B... visant à enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration au-delà du délai légal de quatre mois valait décision implicite de rejet, conformément aux articles R* 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction ne fait pas obstacle à la naissance de cette décision implicite de refus.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500264
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A... B..., de son recours en excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : PASSY
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400807
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet d'une demande de prime « MaPrimeRénov’ ». Cette décision de non-lieu est prise car l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a ultérieurement accordé la prime au requérant, privant ainsi son recours de son objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604135
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté une demande de suspension en urgence du rejet de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge des référés a estimé que les requérantes n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de la commission de recours. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais les conditions d'urgence et de doute sérieux n'étaient pas réunies.
Avocat : MALABRE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603984
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance du droit au respect de la vie familiale) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet. La requête est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : REGENT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603657
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté une demande de référé-suspension et d'injonction visant à obtenir la délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant le prononcé de mesures provisoires, malgré les allégations de problèmes de santé. Par ailleurs, le tribunal a considéré qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions de refus de visa n'était établi, notamment au regard des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant l'établissement de la filiation.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507095
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que le préfet, après le rejet définitif de la demande d'asile du requérant, était en situation de compétence liée pour prononcer l'OQTF, et que les griefs relatifs au défaut de motivation, à la méconnaissance du droit d'être entendu et à la violation de l'article 8 de la CEDH n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et suivants).
Avocat : PAVY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502716
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 425-9 et L. 425-10 notamment). Elle a estimé que la motivation était suffisante et qu'aucune méconnaissance des conventions internationales invoquées (CEDH, CIDE) n'était caractérisée.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407097
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite d'un recours contre le refus de visas de réunification familiale pour l'épouse et les enfants d'un réfugié. La juridiction a jugé que la décision implicite de la commission de recours, qui reprenait le motif de l'autorité consulaire sur l'insuffisance des justificatifs d'identité et de liens familiaux, était conforme aux dispositions de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que ce refus ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406940
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour en France en qualité de travailleur salarié. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme le refus de visa. Il estime que l'autorité consulaire, dont la décision implicite de rejet est contestée, a légalement pu considérer que les justificatifs d'activité professionnelle produits par le demandeur étaient entachés de défauts de crédibilité (faux document antérieur et incohérences), ne permettant pas d'établir de manière fiable l'objet et les conditions du séjour. **Textes appliqués** : Articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et article L. 5221-2 du code du travail.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401149
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de délivrer une autorisation préalable pour une formation en sécurité privée. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, car l'administration avait entre-temps accordé l'autorisation puis délivré la carte professionnelle sollicitée, rendant le litige sans objet. Elle a néanmoins condamné le CNAPS à verser 1 100 euros à l'avocat du requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SELARL BENGONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317467
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la décision expresse du ministre de l'intérieur du 25 janvier 2024, rejetant son recours, se substituait à la décision implicite initialement contestée, rendant cette dernière sans objet. Concernant le fond, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant un défaut d'intégration professionnelle, et a estimé que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE n'était pas applicable à la procédure de naturalisation, une matière relevant du droit national.
Avocat : HENNANI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408568
**Sujet principal** : Recours contre le refus de visas de long séjour au titre de la réunification familiale de membres de la famille d'un réfugié. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision implicite de rejet des visas. Il estime que l'administration a légalement pu douter de la réalité des liens familiaux allégués, compte tenu notamment d'une longue période de séparation, et a correctement appliqué la réglementation sur l'entrée et le séjour des étrangers. **Textes appliqués** : Articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que les principes généraux du droit des étrangers concernant la preuve de la famille et la lutte contre la fraude documentaire.
Avocat : KATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317342
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir de M. D... visant l'annulation de son placement préventif en cellule disciplinaire. Le juge estime que la décision était légalement signée par un délégataire, suffisamment motivée, et ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation au regard des faits reprochés. La demande d'indemnité est jugée irrecevable pour défaut de recours préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles L. 231-2 et R. 234-19 du code pénitentiaire.
Avocat : LAPLANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317333
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur, qui s'est substituée à celle du préfet, ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement apprécié le défaut d'assimilation de la requérante, au regard des exigences posées par les articles 21-24 et 21-25 du code civil et l'article 37 du décret du 30 décembre 1993, sans que ses difficultés liées à son état de santé ne remettent en cause cette appréciation.
Avocat : FLECK
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313348
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision ministérielle du 21 novembre 2022 ayant confirmé l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'insuffisance des ressources de l'intéressé pour apprécier son insertion professionnelle. L'autorité administrative dispose en cette matière d'un large pouvoir d'appréciation, que le juge n'a pas constaté détourné en l'espèce.
Avocat : BELLIARD-RATRIMOARIVONY-CHHANN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312616
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision ministérielle du 3 juillet 2023 ajournant sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée par une autorité habilitée et que son motif, fondé sur une insuffisance d'assimilation au regard des articles 21-17 et 21-18 du code civil, était légal. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation de la requérante ne remplissait pas les conditions requises pour l'acquisition de la nationalité française.
Avocat : LUKEC
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311192
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un ressortissant russe demandant l'annulation du rejet et de l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'instabilité et l'insuffisance des ressources professionnelles du requérant, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir discrétionnaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil et du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions de naturalisation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310916
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision ministérielle du 26 mai 2023 qui avait ajourné sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en vertu de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que le ministre de l'intérieur, disposant d'un large pouvoir d'appréciation fondé sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, pouvait légalement fonder son ajournement sur l'absence de ressources suffisantes et stables du requérant.
Avocat : MAILLARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303770
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. L..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'incompétence ni d'irrégularité procédurale, notamment concernant la composition de la commission du titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-20, L. 432-14 et R. 432-7).
Avocat : PHILIPPON