Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602478
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le retrait de son titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que le silence gardé par la préfecture sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’est plus utile et ferait obstacle à l’exécution de cette décision, l’intéressé conservant la possibilité de la contester par une requête en annulation.
Avocat : CONVERGENCES SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602456
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante guinéenne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas recevable car la requérante fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) devenue définitive, ce qui constitue un obstacle légal à la délivrance du document sollicité. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée.
Avocat : MOLOTOALA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601880
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d'un recours contre un arrêté d'éloignement, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet donc le dossier au tribunal administratif de Versailles, juridiction territorialement compétente.
Avocat : TRORIAL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601418
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant tunisien visant à contraindre le préfet de Seine-et-Marne à lui remettre immédiatement sa carte de résident. Le juge estime que l'attestation dématérialisée de décision favorable, dont dispose déjà le requérant, lui permet de justifier de la régularité de son séjour et de franchir les frontières, conférant ainsi l'ensemble des droits attachés au titre. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge relevant toutefois le caractère "fortement regrettable" du refus de remise de la carte par l'administration.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601403
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension des saisies sur salaire et de restitution formulée par une contributaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré l'existence d'une situation critique justifiant une intervention en urgence, malgré la procédure de surendettement en cours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions du référé-suspension.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601358
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande, formée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est plus utile ni urgente, car le silence gardé par la préfecture pendant plus de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le requérant conserve la possibilité de contester directement cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
Avocat : CALAF
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601354
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant de Guinée-Bissau demandant l'injonction au préfet de l'Essonne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige, concernant une décision du préfet de l'Essonne, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant (Versailles, et non Melun). La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative définissant la compétence territoriale, et applique l'article R. 522-8-1 du même code pour rejeter la requête.
Avocat : CABINET KHALID OUADI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600650
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a constaté que le requérant, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, ne l'avait pas produit dans le délai légal de quinze jours, entraînant un désistement réputé d'office. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TRAORE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600030
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge administratif prononce ce non-lieu à statuer car la requête du demandeur, introduite lors de sa rétention, ne mentionne pas son domicile et qu'aucune adresse de notification n'a été fournie après sa libération, en méconnaissance des exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet au président du tribunal de constater l'absence de lieu à statuer.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518487
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours pour excès de pouvoir formé contre des arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. La juridiction a retenu cette solution en raison de l'absence de domicile indiqué par le requérant sur sa requête et de l'impossibilité de lui notifier utilement les actes de la procédure après sa libération. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de saisine de la juridiction.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518442
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. A... contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son interdiction de retour. La juridiction retient cette solution car la requête, introduite depuis un centre de rétention, ne mentionne pas le domicile du requérant et aucune adresse de notification n'a été fournie après sa libération, ce qui constitue un vice de procédure. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de saisine.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518391
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. A... contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son interdiction de retour. La juridiction motive sa décision par le défaut de domicile du requérant sur sa requête et l'impossibilité de le notifier, en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515712
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour de réfugié. Cette décision est motivée par la production d'un justificatif établissant que le titre a été délivré avant le jugement, rendant le litige sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517438
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. Le litige concernait la situation administrative de sa mère, titulaire d'un certificat de résidence algérien expiré, pour laquelle Mme C... sollicitait une intervention urgente du juge afin d'éviter une situation irrégulière. Le tribunal a jugé que la requête, qui ne tendait ni à l'annulation d'une décision ni à la condamnation au paiement d'une somme d'argent, sortait du cadre de sa compétence contentieuse, le juge administratif ne pouvant se substituer à l'administration (application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative).
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601365
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Il n'y a plus lieu de statuer, l'administration ayant délivré le récépissé demandé avant le jugement. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601361
Sujet principal : Demande d'injonction pour permettre le dépôt d'une demande de renouvellement de carte de résident. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, car l'administration a régularisé la situation en procédant à la remise informatique de la carte. Les conclusions sont rejetées, mais l'État est condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais du litige. Textes appliqués : Articles L. 521-3 du code de justice administrative, L. 433-3 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MIRZEIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601359
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et de réintégration d'un agent contractuel licencié pour faute grave par la commune de Saint-Mandé. Le juge a estimé que l'urgence, condition nécessaire pour prononcer une suspension, n'était pas caractérisée en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NAUSICA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601355
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante camerounaise demandant l'injonction au préfet du Val-de-Marne de lui remettre son titre de séjour. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale, le titre ayant été délivré après l'introduction de la requête, mais rejette la demande subsidiaire concernant le dépôt d'une nouvelle demande de renouvellement. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AMOUGOU ESSAMA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517514
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le préfet de police pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement pur et simple en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser à l'avocat du requérant une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés, conformément aux articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607556
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la suspension de l'invalidation de son permis de conduire. La juridiction a décliné sa compétence, estimant que le litige, relatif à une décision de police administrative, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant (Limoges). La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.
Avocat : DEBRENNE