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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 30 juin 2025 par lequel le maire de Sari-Solenzara avait autorisé une clôture sur des parcelles situées dans la bande littorale des 100 mètres. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le préfet, tirés de l'absence d'avis conforme requis par l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme et de la méconnaissance de l'interdiction de nouvelles constructions prévue à l'article L. 121-16 du même code, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été prononcée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B..., attachée d'administration de l'État, qui contestait l'arrêté du préfet de la zone de défense et de sécurité sud refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son malaise survenu le 28 janvier 2021. La juridiction a estimé que le malaise, survenu sur le lieu et dans le temps du service, ne constituait pas un accident de service au sens des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, faute de lésions physiques ou psychologiques établies et en raison de son origine liée à un état de stress préexistant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B... de plusieurs requêtes contestant le refus de la DREETS de Corse de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 11 mars 2024, ainsi que les décisions subséquentes la plaçant en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 822-21 à L. 822-23 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également refusé de faire droit à ses conclusions aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a suspendu l'exécution d'un permis de construire tacite délivré par le maire de Lecci pour l'extension d'une construction en zone naturelle. Saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge des référés a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Le projet, situé dans un secteur éloigné de toute agglomération, ne pouvait être autorisé en l'absence de continuité avec un groupe d'habitations existant. La suspension a donc été ordonnée.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Sarrola-Carcopino à M. B... pour une maison d'habitation. Le préfet de Corse contestait la légalité de cet arrêté, invoquant notamment une méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé que ce moyen était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité du permis. En conséquence, l'exécution de l'arrêté municipal du 25 juin 2025 a été suspendue, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d'une demande de suspension de trois certificats d'urbanisme tacites délivrés par le maire de Serra-di-Fiumorbo pour la construction de maisons individuelles. Le préfet soutenait que ces décisions méconnaissaient l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et le PADDUC, les terrains étant situés dans des secteurs non urbanisés. Le tribunal a joint les trois requêtes et, après audience publique, a fait droit à la demande de suspension, jugeant que le moyen invoqué était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des actes attaqués.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme B... A..., ressortissante brésilienne, contestant l'arrêté préfectoral du 25 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut d'audition préalable, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, le préfet ayant délégué sa signature au sous-préfet par un arrêté régulièrement publié. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité des décisions au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., brigadier-chef de la police nationale, qui contestait son reclassement suite à l'entrée en vigueur du décret n° 2023-676 du 28 juillet 2023. Les conclusions principales du requérant, tendant à ce que le tribunal lui enjoigne d'être promu au 5ème échelon de son grade, ont été jugées irrecevables car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. Ses conclusions indemnitaires, visant à obtenir 7 000 euros en réparation d'un préjudice, ont également été déclarées irrecevables en l'absence de décision préalable de l'administration sur une demande indemnitaire, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution de trois certificats d'urbanisme tacites délivrés par le maire de Serra-di-Fiumorbo pour la construction de maisons individuelles. Le préfet soutenait que ces décisions méconnaissaient l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et le PADDUC, les terrains étant situés dans des secteurs non urbanisés. Le juge a fait droit à la demande de suspension, estimant que le moyen invoqué était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des actes.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme Pruneta, secrétaire administrative, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Haute-Corse fixant son complément indemnitaire annuel (CIA) à 490 euros pour 2023, qu’elle estimait insuffisant. La requérante soutenait que cette décision était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard de son évaluation professionnelle. Le tribunal a rappelé que le CIA est un élément de rémunération variable modulé en fonction de la manière de servir, appréciée lors de l’entretien professionnel annuel. En l’espèce, le tribunal a jugé que l’administration n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en fixant ce montant, et a rejeté la requête de Mme Pruneta. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B... d'une contestation de titres exécutoires émis par la commune d'Urbalacone pour le recouvrement de loyers impayés d'un local commercial, ainsi que de la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de son incompétence, estimant que les sommes réclamées, nées de l'exécution d'un bail commercial, constituent une créance de nature privée. En application des articles R. 145-23 du code de commerce et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître de l'ensemble des conclusions de la requête, celles-ci relevant de la compétence du juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la communauté de communes d’Ile-Rousse - Balagne et de deux membres du comité syndical du PETR Pays de Balagne, qui demandaient l’annulation d’une délibération du 9 janvier 2024 relative au programme « Leader » 2023-2027. Les requérants soutenaient que la réunion s’était tenue en mairie de Corbara, hors du siège du PETR, sans délibération préalable fixant ce lieu, en méconnaissance de l’article L. 5211-11 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que ce vice de procédure n’était pas de nature à entraîner l’annulation, car il n’avait pas été susceptible d’exercer une influence sur le sens de la décision ni privé les intéressés d’une garantie. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la Collectivité de Corse pour un défaut d'entretien normal d'un chemin bordant une route départementale, suite à une chute survenue le 9 juillet 2019. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve suffisante de la matérialité des faits ni du lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public, condition nécessaire pour engager la responsabilité du maître d'ouvrage. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise médicale ont été rejetées, et la demande de la Collectivité de Corse au titre des frais de justice a été écartée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de la commune de Perelli à lui verser 30 000 euros pour le préjudice subi suite à la privation d'accès à sa cave. Le requérant invoquait la responsabilité sans faute de la commune pour rupture d'égalité devant les charges publiques, en raison de l'abstention de la commune à rétablir le libre accès au domaine public communal. Le tribunal a estimé que M. B... ne démontrait pas l'existence d'un préjudice matériel anormal et spécial, notamment car les photographies produites ne permettaient pas d'attester de la date du préjudice et que le portail litigieux avait été retiré. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée et M. B... a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré préfectoral, a suspendu l'exécution du certificat de permis de construire tacite délivré le 11 septembre 2025 par le maire de Conca pour une maison avec piscine. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme (espaces proches du rivage) et du Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme et M. B... d’une demande de condamnation du syndicat départemental d’énergie de la Corse-du-Sud (SDE 2A) pour les préjudices subis du fait de l’installation de câbles électriques et d’une console sur leur façade, ainsi que d’une injonction de dépose de ces ouvrages. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le SDE 2A, retenant sa compétence en raison de la qualité de tiers des requérants par rapport à l’ouvrage public. Sur le fond, il a estimé que la responsabilité du SDE 2A était engagée pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage, mais a limité la réparation aux seuls préjudices matériels directs, écartant les demandes liées à la mérule, aux nuisances électromagnétiques ou au trouble de jouissance, faute de lien de causalité établi. La solution retenue est une condamnation du SDE 2A à verser une somme de 15 000 euros aux requérants, sans faire droit à l’injonction de dépose, au motif que celle-ci porterait une atteinte disproportionnée à la continuit
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Marina d’Oro contestant un titre de perception de 38 364 euros émis par le préfet de la Haute-Corse pour une redevance d’occupation du domaine public maritime. La société invoquait l’irrégularité du titre pour défaut de signature et de motivation, ainsi que l’absence de rattachement de ses installations au domaine public maritime. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le comptable public, considérant que le préfet, en tant qu’ordonnateur, était la partie défenderesse légitime. Sur le fond, il a jugé que les moyens n’étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans l’extrait fourni, mais en se référant au code général de la propriété des personnes publiques et au décret n° 2012-1246.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser des arriérés de salaire pour son travail au centre de détention de Casabianda entre novembre 2017 et décembre 2019, ainsi qu’une indemnisation pour préjudice moral. Le tribunal a appliqué les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, qui fixent la rémunération minimale des personnes détenues. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge des référés avait déjà accordé une provision de 6 037,15 euros. Le ministre de la justice a reconnu partiellement le bien-fondé de la demande, tout en contestant le calcul du requérant et l’existence d’un préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant italien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Corse n'avait pas commis une telle erreur en se fondant sur l'irrégularité du séjour de l'intéressé et sa condamnation pénale pour des faits liés aux stupéfiants, constituant une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contre un arrêté du 16 avril 2024 accordant un permis de construire modificatif à la SARL Progimmo pour régulariser deux immeubles d'habitation à Calvi. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, ses parcelles n'étant pas contiguës au projet et les nuisances alléguées n'étant pas établies. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les conclusions des défendeurs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.