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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de l’association Nesea, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Corse d’autoriser la mise en activité partielle de cinq salariés. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe (vice de forme, incompétence, défaut de motivation) et interne (défaut d’examen, erreur d’appréciation) soulevés par l’association. La solution retenue est fondée sur les articles R. 5122-4 et R. 5122-1 du code du travail, ainsi que sur l’article L. 212-3 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi de trois requêtes de M. A... contestant des refus successifs de regroupement familial pour son épouse, a annulé les décisions des 8 juillet, 29 août et 3 octobre 2025 du préfet de Corse. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient insuffisamment motivées et entachées d’une erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de faire droit à la demande de regroupement familial dans un délai de dix jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 2 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de la commune de Perelli à lui verser 30 000 euros pour le préjudice subi suite à la privation d'accès à sa cave. Le requérant invoquait la responsabilité sans faute de la commune pour rupture d'égalité devant les charges publiques, en raison de l'abstention de la commune à rétablir le libre accès au domaine public communal. Le tribunal a estimé que M. B... ne démontrait pas l'existence d'un préjudice matériel anormal et spécial, notamment car les photographies produites ne permettaient pas d'attester de la date du préjudice et que le portail litigieux avait été retiré. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée et M. B... a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contre un arrêté du 16 avril 2024 accordant un permis de construire modificatif à la SARL Progimmo pour régulariser deux immeubles d'habitation à Calvi. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, ses parcelles n'étant pas contiguës au projet et les nuisances alléguées n'étant pas établies. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les conclusions des défendeurs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 30 juin 2025 par lequel le maire de Sari-Solenzara avait autorisé une clôture sur des parcelles situées dans la bande littorale des 100 mètres. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le préfet, tirés de l'absence d'avis conforme requis par l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme et de la méconnaissance de l'interdiction de nouvelles constructions prévue à l'article L. 121-16 du même code, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été prononcée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la communauté de communes d’Ile-Rousse - Balagne et de deux membres du comité syndical du PETR Pays de Balagne, qui demandaient l’annulation d’une délibération du 9 janvier 2024 relative au programme « Leader » 2023-2027. Les requérants soutenaient que la réunion s’était tenue en mairie de Corbara, hors du siège du PETR, sans délibération préalable fixant ce lieu, en méconnaissance de l’article L. 5211-11 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que ce vice de procédure n’était pas de nature à entraîner l’annulation, car il n’avait pas été susceptible d’exercer une influence sur le sens de la décision ni privé les intéressés d’une garantie. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B... d'une contestation de titres exécutoires émis par la commune d'Urbalacone pour le recouvrement de loyers impayés d'un local commercial, ainsi que de la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de son incompétence, estimant que les sommes réclamées, nées de l'exécution d'un bail commercial, constituent une créance de nature privée. En application des articles R. 145-23 du code de commerce et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître de l'ensemble des conclusions de la requête, celles-ci relevant de la compétence du juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., brigadier-chef de la police nationale, qui contestait son reclassement suite à l'entrée en vigueur du décret n° 2023-676 du 28 juillet 2023. Les conclusions principales du requérant, tendant à ce que le tribunal lui enjoigne d'être promu au 5ème échelon de son grade, ont été jugées irrecevables car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. Ses conclusions indemnitaires, visant à obtenir 7 000 euros en réparation d'un préjudice, ont également été déclarées irrecevables en l'absence de décision préalable de l'administration sur une demande indemnitaire, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande indemnitaire de la SNC Defendini - B... - D... - Mattei et de ses associés, qui sollicitaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices résultant de l’illégalité d’une décision de 2012 autorisant le transfert d’une officine de pharmacie. Le tribunal a jugé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, les requérants ayant eu connaissance de leur préjudice dès 2014, soit plus de quatre ans avant leur demande préalable de 2023. Il a également écarté l’exception de chose jugée soulevée par l’ARS de Corse, faute d’identité d’objet, de cause et de parties. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B..., attachée d'administration de l'État, qui contestait l'arrêté du préfet de la zone de défense et de sécurité sud refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son malaise survenu le 28 janvier 2021. La juridiction a estimé que le malaise, survenu sur le lieu et dans le temps du service, ne constituait pas un accident de service au sens des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, faute de lésions physiques ou psychologiques établies et en raison de son origine liée à un état de stress préexistant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contre le refus du maire de Porto-Vecchio de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a considéré que le permis initial était caduc, faute pour le requérant de démontrer la continuité des travaux dans le délai de trois ans prévu à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme Pruneta, secrétaire administrative, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Haute-Corse fixant son complément indemnitaire annuel (CIA) à 490 euros pour 2023, qu’elle estimait insuffisant. La requérante soutenait que cette décision était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard de son évaluation professionnelle. Le tribunal a rappelé que le CIA est un élément de rémunération variable modulé en fonction de la manière de servir, appréciée lors de l’entretien professionnel annuel. En l’espèce, le tribunal a jugé que l’administration n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en fixant ce montant, et a rejeté la requête de Mme Pruneta. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de permis de construire un hôtel à Biguglia. Le maire était en situation de compétence liée, étant tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet de la Haute-Corse fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Cet avis préfectoral, suffisamment motivé, se basait sur un porter-à-connaissance relatif au risque inondation, classant le projet en zone d'aléa très fort. Par conséquent, le tribunal a jugé que les moyens soulevés contre l'arrêté communal étaient inopérants.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du garde des sceaux du 29 novembre 2023 refusant sa titularisation et prononçant sa radiation des cadres, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation, un vice de procédure, la méconnaissance du principe de non-rétroactivité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a examiné la légalité de la décision au regard du décret n° 2015-1275 du 13 octobre 2015 et de l’arrêté du 9 août 2017 relatifs à la formation statutaire des greffiers. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser des arriérés de salaire pour son travail au centre de détention de Casabianda entre novembre 2017 et décembre 2019, ainsi qu’une indemnisation pour préjudice moral. Le tribunal a appliqué les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, qui fixent la rémunération minimale des personnes détenues. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge des référés avait déjà accordé une provision de 6 037,15 euros. Le ministre de la justice a reconnu partiellement le bien-fondé de la demande, tout en contestant le calcul du requérant et l’existence d’un préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B... contestant son relevé de notes du 1er juin 2023 et demandant réparation pour son échec au BTS électrotechnique. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation, car le relevé de notes est un acte préparatoire à la décision d'ajournement du 29 juin 2023, qui seule fait grief. Les conclusions à fin d'injonction ont également été déclarées irrecevables, faute de saisine préalable de la CADA. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A... B... de plusieurs recours pour excès de pouvoir contestant le refus de la directrice régionale de l’économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Corse de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 11 mars 2024, ainsi que les arrêtés subséquents la plaçant en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 822-21 à L. 822-23 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Santa Maria di Lota refusant un permis d’aménager pour un lotissement de six lots. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et l’illégalité du plan local d’urbanisme (PLU) classant ses parcelles en zone AU. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B..., y compris ses demandes d’injonction et d’abrogation du PLU, en se fondant sur les dispositions du code de l’urbanisme. La commune a obtenu le versement de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation de deux arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 11 juillet 2025 prononçant son expulsion du territoire français et fixant le pays de destination. Le juge a constaté que le requérant n’avait présenté, dans le délai de recours, aucun moyen de légalité externe ou interne opérant ou suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de la collectivité de Corse contestant une délibération du SYVADEC approuvant un plan de financement prévisionnel pour un centre de tri. La juridiction a jugé que cette délibération constituait une mesure préparatoire ne faisant pas grief, car elle se limitait à autoriser la constitution d’un dossier de demande de subventions. En application de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.