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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré préfectoral, a suspendu l'exécution du certificat de permis de construire tacite délivré le 11 septembre 2025 par le maire de Conca pour une maison avec piscine. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme (espaces proches du rivage) et du Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution d'une déclaration préalable délivrée par le maire de Pietrosella pour des travaux de clôture et de modification d'une piscine. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, notamment la méconnaissance de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme (principe d'inconstructibilité dans la bande littorale des 100 mètres) et de l'article R. 111-2 du même code (risque d'inondation). La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contre un arrêté du 16 avril 2024 accordant un permis de construire modificatif à la SARL Progimmo pour régulariser deux immeubles d'habitation à Calvi. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, ses parcelles n'étant pas contiguës au projet et les nuisances alléguées n'étant pas établies. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les conclusions des défendeurs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 30 juin 2025 par lequel le maire de Sari-Solenzara avait autorisé une clôture sur des parcelles situées dans la bande littorale des 100 mètres. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le préfet, tirés de l'absence d'avis conforme requis par l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme et de la méconnaissance de l'interdiction de nouvelles constructions prévue à l'article L. 121-16 du même code, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été prononcée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution de trois certificats d'urbanisme tacites délivrés par le maire de Serra-di-Fiumorbo pour la construction de maisons individuelles. Le préfet soutenait que ces décisions méconnaissaient l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et le PADDUC, les terrains étant situés dans des secteurs non urbanisés. Le juge a fait droit à la demande de suspension, estimant que le moyen invoqué était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des actes.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la communauté de communes d’Ile-Rousse - Balagne et de deux membres du comité syndical du PETR Pays de Balagne, qui demandaient l’annulation d’une délibération du 9 janvier 2024 relative au programme « Leader » 2023-2027. Les requérants soutenaient que la réunion s’était tenue en mairie de Corbara, hors du siège du PETR, sans délibération préalable fixant ce lieu, en méconnaissance de l’article L. 5211-11 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que ce vice de procédure n’était pas de nature à entraîner l’annulation, car il n’avait pas été susceptible d’exercer une influence sur le sens de la décision ni privé les intéressés d’une garantie. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser des arriérés de salaire pour son travail au centre de détention de Casabianda entre novembre 2017 et décembre 2019, ainsi qu’une indemnisation pour préjudice moral. Le tribunal a appliqué les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, qui fixent la rémunération minimale des personnes détenues. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge des référés avait déjà accordé une provision de 6 037,15 euros. Le ministre de la justice a reconnu partiellement le bien-fondé de la demande, tout en contestant le calcul du requérant et l’existence d’un préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B... d'une contestation de titres exécutoires émis par la commune d'Urbalacone pour le recouvrement de loyers impayés d'un local commercial, ainsi que de la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de son incompétence, estimant que les sommes réclamées, nées de l'exécution d'un bail commercial, constituent une créance de nature privée. En application des articles R. 145-23 du code de commerce et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître de l'ensemble des conclusions de la requête, celles-ci relevant de la compétence du juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contre le refus du maire de Porto-Vecchio de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a considéré que le permis initial était caduc, faute pour le requérant de démontrer la continuité des travaux dans le délai de trois ans prévu à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de permis de construire un hôtel à Biguglia. Le maire était en situation de compétence liée, étant tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet de la Haute-Corse fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Cet avis préfectoral, suffisamment motivé, se basait sur un porter-à-connaissance relatif au risque inondation, classant le projet en zone d'aléa très fort. Par conséquent, le tribunal a jugé que les moyens soulevés contre l'arrêté communal étaient inopérants.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du garde des sceaux du 29 novembre 2023 refusant sa titularisation et prononçant sa radiation des cadres, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation, un vice de procédure, la méconnaissance du principe de non-rétroactivité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a examiné la légalité de la décision au regard du décret n° 2015-1275 du 13 octobre 2015 et de l’arrêté du 9 août 2017 relatifs à la formation statutaire des greffiers. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B... contestant son relevé de notes du 1er juin 2023 et demandant réparation pour son échec au BTS électrotechnique. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation, car le relevé de notes est un acte préparatoire à la décision d'ajournement du 29 juin 2023, qui seule fait grief. Les conclusions à fin d'injonction ont également été déclarées irrecevables, faute de saisine préalable de la CADA. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A... B... de plusieurs recours pour excès de pouvoir contestant le refus de la directrice régionale de l’économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Corse de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 11 mars 2024, ainsi que les arrêtés subséquents la plaçant en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 822-21 à L. 822-23 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Bastia avait suspendu M. B..., praticien hospitalier, de ses fonctions. Le tribunal a jugé que cette suspension, fondée sur des signalements d'incidents, était entachée d'une erreur d'appréciation, car les justifications apportées par le requérant (notamment un report d'opération pour urgence vitale et un dysfonctionnement technique du bloc opératoire) n'étaient pas sérieusement contestées par l'administration. En conséquence, les conditions de circonstances exceptionnelles mettant en péril la continuité du service et la sécurité des patients, prévues à l'article L. 6143-7 du code de la santé publique, n'étaient pas réunies.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Santa Maria di Lota refusant un permis d’aménager pour un lotissement de six lots. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et l’illégalité du plan local d’urbanisme (PLU) classant ses parcelles en zone AU. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B..., y compris ses demandes d’injonction et d’abrogation du PLU, en se fondant sur les dispositions du code de l’urbanisme. La commune a obtenu le versement de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de la collectivité de Corse contestant une délibération du SYVADEC approuvant un plan de financement prévisionnel pour un centre de tri. La juridiction a jugé que cette délibération constituait une mesure préparatoire ne faisant pas grief, car elle se limitait à autoriser la constitution d’un dossier de demande de subventions. En application de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SCI Rodiphi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Sant’Andrea d’Orcino du 11 décembre 2024 lui ordonnant d’interrompre des travaux. En cours d’instance, le préfet a fait valoir que cet arrêté avait été retiré le 3 novembre 2025, rendant la requête sans objet. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donc donné acte du désistement d’office de la SCI Rodiphi.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation du refus de l'administration de lui communiquer l'identité d'exploitants agricoles sans titre sur ses parcelles. Le tribunal a constaté que M. B... ne contestait aucune décision administrative expresse ou implicite faisant grief, en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation de deux arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 11 juillet 2025 prononçant son expulsion du territoire français et fixant le pays de destination. Le juge a constaté que le requérant n’avait présenté, dans le délai de recours, aucun moyen de légalité externe ou interne opérant ou suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le remboursement d'un titre de stationnement de 43,70 euros. Par une ordonnance rendue sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait aucun moyen opérant ou suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La demande a donc été rejetée sans débat contradictoire.