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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de permis de construire une maison individuelle sur la parcelle F n°1690 à Calenzana. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l’exception d’illégalité de l’avis défavorable du préfet de la Haute-Corse fondé sur l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de l’arrêté du 25 mai 2023 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant le permis de construire délivré à Mme D... pour une maison individuelle à Santa-Maria-Poggio. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, relatif à l'extension de l'urbanisation en continuité avec les agglomérations et villages existants. Il a jugé que le projet ne constituait pas une extension prohibée de l'urbanisation au sens de ces dispositions. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté du 8 septembre 2023 a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de M. C... demandant l’annulation du refus du maire de Sorbo Ocagnano d’utiliser ses pouvoirs de police pour rétablir la circulation sur un chemin rural. La requête initiale ne contenait pas de conclusions principales à fin d’annulation ou de condamnation, mais seulement des conclusions à fin d’injonction, et les conclusions en annulation ont été formulées après l’expiration du délai de recours contentieux. En conséquence, le tribunal a condamné M. C... à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice, sans faire droit à ses propres demandes.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la conformité de l'article L. 522-5 du code de la consommation à l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La société soutenait que ces dispositions, applicables au litige, méconnaissaient le droit de se taire en n'imposant pas d'informer la personne mise en cause de ce droit avant de l'inviter à présenter ses observations écrites. Le tribunal a estimé que, malgré une précédente déclaration de conformité, un changement de circonstances de droit était caractérisé par l'évolution de la jurisprudence constitutionnelle sur le droit de se taire. Par conséquent, la question n'étant pas dépourvue de caractère sérieux, le tribunal a ordonné la transmission de cette QPC au Conseil d'État.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le refus de révision de sa pension militaire d'invalidité pour des lombalgies chroniques. Le tribunal a jugé que la décision de la commission de recours de l'invalidité s'était substituée à celle du ministre, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, il a estimé que l'infirmité litigieuse, qualifiée de maladie et non de blessure, ne remplissait pas les conditions pour ouvrir un droit à pension au titre de l'article L. 121-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. La demande d'expertise médicale a également été rejetée comme inutile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du 7 juin 2023 prolongeant son congé de maladie ordinaire, refusant implicitement de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 21 avril 2022. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la collectivité de Corse, estimant que l'arrêté attaqué n'avait pas été retiré. Sur le fond, il a annulé l'arrêté pour incompétence de son auteur, faute de délégation de signature régulière, sans examiner les autres moyens. La décision s'appuie sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique relatifs à l'imputabilité au service des accidents.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Vendasi, qui contestait l'attribution du lot n°1 d'un marché public de travaux à la société Maestria par la communauté de communes de Calvi-Balagne. La société requérante demandait l'annulation du contrat et une indemnisation de 674 483 euros pour perte de marge, invoquant de nombreux manquements dans la procédure de passation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de l'offre de la société attributaire et la partialité du pouvoir adjudicateur, n'étaient pas fondés. Il a également jugé que l'annulation ou la résiliation du contrat porterait une atteinte excessive à l'intérêt général. La décision s'appuie sur les principes du code de la commande publique, notamment les articles R. 2143-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par la SARL Karlou d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse. L’administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en cours d’instance, entraînant un non-lieu à statuer à hauteur de 6 312 euros. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les biens litigieux (machine trempeuse, vitrine-four, petits matériels) ne constituent pas des agencements de locaux commerciaux ou des biens d’équipement amortissables en dégressif éligibles au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme A... visant à engager la responsabilité de la collectivité de Corse pour manquement à son obligation de sécurité face à une situation de harcèlement moral reconnue par la cour administrative d’appel de Marseille. La requérante sollicitait une expertise médicale et une provision de 20 000 euros pour un préjudice professionnel non encore réparé. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, estimant que l’autorité de la chose jugée attachée à l’arrêt de la cour administrative d’appel faisait obstacle à une nouvelle action indemnitaire sur le même fondement. La solution retenue s’appuie sur les principes de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande de Mme B..., attachée d'administration, qui contestait le refus implicite du préfet de Corse-du-Sud de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2023. La requérante soutenait que son poste d'encadrement au sein du service de l'immigration ouvrait droit à 20 points de NBI, et que le refus était entaché d'erreur d'appréciation et violait le principe d'égalité. Le tribunal a rejeté sa demande en se fondant sur les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 91-1065 du 14 octobre 1991, ainsi que sur les arrêtés du 3 novembre 2017. Il a jugé que l'administration n'est pas tenue de verser la NBI à tous les agents exerçant des fonctions d'encadrement, mais uniquement à ceux occupant un poste spécifiquement désigné par arrêté, et qu'en l'espèce, un seul poste d'encadrement était éligible dans le département, sans que la requérante démontre qu'elle l'occupait.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 ordonnant son éloignement vers la Colombie. Cette décision faisait suite à une interdiction judiciaire définitive du territoire français prononcée par la cour d'appel de Bastia. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant, absent et non représenté à l'audience, d'avoir présenté le moindre moyen de droit ou de fait avant la clôture de l'instruction. La solution est fondée sur l'article R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant d'enjoindre au maire de Manso d'inscrire un point à l'ordre du jour du conseil municipal. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait ni d'une situation d'urgence particulière, ni du caractère grave et manifestement illégal de l'atteinte portée à une liberté fondamentale, conditions nécessaires à la mise en œuvre de cette procédure d'urgence. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination (Algérie) et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a considéré que le requérant, entré sous visa court séjour et dépourvu de titre de séjour, présentait un risque de fuite justifiant l'absence de délai de départ volontaire, et que la durée de l'interdiction de retour était proportionnée au regard de sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du ministre de l’intérieur suspendant le permis de conduire de M. A... pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les contraintes professionnelles et électives invoquées par le requérant (chef de projet et maire), car la décision contestée répond à des exigences de sécurité routière et l’intéressé n’a pas démontré qu’il ne pouvait être accompagné dans ses activités. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés (incompétence, défaut de motivation, contrôle du cinémomètre).
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire de Sari Solenzara du 12 mai 2025 retirant une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour un garage. La requête a été jugée irrecevable car elle ne présentait aucun moyen de légalité externe ou interne opérant, ni de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative pour rejeter l'affaire par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... qui demandait la mise aux normes d'un carrefour giratoire et l'annulation d'un constat d'accident. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait aucun moyen de légalité opérant ou suffisamment précis. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 10 décembre 2025, a rejeté la requête de Mme B... relative à l’allocation pour adultes handicapés (AAH) comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le contentieux de l’AAH relève de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés, et non de la juridiction administrative. La solution retenue est fondée sur le 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur rejetant son recours gracieux, relatif au retrait de trois points de permis de conduire suite à une infraction du 30 mai 2024. Le ministre a toutefois démontré que les mentions de cette infraction avaient été corrigées et qu’aucun retrait de points n’était plus applicable. Constatant que la décision contestée avait été retirée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par la SCI Calvi Montsouris contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Corse pour le recouvrement d’un indu d’aides personnelles au logement de 981 euros. La société contestait le bien-fondé de l’indu, mais n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, les moyens relatifs au bien-fondé de la créance sont jugés irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 653,81 euros. La requérante n’a pas respecté le délai de quinze jours imparti pour régulariser sa requête en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En l’absence de tout moyen soulevé ou d’élément justificatif, la requête a été jugée manifestement irrecevable. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.