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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Bastia

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bastia

5 565 décisions disponibles — page 33/279

DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA20-2501786(TA20-2501786)

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un référé-suspension contre un arrêté du maire de Porto-Vecchio accordant un permis de construire pour l’extension d’une maison d’habitation. Le préfet soutenait que le projet constituait une construction nouvelle illégale en zone naturelle ou agricole, en violation des articles L. 121-8, L. 111-3, L. 122-13 et L. 122-10 du code de l’urbanisme. Le juge a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré de l’absence de continuité physique et fonctionnelle avec le bâti existant n’était pas fondé, le projet modifié prévoyant une communication intérieure. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs au futur PLU non opposable et à l’atteinte aux espaces stratégiques agricoles, jugeant l’extension limitée et compatible avec l’environnement bâti.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA20-2301572(TA20-2301572)

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A... contestant le refus du maire de Centuri de lui délivrer un permis de construire une maison individuelle. Le requérant soutenait que le refus constituait un retrait illégal d'un permis tacite, faute de prolongation régulière du délai d'instruction. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée n'était pas un retrait mais un refus exprès, et que la demande était irrecevable car dirigée contre une décision confirmative d'un précédent refus devenu définitif. La solution s'appuie sur les articles R. 423-18, R. 423-23, R. 423-42 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2301326(TA20-2301326)

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme C..., agissant en son nom et comme représentante légale de sa petite-fille majeure, B... A..., pour obtenir réparation des préjudices résultant de fautes commises par la collectivité de Corse dans la prise en charge et la surveillance de l'adolescente au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour la partie concernant Mme A..., celle-ci étant majeure lors de l'introduction de la requête et ne l'ayant pas signée, et comme non fondée pour les conclusions personnelles de Mme C..., aucune faute de nature à engager la responsabilité de la collectivité n'étant établie. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute du service public et les règles de recevabilité des recours contentieux.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2301616(TA20-2301616)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., attaché principal d’administration de l’État, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022, fixé à 779 euros par la DREETS de Corse. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa manière de servir. Le tribunal a jugé que le CIA, régi par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, est un élément de rémunération variable modulé en fonction de l’évaluation professionnelle issue de l’entretien annuel. En l’espèce, la décision attaquée était conforme à la note de service interne définissant trois niveaux de répartition, et le requérant n’a pas démontré que son évaluation ou le montant attribué étaient entachés d’une erreur manifeste d’appréciation. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2301333(TA20-2301333)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. B... tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 août 2023 par lequel le maire de Coggia a refusé de lui délivrer un permis de construire. Le tribunal a relevé que le maire se trouvait en situation de compétence liée, car il était tenu de suivre l'avis conforme défavorable émis par le préfet de Corse le 2 août 2023, en application de l'article L. 422-6 du code de l'urbanisme. Cet avis, fondé sur l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et le PADDUC, était suffisamment motivé et légal. Par conséquent, le moyen d'exception d'illégalité soulevé par le requérant a été écarté.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2400180(TA20-2400180)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la Confédération générale du travail - force ouvrière, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 21 décembre 2023 du préfet de Corse fixant la composition du conseil économique, social, environnemental et culturel de Corse. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, estimant que l’arrêté comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement se fonder sur le seul critère de représentativité des organisations syndicales au sein de la collectivité de Corse, conformément à l’article R. 4422-7 du code général des collectivités territoriales. Enfin, le moyen d’erreur d’appréciation a été rejeté, le tribunal considérant que les résultats électoraux utilisés étaient suffisamment actualisés et identifiables.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2301015(TA20-2301015)

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du 7 juin 2023 prolongeant son congé de maladie ordinaire, refusant implicitement de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 21 avril 2022. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la collectivité de Corse, estimant que l'arrêté attaqué n'avait pas été retiré. Sur le fond, il a annulé l'arrêté pour incompétence de son auteur, faute de délégation de signature régulière, sans examiner les autres moyens. La décision s'appuie sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique relatifs à l'imputabilité au service des accidents.

12 décembre 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA20-2400814(TA20-2400814)

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la conformité de l'article L. 522-5 du code de la consommation à l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La société soutenait que ces dispositions, applicables au litige, méconnaissaient le droit de se taire en n'imposant pas d'informer la personne mise en cause de ce droit avant de l'inviter à présenter ses observations écrites. Le tribunal a estimé que, malgré une précédente déclaration de conformité, un changement de circonstances de droit était caractérisé par l'évolution de la jurisprudence constitutionnelle sur le droit de se taire. Par conséquent, la question n'étant pas dépourvue de caractère sérieux, le tribunal a ordonné la transmission de cette QPC au Conseil d'État.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2300757(TA20-2300757)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., sous-officier de gendarmerie, contestant la décision de la commission de recours de l'invalidité du 19 avril 2023. Celle-ci lui avait accordé un taux d'invalidité temporaire de 30 % (dont 10 % imputable au service) pour une neuropathie dysimmunitaire, et un taux définitif de 10 % pour un état de stress post-traumatique. Le requérant demandait des taux plus élevés et une imputabilité totale au service, mais le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation au regard du guide-barème et des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2101437(TA20-2101437)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Vendasi, qui contestait l'attribution du lot n°1 d'un marché public de travaux à la société Maestria par la communauté de communes de Calvi-Balagne. La société requérante demandait l'annulation du contrat et une indemnisation de 674 483 euros pour perte de marge, invoquant de nombreux manquements dans la procédure de passation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de l'offre de la société attributaire et la partialité du pouvoir adjudicateur, n'étaient pas fondés. Il a également jugé que l'annulation ou la résiliation du contrat porterait une atteinte excessive à l'intérêt général. La décision s'appuie sur les principes du code de la commande publique, notamment les articles R. 2143-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2300263(TA20-2300263)

Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par la SARL Karlou d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse. L’administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en cours d’instance, entraînant un non-lieu à statuer à hauteur de 6 312 euros. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les biens litigieux (machine trempeuse, vitrine-four, petits matériels) ne constituent pas des agencements de locaux commerciaux ou des biens d’équipement amortissables en dégressif éligibles au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2301190(TA20-2301190)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme A... visant à engager la responsabilité de la collectivité de Corse pour manquement à son obligation de sécurité face à une situation de harcèlement moral reconnue par la cour administrative d’appel de Marseille. La requérante sollicitait une expertise médicale et une provision de 20 000 euros pour un préjudice professionnel non encore réparé. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, estimant que l’autorité de la chose jugée attachée à l’arrêt de la cour administrative d’appel faisait obstacle à une nouvelle action indemnitaire sur le même fondement. La solution retenue s’appuie sur les principes de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du code de justice administrative.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2400018(TA20-2400018)

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande de Mme B..., attachée d'administration, qui contestait le refus implicite du préfet de Corse-du-Sud de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2023. La requérante soutenait que son poste d'encadrement au sein du service de l'immigration ouvrait droit à 20 points de NBI, et que le refus était entaché d'erreur d'appréciation et violait le principe d'égalité. Le tribunal a rejeté sa demande en se fondant sur les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 91-1065 du 14 octobre 1991, ainsi que sur les arrêtés du 3 novembre 2017. Il a jugé que l'administration n'est pas tenue de verser la NBI à tous les agents exerçant des fonctions d'encadrement, mais uniquement à ceux occupant un poste spécifiquement désigné par arrêté, et qu'en l'espèce, un seul poste d'encadrement était éligible dans le département, sans que la requérante démontre qu'elle l'occupait.

12 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2501840(TA20-2501840)

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 ordonnant son éloignement vers la Colombie. Cette décision faisait suite à une interdiction judiciaire définitive du territoire français prononcée par la cour d'appel de Bastia. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant, absent et non représenté à l'audience, d'avoir présenté le moindre moyen de droit ou de fait avant la clôture de l'instruction. La solution est fondée sur l'article R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11 décembre 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2501896(TA20-2501896)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant d'enjoindre au maire de Manso d'inscrire un point à l'ordre du jour du conseil municipal. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait ni d'une situation d'urgence particulière, ni du caractère grave et manifestement illégal de l'atteinte portée à une liberté fondamentale, conditions nécessaires à la mise en œuvre de cette procédure d'urgence. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.

11 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2501834(TA20-2501834)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination (Algérie) et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a considéré que le requérant, entré sous visa court séjour et dépourvu de titre de séjour, présentait un risque de fuite justifiant l'absence de délai de départ volontaire, et que la durée de l'interdiction de retour était proportionnée au regard de sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

11 décembre 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2501893(TA20-2501893)

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du ministre de l’intérieur suspendant le permis de conduire de M. A... pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les contraintes professionnelles et électives invoquées par le requérant (chef de projet et maire), car la décision contestée répond à des exigences de sécurité routière et l’intéressé n’a pas démontré qu’il ne pouvait être accompagné dans ses activités. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés (incompétence, défaut de motivation, contrôle du cinémomètre).

11 décembre 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2501516(TA20-2501516)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire de Sari Solenzara du 12 mai 2025 retirant une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour un garage. La requête a été jugée irrecevable car elle ne présentait aucun moyen de légalité externe ou interne opérant, ni de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative pour rejeter l'affaire par ordonnance.

10 décembre 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA20-2501492(TA20-2501492)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... qui demandait la mise aux normes d'un carrefour giratoire et l'annulation d'un constat d'accident. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait aucun moyen de légalité opérant ou suffisamment précis. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées.

10 décembre 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA20-2501220(TA20-2501220)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par la SCI Calvi Montsouris contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Corse pour le recouvrement d’un indu d’aides personnelles au logement de 981 euros. La société contestait le bien-fondé de l’indu, mais n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, les moyens relatifs au bien-fondé de la créance sont jugés irrecevables.

10 décembre 2025Résumé IA
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