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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Résidence Hôtelière San Lucianu, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 122 283 euros au titre de l’exercice 2021. La société contestait l’application du règlement (UE) n° 651/2014 et de la notion d’investissement initial, arguant que ses travaux de rénovation constituaient un tel investissement. Le tribunal a jugé que les investissements réalisés ne répondaient pas à la définition d’investissement initial prévue par le règlement, car ils n’avaient pas pour objet la création, l’extension, la diversification ou un changement fondamental du processus de production. En conséquence, la requête a été rejetée, sans application des textes invoqués par la société.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Graziani Expertises, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Florent au paiement de 20 702,26 euros pour sa rémunération de maîtrise d'œuvre, ainsi que des intérêts moratoires, des dommages et intérêts et une indemnité de recouvrement. Le tribunal a estimé que la société n'établissait pas que la commune avait validé, même tacitement, le coût prévisionnel des travaux de 1 310 900 euros HT sur lequel elle fondait ses prétentions. La solution retenue s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les textes invoqués par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande de M. B... visant à annuler le refus de permis de construire une maison individuelle et une piscine, émis par le maire de Sant’Andréa-d’Orcino le 15 septembre 2023. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’existence d’un permis tacite, estimant que la demande de pièces complémentaires, bien qu’irrégulière, n’avait pas fait naître de décision implicite. Il a également écarté les autres griefs, notamment la méconnaissance des dispositions du code de l’urbanisme relatives à l’extension de l’urbanisation et les erreurs de fait alléguées. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la commune d’Alando d’une demande de condamnation in solidum des constructeurs et de leurs assureurs sur le fondement de la garantie décennale, afin d’obtenir le paiement de 119 945,06 euros pour des travaux de reprise de désordres affectant la « maison Monti » (infiltrations, moisissures, défauts de ventilation, d’isolation acoustique, carrelages fendus). La commune soutenait que ces désordres, apparus après la réception des travaux en 2013, rendaient l’ouvrage impropre à sa destination. En défense, la société Groupama Méditerranée a soulevé une exception de prescription décennale et contesté sa qualité d’assureur, tandis que la société Alpha Architecture et la MAF ont demandé leur mise hors de cause. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription, mais a mis hors de cause la société Groupama SA et la société Groupama Méditerranée, cette dernière n’étant pas l’assureur de la société SIFAP à la date des travaux. Il a également mis hors de cause la société Alpha Architecture et la MAF, faute de lien contractuel avec la commune. En conséquence, la requête de la commune a été rejetée,
Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par Mme A... d'une demande d'exécution d'un jugement du 10 juin 2021 enjoignant à la rectrice de l'académie de Corse de la réintégrer juridiquement et de reconstituer sa carrière à compter du 8 mars 2016. Le tribunal a constaté que l'administration avait pris, en exécution de ce jugement et d'un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille, un arrêté de réintégration juridique le 16 décembre 2024, puis un arrêté de licenciement pour inaptitude le 15 janvier 2025. Ces mesures, notifiées à l'intéressée, constituent des actes d'exécution suffisants, quand bien même Mme A... en conteste le bien-fondé. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande d'injonction sous astreinte et les conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un déféré tendant à la suspension de l’exécution d’un arrêté du maire de Calcatoggio autorisant un projet de rénovation et surélévation. Le préfet s’est désisté de sa requête après le retrait de l’acte attaqué. Par une ordonnance du 4 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple. Cette décision est fondée sur l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 qui retirait une décision tacite de non-opposition et s'opposait à sa déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. La juridiction a constaté que la requête ne présentait aucun moyen de légalité externe ou interne opérant ni de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 3 décembre 2025, a rejeté la requête de Mme B... comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La requérante avait saisi le tribunal d’un recours gracieux contre une décision du directeur de l’office du développement agricole et rural de Corse réduisant ses aides à l’installation. Le tribunal a estimé que ce courrier, se bornant à exposer sa situation, ne constituait ni un recours pour excès de pouvoir ni un recours de plein contentieux. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D... afin de déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 20 mars 2024 et d'évaluer ses préjudices. Le centre hospitalier ne s'est pas opposé à cette mesure. La mission de l'expert, confiée à un médecin inscrit sur la liste de la cour administrative d'appel de Lyon, inclut l'examen des soins prodigués, la recherche de fautes médicales et l'évaluation du lien de causalité avec le dommage. Les demandes de pré-rapport et de mise à la charge anticipée des frais d'expertise ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par M. A... d’une demande d’injonction au préfet de la Haute-Corse pour assurer son relogement suite à une décision de la commission départementale de médiation, constate le décès du requérant survenu le 16 novembre 2025. La décision de la commission de médiation étant strictement individuelle et non transmissible aux ayants droit, le tribunal estime qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête. Il prononce donc un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant une décision de France Travail lui demandant le remboursement d’un trop-perçu d’aide au retour à l’emploi. La requérante n’a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours imparti, malgré une invitation du greffe fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En l’absence de précisions suffisantes pour apprécier le bien-fondé de ses moyens, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Corse pour le recouvrement d'un indu d'aides personnelles au logement de 1 594,71 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu, mais n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens soulevés, relatifs au seul bien-fondé de la créance, sont irrecevables en l'absence de ce recours préalable. Par conséquent, la requête est rejetée.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de L’Île-Rousse accordant un permis de construire pour cinquante logements. Les requérants ont ensuite présenté un mémoire de désistement pur et simple de leur requête. Par ordonnance du 3 décembre 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., conseiller municipal, qui demandait au juge d’ordonner au maire de Manso d’inscrire un point à l’ordre du jour du conseil municipal. Le requérant invoquait une atteinte à son mandat électif et à la compétence du conseil municipal, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge a considéré que ces deux fondements, soumis à des règles de procédure distinctes, ne peuvent être présentés simultanément dans une même requête, rendant les conclusions irrecevables. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen au fond.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bastia rejette l'opposition formée par M. A... contre une contrainte émise par la CAF de Haute-Corse pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 1 487,53 euros. Le juge rappelle que, pour contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre d'une opposition à contrainte, le requérant doit avoir préalablement exercé un recours administratif préalable obligatoire devant l'organisme payeur, conformément à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Constatant que M. A..., malgré deux invitations, n'a pas justifié de l'exercice de ce recours, le tribunal estime que ses moyens, portant uniquement sur le bien-fondé de l'indu, sont irrecevables. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait des amendes pour stationnement gênant émises après la vente de son véhicule. Le tribunal a jugé que ces contestations, relatives au recouvrement d’amendes forfaitaires pour contraventions au code de la route, relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 121-5 et R. 417-10 du code de la route, ainsi que sur les articles 529-2, 529-9, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale.
Désistement de M. B... de son recours en excès de pouvoir contre la suspension de ses droits au RSA et à la prime d'activité. Le Tribunal Administratif de Bastia donne acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel n'est appliqué au fond, la procédure s'étant achevée avant tout examen au principal.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Corse-du-Sud de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requérante, invitée à régulariser sa demande via un formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative, n’a soulevé aucun moyen ni produit de justificatif. En application du 7° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable et l’a rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de remise d'une dette de 4 565 euros par la CAF de la Haute-Corse. Le requérant n'a pas soulevé de moyen ni produit d'élément malgré une invitation à régulariser via le formulaire prévu à l'article R. 772-6 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Bastia a constaté, par ordonnance du 3 décembre 2025, le non-lieu à statuer sur la requête de M. B... tendant à l'annulation d'une sanction disciplinaire prononcée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Casabianda le 28 août 2025. Cette solution a été retenue car, postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille a retiré la décision contestée, rendant les conclusions d'annulation et d'injonction sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B... au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.