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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la commission départementale de médiation de la Corse-du-Sud de lui attribuer un logement. Le requérant n'a pas répondu à l'invitation du tribunal de régulariser sa demande en fournissant des moyens et justificatifs, comme le prévoit l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En l'absence de tout moyen soulevé, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande du maire de Bonifacio. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, visait à désigner un expert pour examiner un immeuble situé 1 rue du Corps de Garde, suspecté de présenter un danger pour la sécurité des occupants ou des tiers. Le juge des référés a donc désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence et l'imminence d'un danger, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision est prise préalablement à l'adoption d'un éventuel arrêté de mise en sécurité par le maire, conformément aux articles L. 511-2 et L. 511-4 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l’annulation du refus du garde des sceaux de lui délivrer un permis de visite en détention. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit l’acte attaqué, malgré une demande de régularisation du greffe lui impartissant un délai de quinze jours. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par Mme A... suite à une chute sur la voie publique à Ajaccio le 10 avril 2025. La requérante demandait une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et une provision de 10 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du même code, à l'encontre de la chambre de commerce et d'industrie de Corse. Le tribunal a fait droit à la demande d'expertise, la jugeant utile pour évaluer les préjudices en vue d'une action en responsabilité. En revanche, il a rejeté la demande de provision, estimant que l'obligation de la CCI n'était pas suffisamment certaine en l'absence d'éléments chiffrés sur les préjudices, tout en invitant la requérante à renouveler sa demande après le dépôt du rapport d'expertise.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Bonifacio. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, visait à désigner un expert pour examiner un immeuble situé place Carrega, afin d'évaluer les risques pour la sécurité et la santé des personnes. Le juge a ordonné la désignation d'un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des constructions voisines, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-2 et L. 511-4 du même code, qui confient au maire la police de la sécurité des immeubles.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’exécution d’un précédent jugement du 18 octobre 2024. Ce jugement avait annulé des décisions relatives à la non-reconnaissance d’un accident de service et enjoint au ministre de la justice de réexaminer sa situation après avis du conseil médical. Le tribunal a constaté que l’administration avait procédé au réexamen requis, le conseil médical ayant été consulté et une nouvelle décision de rejet prise le 18 décembre 2024. La demande d’exécution étant ainsi devenue sans objet, elle a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. B... visant à désigner un expert pour délimiter sa parcelle cadastrée section F n° 442 par rapport à la voirie communale de Castello di Rostino. Le juge a estimé que la mesure d'expertise sollicitée était dépourvue d'utilité, car la délimitation du domaine public routier relève de la compétence exclusive de l'autorité administrative via la procédure d'alignement, conformément aux articles L. 2111-14 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 112-1 du code de la voirie routière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit à la demande d'expertise.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté comme tardive la requête de l’association GARDE et de Mme A... épouse B... visant à l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Albitreccia à la SAS Campa pour un ensemble immobilier. Le juge a constaté, sur la base d’un procès-verbal de commissaire de justice, que l’affichage réglementaire du permis sur le terrain avait débuté le 5 février 2025 et s’était poursuivi de manière continue et visible pendant plus de deux mois. En application des articles R. 600-2 du code de l’urbanisme et R. 222-1 du code de justice administrative, le recours enregistré le 30 juin 2025 a été jugé irrecevable pour avoir été introduit après l’expiration du délai de recours contentieux.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé-provision, a été saisi par la SCI Les Kumquats pour contester son assujettissement à la taxe foncière sur un terrain communal loué à long terme. La société soutenait que le bail, assorti de restrictions d'usage, ne constituait ni un bail emphytéotique, ni un bail à construction, ni un droit réel immobilier au sens de l'article 1400 du code général des impôts. Le tribunal a donné raison à la requérante, jugeant que les restrictions d'usage empêchaient de qualifier le bail d'emphytéotique ou de bail à construction, et que la SCI ne pouvait donc être considérée comme redevable de la taxe foncière. En conséquence, l'obligation de l'État à rembourser les sommes versées n'étant pas sérieusement contestable, le tribunal a accordé la provision demandée de 15 291,30 euros.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. C... et Mme B... qui sollicitaient la condamnation de l’État à leur verser 606,71 euros pour le remplacement des vitres de leur véhicule, brisées par un détenu lors de travaux de débroussaillage au centre pénitentiaire de Casabianda. Le juge a estimé que l’existence de l’obligation de l’administration n’était pas sérieusement contestable au sens de l’article R.541-1 du code de justice administrative, en raison de l’imprécision des faits (notamment l’absence de lien de causalité clair entre les dommages et les travaux). La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande d'indemnité provisionnelle de Mme C..., ancienne agente de la préfecture de Haute-Corse, souffrant d'une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, le juge a condamné l'État à verser une provision de 99 000 euros, en réparation des préjudices de déficit fonctionnel temporaire et permanent ainsi que des souffrances endurées. En revanche, les demandes relatives au préjudice esthétique permanent et au préjudice sexuel ont été rejetées, leur caractère non sérieusement contestable n'étant pas établi. Les frais d'expertise et une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice ont également été mis à la charge de l'État.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 13 février 2024 retirant son permis de conduire pour obtention frauduleuse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables non régularisées dans le délai de recours.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 22 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d’un an et l’assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. B..., validant les décisions du préfet de la Haute-Corse. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 30 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France et du non-respect des conditions d'admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 3 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assortis d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le caractère disproportionné de l'interdiction de retour. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de la durée et des conditions de son séjour en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 614-1.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de Corse, a examiné la demande de suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Sotta pour une maison individuelle. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme (loi Montagne) en s’implantant hors continuité d’un espace urbanisé et dans un espace naturel, sylvicole et pastoral du PADDUC. Le juge a rejeté la requête, considérant que le projet s’insérait en continuité d’un hameau existant et que les dispositions du PADDUC n’étaient pas directement opposables en présence d’un PLU communal en vigueur. La solution retenue s’appuie sur l’interprétation de l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme et des règles de constructibilité en zone de montagne.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant les arrêtés du 6 novembre 2025 du préfet de Corse-du-Sud l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue et que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, notamment car l'intéressé, majeur et sans lien familial stable en France, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SNC Madras 2010, qui demandait la décharge de rappels de TVA pour 2018. La société avait formé une réclamation préalable, mais la décision de l’administration lui a été notifiée le 10 février 2022 avec mention des voies et délais de recours. Or, sa requête n’a été enregistrée que le 28 octobre 2022, soit après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste ne pouvait être régularisée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B..., ressortissant belge, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 4 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et professionnelles stables en France et de la menace pour l'ordre public liée à sa condamnation pour tentative d'assassinat. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 251-1, 1°, relatif à l'absence de conditions de subsistance.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bastia, rendue en référé contractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, concerne la contestation par la société Corse Paysage de la procédure de passation du lot n°3 « Aménagements paysagers » d’un marché public de rénovation urbaine. La société requérante invoque plusieurs manquements de la commune de Bastia, notamment le défaut de communication des caractéristiques de l’offre retenue (articles R. 2181-3 et R. 2181-4 du code de la commande publique), l’absence de mise en œuvre de la procédure de détection d’une offre anormalement basse (article L. 2152-6 du même code) et une erreur manifeste d’appréciation ayant conduit à une dénaturation de son offre technique. La solution retenue par le juge, qui n’est pas précisée dans l’extrait, consistera à statuer sur la demande d’annulation de la procédure et de reprise de l’analyse des offres.