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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l’exécution de trois certificats de non-opposition à déclaration préalable délivrés tacitement par le maire de Ventiseri pour la construction d’un abri de jardin, d’une ombrière et d’un garage sur la même parcelle. Saisi par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a retenu que le maire était en situation de compétence liée pour refuser les projets en raison d’un avis défavorable du préfet. Les constructions méconnaissaient les articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme, s’implantant dans un espace proche du rivage non urbanisé, sans justification liée à la configuration des lieux ou à une activité nécessitant la proximité immédiate de la mer.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l’exécution de trois certificats de non-opposition à déclaration préalable délivrés tacitement par le maire de Ventiseri pour la construction d’un abri de jardin, d’une ombrière et d’un garage sur une même parcelle. Saisi par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a retenu que le maire était en situation de compétence liée pour refuser les projets en raison d’un avis défavorable du préfet, en application de l’article L. 422-5 du code de l’urbanisme. Il a également estimé que les constructions méconnaissaient les articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme, ainsi que le PADDUC, en s’implantant dans un secteur non urbanisé et en espaces proches du rivage sans justification.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de Mme A..., cadre de santé, qui sollicitait la condamnation de la collectivité de Corse à l'indemniser pour le refus de lui accorder un congé de longue maladie ou de longue durée. Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, un syndrome anxiodépressif, ne présentait pas le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et le décret du 30 juillet 1987 pour ouvrir droit à ces congés. En l'absence d'illégalité fautive, la responsabilité de la collectivité n'a pas été engagée, et la demande d'expertise complémentaire a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B... épouse A... contestant le refus de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) de lui accorder une aide financière sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. La requérante sollicitait l’annulation de la décision du 3 mars 2023, motivée par le caractère tardif de sa demande, déposée après la date limite du 31 décembre 2022. Le tribunal a estimé que Mme B... n’apportait pas la preuve de l’envoi de sa demande avant cette échéance, l’avis de réception produit étant dépourvu de cachet postal ou de date de réception probante. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, faute pour la requérante d’établir le respect du délai prévu par le décret.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par l'association syndicale autorisée du canal de Ventavon Saint-Tropez d'une contestation de l'ordonnance de taxation des frais d'expertise rendue par le tribunal administratif de Marseille, fixant les honoraires de l'expert à 97 759,41 euros. La requérante soutenait que le rapport d'expertise était inexploitable en raison d'une erreur technique sur la hauteur d'eau de la retenue et que les honoraires étaient excessifs au regard du déroulement des opérations. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'expert avait fourni des calculs complémentaires démontrant la validité de ses conclusions pour une hauteur d'eau de 7,50 mètres et que le montant des honoraires n'était pas manifestement excessif. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la liquidation des frais d'expertise.
Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par Mme A... d'une demande d'exécution d'un jugement du 10 juin 2021 enjoignant à la rectrice de l'académie de Corse de la réintégrer juridiquement et de reconstituer sa carrière à compter du 8 mars 2016. Le tribunal a constaté que l'administration avait pris, en exécution de ce jugement et d'un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille, un arrêté de réintégration juridique le 16 décembre 2024, puis un arrêté de licenciement pour inaptitude le 15 janvier 2025. Ces mesures, notifiées à l'intéressée, constituent des actes d'exécution suffisants, quand bien même Mme A... en conteste le bien-fondé. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande d'injonction sous astreinte et les conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le refus implicite du maire de Cargèse de réaliser des travaux d'élargissement sur une voie communale, unique accès à la propriété des requérants. La juridiction rappelle le droit des riverains d'accéder librement à leur propriété, accessoire du droit de propriété, et constate que la largeur insuffisante de la voie (2,25 mètres au point le plus étroit) empêche le passage des véhicules de secours. Aucun motif tiré de la conservation du domaine public ou de la sécurité de la circulation ne justifiant ce refus, le tribunal enjoint à la commune de réaliser les travaux nécessaires dans un délai de trois mois, sans astreinte, et condamne celle-ci à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de Corse, qui demandait la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Sotta pour une maison individuelle. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 122-5 et L. 122-10 du code de l’urbanisme, car le terrain ne s’inscrivait pas dans un hameau existant et se situait dans un espace stratégique agricole du PADDUC. Le juge des référés a estimé qu’aucun de ces moyens n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, compte tenu notamment de la densité des constructions voisines et de la déclivité du terrain. La demande de suspension a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Résidence Hôtelière San Lucianu, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 122 283 euros au titre de l’exercice 2021. La société contestait l’application du règlement (UE) n° 651/2014 et de la notion d’investissement initial, arguant que ses travaux de rénovation constituaient un tel investissement. Le tribunal a jugé que les investissements réalisés ne répondaient pas à la définition d’investissement initial prévue par le règlement, car ils n’avaient pas pour objet la création, l’extension, la diversification ou un changement fondamental du processus de production. En conséquence, la requête a été rejetée, sans application des textes invoqués par la société.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Pirate Adventure Corsica, qui demandait l'annulation du refus du préfet de Corse-du-Sud de lui délivrer une autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime pour une base nautique motorisée dans la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. Le tribunal a considéré que le refus était fondé sur les interdictions prévues par le décret du 23 septembre 1999 portant création de la réserve, notamment celles relatives aux perturbations sonores et au dérangement des animaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A..., ancien militaire, contestant le refus de la ministre des armées de lui accorder une pension militaire d'invalidité pour des séquelles au pouce droit et aux cervicales. Le tribunal a rappelé que la décision de la commission de recours de l'invalidité du 9 novembre 2023 s'était substituée à la décision initiale, rendant irrecevables les moyens tirés de vices propres à cette dernière. Il a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision attaquée. Le tribunal a ensuite statué sur le fond du droit à pension en application de l'article L. 121-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé-exécution, a examiné la demande de l’association CCDH visant à obtenir l’exécution d’un jugement du 13 avril 2022. Ce jugement enjoignait au centre hospitalier de Castelluccio de communiquer les registres de contention et d’isolement des années 2018 et 2019, ainsi que les rapports annuels correspondants. Le tribunal a constaté que l’hôpital avait partiellement exécuté le jugement en fournissant le registre de 2018 et les rapports annuels, mais que le document transmis pour 2019, intitulé « indicateur qualité mensuel », ne constituait pas le registre détaillé requis par l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a donc enjoint au centre hospitalier de communiquer le registre de contention et d’isolement de l’année 2019, après occultation des identifiants des personnels de santé, dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la délibération n° 2022/262 du 25 novembre 2022 par laquelle le conseil municipal d’Ajaccio avait refusé de signer un bail emphytéotique au profit de la SAS Ferme Marine des Sanguinaires. Le tribunal a jugé que cette délibération retirait une décision créatrice de droits (la délibération du 20 janvier 2020 approuvant le bail) au-delà du délai légal de quatre mois prévu à l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration. Cette solution est fondée sur les articles L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 451-2 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme A..., agent territorial, contestant le refus du maire d'Ajaccio de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont elle a été victime le 8 décembre 2022 lors d'opérations électorales. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure au regard du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, et une erreur d'appréciation au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont donc été validées, et la commune d'Ajaccio a été dispensée de toute injonction ou condamnation financière.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d’une demande d’exécution du jugement n°2200039 du 19 octobre 2023, a constaté que le préfet de la Haute-Corse n’avait pas délivré à M. A... la carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » enjointe par ce jugement. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de l’État si le titre de séjour n’est pas délivré dans un délai d’un mois suivant la notification de la présente décision.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B... contre le refus du directeur du Conseil national des activités de sécurité (CNAPS) de lui renouveler une carte professionnelle d'agent de gardiennage. Le tribunal a constaté que la requête en référé suspension de M. B... avait été rejetée et que, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, il n'avait pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement d'office de la requête de M. B..., sans examiner le bien-fondé de ses moyens.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B..., technicienne à la direction départementale des territoires de la Corse-du-Sud, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) fixé à 550 euros pour 2023. La requérante soutenait que ce montant, correspondant à une manière de servir « satisfaisante », était en contradiction avec l’évaluation positive de son entretien professionnel de 2022. Le tribunal a jugé que le CIA doit être fixé en tenant compte du dernier entretien professionnel disponible, lequel ne peut porter que sur l’année N-1, et que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 2010-888 et n° 2014-513.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de trois certificats de non-opposition à déclaration préalable délivrés tacitement par le maire de Ventiseri pour la construction d'un abri de jardin, d'une ombrière et d'un garage sur une même parcelle. Saisi par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a retenu que le maire était en situation de compétence liée pour refuser les projets en raison d'un avis défavorable du préfet. Il a également estimé que les constructions méconnaissaient les articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme, en s'implantant dans un secteur non urbanisé et dans les espaces proches du rivage, sans justification liée à la configuration des lieux ou à une activité nécessitant la proximité immédiate.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Maquis et Mer, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 21 437 euros au titre de 2021. La juridiction a jugé que les travaux de rénovation réalisés par la société, qui n’augmentaient ni la capacité ni le nombre de personnes logées dans son hôtel, ne constituaient pas un « investissement initial » au sens du règlement UE n° 651/2014. Par conséquent, ils n’étaient pas éligibles au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, et la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Espace Elec, concurrente évincée, d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation ou à la résiliation d’un accord-cadre de fourniture de matériels électriques conclu entre la commune de Bastia et la société Yesss Electrique. La société requérante soutenait notamment que l’offre de l’attributaire était irrégulière et que la commune avait commis une erreur manifeste d’appréciation dans la notation de sa propre offre. En cours d’instance, la SAS Espace Elec s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par conséquent, le tribunal a pris acte de ce désistement, qui emporte extinction de l’instance, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur les moyens soulevés ou les fins de non-recevoir opposées.