Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bastia
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N° TA20-2600606(TA20-2600606)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le refus de sa candidature à un détachement dans la police nationale. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater ce désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
N° TA20-2600427(TA20-2600427)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise de dette de la CAF. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa requête insuffisamment motivée, n'a pas complété son argumentation dans le délai imparti. Le rejet est fondé sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant d'écarter les requêtes manifestement insuffisamment motivées.
N° TA20-2600565(TA20-2600565)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette un recours gracieux dirigé contre l'approbation d'un plan local d'urbanisme. Le juge estime que la requête, qui ne conteste pas la régularité de la délibération municipale, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables.
N° TA20-2600217(TA20-2600217)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du préfet de la Haute-Corse de son recours en excès de pouvoir. Le préfet demandait l'annulation d'un certificat de permis de construire tacite délivré par le maire de Solaro, mais s'est désisté après le retrait de l'arrêté attaqué. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour entériner ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA20-2600063(TA20-2600063)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de régularisation de traitement et réclamait des dommages-intérêts. La juridiction a estimé que la requête ne présentait aucun moyen opérant ou suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.
N° TA20-2600475(TA20-2600475)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Corse de sa demande de suspension d'un permis de construire tacite. Le préfet avait initialement saisi le juge sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales pour contester la légalité de ce permis. La procédure est close sans examen au fond, l'acte attaqué ayant été retiré.
N° TA20-2600497(TA20-2600497)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la SAS Polymat, mettant ainsi fin à la procédure. La requête initiale, fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, contestait la régularité de la procédure de passation d'un marché public. Suite à ce désistement, le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA20-2600442(TA20-2600442)
La SASU Antoniotti a saisi le Tribunal Administratif de Bastia d'un référé précontractuel pour contester son élimination d'une procédure de marché public de travaux, soutenant que l'irrégularité de son offre (une erreur dans le planning d'exécution) était régularisable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la correction de cette erreur aurait substantiellement modifié l'offre, ce qui justifiait son élimination par la Collectivité de Corse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à l'analyse des offres et au caractère substantiel des irrégularités.
N° TA20-2600482(TA20-2600482)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation de plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la compétence de l'autorité signataire, la forme des décisions ou leur motivation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité dans le cadre de la procédure d'urgence. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA20-2600633(TA20-2600633)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral de liquidation d'une astreinte pour constructions irrégulières. Le tribunal a estimé que la requête ne relevait **manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative**, car l'astreinte trouvait son fondement dans une décision antérieure du juge judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes pour incompétence manifeste.
N° TA20-2600487(TA20-2600487)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Corse n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour, notamment au regard des dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres mesures contestées, y compris le refus de délai de départ volontaire, étaient légalement justifiées. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur dans l'appréciation de l'insertion professionnelle et familiale n'ont pas été retenus.
N° TA20-2600448(TA20-2600448)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Monticello. Le préfet de la Haute-Corse invoquait une méconnaissance de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, estimant que le maire aurait dû surseoir à statuer en raison d'une révision du PLU. Le juge considère que le moyen soulevé ne crée pas un doute sérieux sur la légalité de l'acte, condition requise par l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales pour accorder la suspension. L'Etat est condamné à verser des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la commune et au bénéficiaire du permis.
N° TA20-2400824(TA20-2400824)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler des délibérations municipales et des arrêtés relatifs à la procédure de biens sans maître et à des cessions de parcelles par la commune de Campi. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer concernant les délibérations autorisant les cessions, celles-ci ayant été retirées par la commune. Sur le fond, il a rejeté la requête en annulation des autres actes, estimant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment au regard des articles L. 1123-1 du code général de la propriété des personnes publiques et 713 du code civil.
N° TA20-2500752(TA20-2500752)
Sujet principal : Recours en annulation de permis de construire et permis modificatif pour une maison individuelle, fondé sur la violation du droit de propriété et des règles d'urbanisme. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (1ère chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de M. B... A... en annulation. Il est jugé que le requérant, propriétaire indivis d'une parcelle concernée, dispose bien d'un intérêt à agir (article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme). Cependant, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance présumée de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme (droit de construire) et l'atteinte au droit de propriété, ne sont pas fondés en l'espèce. La demande de condamnation de la bénéficiaire du permis aux dépens est également rejetée.
N° TA20-2100544(TA20-2100544)
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de communication de documents administratifs relatifs à une enquête de l'IGPN. Le tribunal a jugé que la lettre de mission et la saisine de l'IGPN, sollicitées par le requérant, ne pouvaient pas lui être communiquées. Cette solution est fondée sur les dispositions de l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration, qui protègent la vie privée et les appréciations portant sur des personnes identifiables.
N° TA20-2600601(TA20-2600601)
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ministérielle rejetant la candidature du requérant à un détachement dans la police nationale. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, rupture d'égalité) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. L'ordonnance est rendue en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA20-2600445(TA20-2600445)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire d'Aleria. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, fondés sur une méconnaissance présumée des articles L. 121-8 et R. 425-31 du code de l'urbanisme, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
N° TA20-2400810(TA20-2400810)
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné un recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire de rétrogradation prononcée par le ministre de l'intérieur à l'encontre d'un fonctionnaire de police. Le tribunal a annulé la décision ministérielle au motif que la procédure disciplinaire était prescrite, les faits reprochés étant connus de l'administration bien avant l'engagement des poursuites. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 532-2 du code général de la fonction publique et de la loi du 20 avril 2016, qui instaurent un délai de prescription de trois ans.
N° TA20-2201400(TA20-2201400)
Sujet principal : Recours en annulation d'un blâme infligé à une fonctionnaire territoriale. Jurididiction : Tribunal Administratif de Bastia (magistrat statuant seul). Solution retenue : Le tribunal annule l'arrêté de blâme pour vice de procédure, constatant l'absence d'entretien préalable obligatoire. Textes appliqués : Article L. 532-5 du code général de la fonction publique et article 4 du décret n° 89-677 du 18 septembre 1989, qui imposent une procédure contradictoire incluant un entretien avant toute sanction disciplinaire.
N° TA20-2400769(TA20-2400769)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un agent contractuel contestant la régularité de ses contrats à durée déterminée successifs et sollicitant diverses indemnités. Le tribunal a jugé que les contrats, conclus pour faire face à un accroissement temporaire d'activité ou pour remplacer un agent absent, n'étaient pas entachés d'irrégularité et que le non-renouvellement était justifié. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 15 février 1988.